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Philosophie et numérique

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Initiatives positives Numérique, actions citoyennes. Kiosque L'édition du soir Reader. L’univers numérique a-t-il changé votre manière de travailler ? J’ai vécu son avènement comme une délivrance inouïe de mon travail. Je suis né à Agen, dans le Lot-et-Garonne. Pendant des années, si j’avais besoin d’un renseignement, il fallait que je prenne le train pour aller à la Bibliothèque nationale, cela me durait huit jours, cela coûtait des fortunes.

Aujourd’hui, je tape sur mon clavier, j’ai le renseignement. Dans mon travail, c’est à peu près comme un maçon qui voit une grue alors qu’il faisait encore tout à la pelle. En quoi consiste le travaille d’un « Immortel » comme vous, élu il y a 25 ans membre de l’Académie française, institution fondée en 1635 par Richelieu ? Comme il y a un Conservatoire du littoral, l’Académie est la conservatrice de la langue française et nous faisons le dictionnaire depuis Richelieu. Vous inventez des mots ? Pas tout à fait, notre fonction, c’est plutôt d’écouter l’usage. Quels sont les mots qui évoluent le plus ? Tout va de plus en plus vite ? L’Être et l’Écran - un selfie philosophique. La dédicace d’emblée fait quand même craindre le pire en mentionnant « toutes les petites poucettes ».

Nous voilà donc dans l’idéologie des natifs du numérique… Mais commençons plus en avant la lecture de L’Être et l’Écran. Dans sa préface, Pierre Lévy replace le sujet en évoquant les mots d’ordre dominants actuellement, notamment le fait de parler sans cesse d’innovation. Mais sont aussi évoqués les big data et les digital humanities. Il reste néanmoins selon lui qu’il faut apprendre à discerner avant de créer, et probablement mieux saisir le fonctionnement des techniques et des algorithmes pour pouvoir ensuite aller de l’avant. La préface de Pierre Lévy est plutôt bien menée et promet donc, car on suppose que l’ouvrage tente de répondre à l’ambition évoquée plus haut… Une philosophie matérialiste L’introduction évoque d’emblée la question de la révolution numérique et tente d’examiner de quelle révolution il s’agit.

On sent que Vial apprécie beaucoup Steve Jobs. Un selfie philosophique. L’encyclique et le philosophe : attention danger, la disruption reste incomprise. Si « Laudato Si’ » du pape François porte sur l’environnement, c’est aussi la première fois qu’une lettre encyclique parle du numérique et d’Internet (47,102). Avec inquiétude. Notamment sur l’impuissance et la soumission actuelles des politiques. Une inquiétude partagée par le philosophe Bernard Stiegler, membre du Conseil National du Numérique, ardent défenseur des humanités numériques, qui – loin d’être lui-même un enfant de chœur-- a lancé, cette semaine au Collège des Bernardins, un cri d’alarme face à une Europe tétanisée, qui, en s’abstenant d’analyser la disruption, « joue en ce moment sa survie ». En résumé, nos dirigeants ne sont pas à la hauteur des enjeux. L’homme soumis, inéduqué Pope Francis's encyclical on climate change titled "Laudato Sii" during the official presentation of Pope Francis's encyclical on climate change titled "Laudato Sii" (Photo by Massimo Valicchia/NurPhoto) « Nous sommes en train de vivre une phase disruptive de l’humanité.

L’homme sidéré Disclosure : Informatique libre et territoires : une lecture philosophique des espaces numériques. - Le blog de l'association GOALL. Ce texte est placé par son auteur sous licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International. CC-BY-SA 4.0 Conférence de Véronique BONNET, le 1er décembre 2014 à Metz. Argumentaire de la conférence. Je remercie d’abord la puissance invitante, et, si j’ose dire, « suscitante » et inspirante : Monsieur le Sénateur Philippe LEROY, président de la CNIE (Communauté numérique interactive de l’Est), et ses différents adhérents institutionnels, dont le partenariat avec le Conseil Général de Moselle a généré des décisions fortes, opératoires. Dès 1999, donc très en amont de la systématisation et de l’intensification de l’usage de l’internet, l’aménagement numérique du département est entrepris.

