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"La violence policière n’a rien d’accidentel"

"La violence policière n’a rien d’accidentel"
De l’Ennemi intérieur à ce livre, on a l’impression que l’ordre policier a été un sujet fort de votre travail. Comment en êtes-vous arrivé à ce livre ? Je fabrique des outils pour démonter les mécanismes de la domination. Dans L’ennemi intérieur, j’avais étudié l’armée et son influence sur la société de contrôle, ce travail montrait comment les guerres coloniales ont fortement orienté la restructuration sécuritaire du capitalisme tout au long de la Ve République. La manière dont la police s’approprie des personnels, des savoirs et des pratiques, des techniques, des méthodes et des matériels formés par, pour et dans l’expérience coloniale et militaire – ce que Michel Foucault appelle les « effets de retour » – restait à approfondir. Il semblait nécessaire de faire le point sur les transformations de la police et de sa violence ces vingt dernières années. Comment avez-vous circonscrit votre travail d’investigation et d’action ? L’impérialisme c’est un concept assez fort.

http://www.lesinrocks.com//2012/12/11/actualite/rigouste-11330655/

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Livres, boutiques, vidéos... Enquête sur le business Alain Soral Robin D'Angelo et Mathieu Molard sont journalistes pour StreetPress. Dans une enquête fouillée à paraître en septembre, ils révèlent les dessous du florissant business d'Alain Soral... En voici des extraits.

(8) Le policier Damien S. a-t-il tué Amine en situation de légitime défense ? C’est un procès que le hasard du calendrier place au cœur de l’actualité. A partir de ce lundi, et jusqu’à vendredi, la cour d’assises de Bobigny (Seine-Saint-Denis) se penche sur la mort d’Amine Bentounsi, un délinquant de 28 ans abattu le 21 avril 2012 d’une balle dans le dos par Damien S., 36 ans, gardien de la paix au commissariat de Noisy-le-Sec. L’essentiel de cette audience très attendue se résume en une simple question : Damien S. a-t-il tué Amine Bentounsi en situation de légitime défense, comme il ne cesse de l’affirmer depuis les faits ? Ou bien a-t-il commis une bavure, aveuglé par la volonté de mettre fin à la fuite de celui dont il ignorait alors les antécédents, mais dont le casier judiciaire était fort garni ? A la lecture de l’ordonnance de mise en accusation, l’avis du juge d’instruction est sans appel : « Damien S. n’était pas en légitime défense au sens de la loi. Grenade factice

Pourquoi les pauvres fument-ils toujours autant Campagnes de prévention de plus en plus directes, forte augmentation du prix du paquet de cigarettes, élargissement continu des lieux où il est interdit de fumer : depuis une quarantaine d'années les pouvoirs publics ne lésinent pas sur les moyens engagés dans la lutte contre le tabagisme. Mais les résultats sont-ils au rendez-vous ? Un article récent étudiant la prévalence du tabagisme au sein de trois générations de fumeurs, montre que, si progrès il y a eu, ceux-ci n'ont pas concerné l'ensemble de la population, si bien que les inégalités sociales en la matière se sont aggravées. Au sein de la cohorte la plus ancienne étudiée (les personnes nées entre 1941 et 1955), le tabagisme est en effet, à peu de choses près, également réparti au sein de la population : « A 25 ans, 57 % des hommes non scolarisés ou diplômés de l'enseignement primaire étaient fumeurs alors qu'ils étaient 53 % chez les plus diplômés (trois années ou plus d'études supérieures, ndlr) ». Pour quelles raisons ?

Plus de 11 000 expulsions de Roms en 2015 LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard 2 015 aura été difficile pour les Roms de France. Commencée avec le refus d’inhumation dans le cimetière communal de Champlan (Essonne) de Francesca, morte le 1er janvier et âgée de deux mois, l’année s’est terminée par la blessure au Stade de France, le 13 novembre, de deux hommes et un adolescent de cette communauté, qui compte quelque 20 000 personnes dans l’Hexagone. Entre ces drames, 11 128 personnes ont été expulsées de 111 campements par la force publique.