Dès 2006, la fibre optique est privilégiée pour le réseau FTTH (Fibre To The Home), acheminant le très haut débit. Je vais vous parler des espaces numériques. Les flux de l’ informatique privatrice brouillent à la fois le « où suis-je ? Au dehors, le « où suis-je ? I. Le numérique est-il le conte de fées du XXIe siècle. S’il avait vécu en 2015, le petit chaperon rouge n’aurait jamais mis les pieds, pour de vrai, dans une forêt pour visiter sa grand-mère alitée. Il se serait connecté via Skype ou Viber pour prendre de ses nouvelles. Quant à faire passer la galette et le petit pot de beurre, quelques électrodes dans la bouche de mère-grand auraient suffi, selon le principe de la sucette numérique, les ‘’Digital Lollilop’’ développées par l’université de Singapour.

Pour autant, le trajet, fut-il virtuel, aurait-t-il été sans danger ? Non, car dans les sous-bois du numérique, de nombreux prédateurs guettent leurs proies. Prêts à leur faire avaler n’importe quoi, avant de les avaler eux-mêmes. Heureusement, comme beaucoup d’histoires, celle-ci se termine bien. On pourra trouver décalé, voire anachronique, de raconter une histoire du numérique en ayant recours à la dramaturgie ancienne des contes de fées. Le numérique est-il le conte de fées du XXIe siècle ? C'est notre sujet du jour Suivez-nous aussi sur. Michel Serres : «La question est de savoir qui sera le dépositaire de nos données»

INTERVIEW - Le philosophe français, membre de l'Académie française, a dressé en 2012 le portrait de Petite poucette, symbole d'une génération transformée par le numérique. Trois ans plus tard, Le Figaro a lui demandé de ses nouvelles. En 2012, Michel Serres a publié Petite poucette. Le philosophe français, membre de l'Académie française, y livrait une vision optimiste des transformations provoquées par le numérique. Son héroïne passe ses journées les pouces collés sur l'écran de son smartphone. Elle accède à une montagne de savoir sur Wikipedia. Dialogue sur Facebook.

Ce type de transformation, qui bouscule les civilisations, est rare. Trois ans après la parution de son livre, Le Figaro a souhaité prendre des nouvelles de Petite poucette et de ses amis. LE FIGARO. - Depuis que vous avez fait le portrait de la Petite poucette, le numérique n'a pas cessé d'évoluer. MICHEL SERRES. - Depuis la question posée par le sphinx à Œdipe, on sait que les vieillards peuvent marcher avec une canne. Philosophie et nouvelles technologies : une combinaison inédite mais nécessaire. Une approche philosophique de la ville numérique : méthodes numériques et géolocalisation | Marta Severo and Alberto Romele.

Philosophie, nous ne chercherons pas à interroger le statut d’une pensée « de la technologie de la communication et de l’information » [Brey & Søraker, 2009] appliquée à ces questions. Au contraire, nous avons l’intention de nous interroger philosophiquement sur la potentialité et les limites des « méthodes numériques » pour les sciences sociales dans la connaissance de la ville et de ses dynamiques. Dans ce paragraphe, nous avancerons ainsi en trois étapes. Premièrement, nous montrerons les implications philosophiques d’une connaissance de la réalité technologiquement médiatisée. Deuxièmement, après avoir dit quelque chose des méthodes numériques en général, nous appliquerons à ce domaine nos considérations philosophiques précédentes. A. Selon le philosophe américain Don Ihde [1990], le but d’une phénoménologie de la technique est de montrer les différentes relations technologiquement médiatisées entre le sujet et son environnement.

Monde. À la Une : Réflexions sur l'école numérique. Par Jeanne-Claire Fumet L'outil numérique n'est pas neutre. En redéfinissant l'espace et le temps éducatif, il bouleverse en profondeur les structures de l'enseignement scolaire. Pour Stéphane Vendé, professeur de philosophie au lycée Robert Schumann de Cholet et IA TICE auprès de l'Académie de Nantes, les enjeux de la mutation numérique de l'enseignement ne doivent pas être éludés. Dans une contribution de janvier 2015, publiée sur le site académique de Nantes Le gain vaut-il la perte ? , il appelle l'attention sur les implicites oubliés de cette révolution technique. La classe inversée, « simple » déplacement ?

Crispation conservatrice d'un nostalgique du tableau noir ? Une redéfinition de l'espace et du temps L'un des objectifs pragmatiques affirmés de la dématérialisation consiste à rendre le contenu du cours plus accessible à l'élève par une disponibilité permanente. Vie sociale publique et isolement individuel Des croyances illusoires que l'on n'interroge pas. La technique fabrique-t-elle le regard ? - Stéphane Vial est l'invité de Raphaël Enthoven | Philosophie. Education, numérique et culture des médias : réflexivité et idéologie - Un site pour la philosophie de l'éducation. Que pourrait une philosophie de la pratique éducative (pdpe) dans les débats scolaires en cours relatifs aux "nouvelles donnes" ? Source : La situation récente est marquée par une prise de conscience plus forte, nous dit-on, de l‘ampleur des changements liés à l’innovation industrielle.

Mais alors que nous étions sensibles, voilà quarante ans, aux espaces du sens, et aux assemblages discursifs véhiculés dans les médias, l’attention se porte aujourd’hui à nouveau massivement sur les capacités des outils, tandis que paradoxalement, cette attention s’exprime en termes de logos. C’est un des sens de la métonymie computationnelle du « numérique » qui désigne un ensemble d’objets et de dispositifs techniques déployés dans le quotidien. Dans ce contexte, fleurissent les commentaires du « discours scolaire », sur le mode habituel du flot de considérations. Cette sphère discursive ne paraît donc guère travaillée par l’exigence de réflexivité. Générations numériques : la vision d’un philosophe. Trois ans après la parution de « Petite Poucette », Michel Serres poursuit sa réflexion sur la société du numérique. L’ouvrage dans lequel il décrivait la vie de Poucette, allégorie d’une génération qui a grandi avec le numérique, ouvre de multiples sujets.

Quelles questions se pose-t-elle ? Trouvera-t-elle les réponses par les moyens traditionnels ? Qu’est-ce que le numérique change, pour elle et pour la société ? Comment les rapports de force s’équilibrent-ils ? L’auteur nous livre un nouvel état des lieux. En 2012, Michel Serres, philosophe et membre de l’Académie Française, partage sa vision de la troisième grande révolution que l’humanité connaît, après les inventions de l’écriture et de l’imprimerie. Ces nouvelles technologies changent la donne. Trois ans plus tard, la technologie est utilisée encore plus largement et donc de plus en plus présente dans notre vie quotidienne. La question principale, selon le philosophe, consiste à déterminer qui sera le dépositaire de nos données. Deux philosophes critiquent la révolution numérique.

Philosophie et numérique | Cultures numériques. Compte rendu de la journée d’étude du samedi 24 mai 2014 Florian Forestier Pourquoi la philosophie a-t-elle avec le numérique un rapport souvent plus violent que d’autres disciplines. Pourquoi, au lieu de l’intégrer comme un nouvel environnement, un nouvel enjeu, le nie-t-elle, ou y voit-elle une menace, une rupture historiale au sens de Heidegger, qui couperait littéralement en deux l’épopée de la pensée humaine ? Qu’y a-t-il dans le numérique, qui semble si étranger à la philosophie ? A quoi le numérique invite la philosophie ? Je vais proposer, assez banalement, que l’attitude des philosophes par rapport au numérique doit être mise en relation avec deux oppositions classiques à partir desquelles la philosophie, au sens occidental, comme cette forme ou discipline de pensée qui s’est développée en Grèce, s’est définie. 1) La première est celle du savoir et du savoir faire. 2) La seconde opposition, liée, est celle de la réalité et de l’image.

Il faut ici ajouter quelques remarques.