"Avec le harcèlement de rue, la ville reste le domaine des hommes" Pourquoi, en tant qu’homme, vous êtes vous intéressé à la question de la femme dans la ville ? Yves Raibaud- Cette question m’a concerné très jeune car j’ai été victime d’un “frotteur frôleur” de métro à 12 ans, souvenir très humiliant que j’avais gardé pour moi, puis dragué et suivi plusieurs fois lorsque j’étais lycéen. Ensuite il m’est arrivé de faire peur à des femmes dans la rue, je m’apercevais qu’elles hâtaient le pas parce que je marchais derrière elles, ce qui m’avait fait adopter la conduite “changer de trottoir” préconisée par Hollaback. Mais c’est réellement ma fonction de chargé de mission égalité femmes-hommes à l’Université Bordeaux-Montaigne qui m’a mis devant l’ampleur et le caractère systématique du harcèlement de rue des étudiantes.

Seine-Saint-Denis: Un policier devant les assises, en plein débat sur la légitime défense JUSTICE Le procès d'un policier, jugé pour avoir tué en 2012 un braqueur en fuite, s'ouvre lundi devant les assises de Bobigny en plein débat sur l'opportunité d'assouplir la légitime défense… 20 Minutes avec AFP Publié le Mis à jour le Les faits remontent au 21 avril 2012. Ce soir-là, Amine Bentounsi, un braqueur en cavale, condamné à 22 ans de réclusion, est dénoncé par un appel anonyme au 17 comme se trouvant devant un bar à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis.

Expérience de Stanford Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L’expérience de Stanford (effet Lucifer) est une étude de psychologie expérimentale menée par Philip Zimbardo en 1971 sur les effets de la situation carcérale. Elle fut réalisée avec des étudiants qui jouaient des rôles de gardiens et de prisonniers. Juif agressé à Marseille : enquête pour tentative d'assassinat et apologie du terrorisme Une enquête pour «tentative d'assassinat à raison de la religion» et «apologie du terrorisme» a été ouverte par le parquet de Marseille après l'agression d'un enseignant juif par un adolescent armé d'une machette, lundi matin à Marseille. «Nous savons que c'est un acte clairement antisémite, un acte grave commis à quelques dizaines de mètres» d'une école juive, a déclaré de son côté le préfet de police des Bouches du-Rhône Laurent Nunez, devant la presse. Ce lundi matin, un mineur, vraisemblablement déséquilibré, a blessé légèrement avec une machette un homme qui portait une kippa à Marseille, en pleine rue, avant d'être interpellé par la police et de revendiquer un geste antisémite. Le jeune homme, né en 2000, a porté des coups à la victime devant la mairie du 9e arrondissement de Marseille, devant des témoins, et a laissé l'arme sur place, a précisé cette source.

Le capitalisme ne rend pas heureux Le capitalisme fait décidément des ravages. En Europe, la montée de la pauvreté et de l’insécurité économique ouvre les portes du pouvoir à des partis anti-libéraux et autoritaires, note Nouriel Roubini. Mais le capitalisme s’avère même incapable d’assurer le bien-être des populations, que ce soit du fait des mauvais tours que nous jouent les marchés (George Akerlof et Robert Shiller) ou de l’incapacité de l’argent à nous rendre heureux (Angus Deaton, Daniel Kahneman, et Jean Gadrey). Trois éléments qui montrent les difficultés d'intégration des enfants d'immigrés en France Par Marie-Violette Bernard Mis à jour le , publié le Près d'un tiers de la population française est issue de l'immigration, selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) et de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dévoilée vendredi 8 janvier. Les 22 chercheurs de cette équipe ont étudié les vies de "8 300 immigrés, issus de sept vagues d'entrées successives", et "les ont comparées à celles de 8 200 de leurs descendants et à des Français sans ascendance étrangère", rapporte Le Monde. Voici trois éléments à retenir de cette étude. Les fils d'immigrés réussissent moins bien à l'école

Le travail du sexe contre le travail Alors que dans les pays anglophones, le terme de « sexwork » est devenu tout à fait courant, on constate de grosses réticences à parler de « travail sexuel » chez les intellectuel-le-s et militant-e-s francophones. Que ce soit chez les prohibitionnistes pour qui la prostitution n’est ni un métier ni un travail mais une violence, une atteinte à la dignité des femmes – comme si le « travail » et la « violence » s’excluaient mutuellement – ou chez celles et ceux qui, à l’exemple de Lilian Mathieu, s’opposent à cette prohibition tout en conservent un certain « scepticisme devant la revendication d’une reconnaissance du “travail du sexe”» : ce refus de parler de travail du sexe semble symptomatique des difficultés que rencontrent notamment une partie de la gauche et des féministes à penser le travail des femmes. Si la thématique suscite certes un intérêt croissant, ces difficultés ne sont pas nouvelles.

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