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Mouvements anti-torture

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La guerre d'Algérie - Histoire et géographie pour tous. La vérité historique doit triompher. Torture: «l'Express» en première ligne. Quarante-cinq ans après les premiers témoignages sur la torture, la guerre d¹Algérie a resurgi dans les mémoires.

Torture: «l'Express» en première ligne.

Pendant une semaine, «Libération» revisite cette histoire inconnue des plus jeunes. Demain, deuxième volet avec l¹affaire Audin. La torture dans la République, par Gérard Chaliand (Le Monde diplomatique, av... La torture pendant la guerre d'Algérie (1954-1962) Le rôle de l'armée françai... Par Marianne Arens et Françoise Thull L'armée française a systématiquement pratiqué l'assassinat et la torture sur ses adversaires.

La torture pendant la guerre d'Algérie (1954-1962) Le rôle de l'armée françai...

Un débat public à ce sujet est en cours en France depuis des mois. En novembre dernier, deux hauts responsables militaires français à la retraite ont révélé au quotidien Le Monde qu'ils avaient, torturé, maltraité et assassiné des membres du FLN (Front de libération nationale), le mouvement de libération algérien de l'époque, entre 1954 et 1962 lors de la guerre d'Algérie. Le général Jacques Massu, 92 ans, qui était en 1957 le chef des tristement célèbres "paras" (10e division de parachutistes) et son bras droit le général Paul Aussaresses, 82 ans, chargé des services de renseignement à Alger, ont confirmé que plus de 3 000 prisonniers qui avaient à l'époque été portés "disparus", avaient en réalité été exécutés.

Le fil rouge. Le « Secours populaire », courageusement, a dénoncé à cette époque toutes ces tortures dans une brochure intitulée  Algérie: dès 1955, François Mauriac dénonçait la torture dans L'Express. [Archives] Dans L'Express du 15 janvier 1955, François Mauriac aborde la question de la torture.

Algérie: dès 1955, François Mauriac dénonçait la torture dans L'Express

Il rapporte, sous la forme d'un dialogue, le témoignage d'un ami de Constantine. Celui-ci raconte "le baquet d'eau sale où la tête est maintenue jusqu'à l'étouffement", "le courant électrique sous les aisselles et entre les jambes", "l'eau souillée introduite par un tuyau dans la bouche". L'écrivain l'écoute. L'Express sera désormais à la pointe du combat contre la torture. Au nom d'une vision humaniste que partagent avec François Mauriac les grandes signatures du journal. Henri Alleg, dans «La Question»: «J’ai entendu hurler des hommes que l’on torturait, et leurs cris résonnent pour toujours» Henri Alleg est mort le 17 juillet.

Henri Alleg, dans «La Question»: «J’ai entendu hurler des hommes que l’on torturait, et leurs cris résonnent pour toujours»

L'affaire Audin, 1957-1978 par Pierre Vidal-Naquet. Le 11 juin 1957, Maurice Audin, mathématicien, assistant à la faculté des sciences d'Alger, était arrêté par les parachutistes du 1er RCP.

L'affaire Audin, 1957-1978 par Pierre Vidal-Naquet

Le 21 juin, selon ses gardiens, il se serait évadé. Nul ne l'a plus revu vivant. Un comité Audin se constitua à Paris et décida de faire une enquête. L'appel des douze à la condamnation de la torture durant la guerre d'Algérie. Des deux côtés de la Méditerranée, la mémoire française et la mémoire algérienne resteront hantées par les horreurs qui ont marqué la guerre d’Algérie tant que la vérité n’aura pas été dite et reconnue.

l'appel des douze à la condamnation de la torture durant la guerre d'Algérie.

Ce travail de mémoire appartient à chacun des deux peuples et aux communautés, de quelle qu’origine que ce soit, qui ont cruellement souffert de cette tragédie dont les autorités françaises portent la responsabilité essentielle en raison de leur obstination à refuser aux Algériens leur émancipation. Aujourd’hui, il est possible de promouvoir une démarche de vérité qui ne laisse rien dans l’ombre.

Henri Marrou : France, ma patrie. Je ne suis ni journaliste professionnel ni homme politique ; je témoigne ici en simple citoyen que sa conscience tourmente et qui constate n’être pas le seul à éprouver cette lourde gêne, cette inquiétude, cette angoisse. [...]

Henri Marrou : France, ma patrie

Il n’est pas nécessaire d’aller chercher bien loin des raisons de s’indigner ; laissons le passé et les occasions perdues ; le présent suffit bien à notre angoisse. Je ne prononcerai que trois mots, assez chargés de sens : camps de concentration, torture et répression collective. Je ne veux scandaliser personne et ne prononcerai pas à la légère les noms sacrés de Dachau et Buchenwald ; il me suffira, hélas ! 13 janvier 1955 : Claude Bourdet: « Votre Gestapo d'Algérie. » (Algérie)

Suivant: 13 janvier 1672 : monter: Janvier précédent: 13 janvier 1963: Assassinat Table des matières Index Le 6 décembre 1951, Claude Bourdet, ancien membre du Conseil National de la Résistance, publie dans L'Observateur (futur France Observateur) un article intitulé « Y a-t-il une Gestapo algérienne ?

13 janvier 1955 : Claude Bourdet: « Votre Gestapo d'Algérie. » (Algérie)

» . Il y dénonce les méthodes d'interrogatoire utilisées par la police française d'Algérie avec la complicité d'un certain nombre de magistrats. Cela se passait près de trois ans avant l'insurrection de la Toussaint 1954, après le trucage des élections par le gouverneur Naegelen et au moment où le combat mené par le Viêt-minh en Indochine commençait à inspirer de jeunes militants algériens. Dès l'apparition des premiers maquis, en 1954, la torture reprend de plus belle. Claude Bourdet donne quelques détails sur plusieurs de ces affaires : « Un cas significatif est celui de Adad Ali, conseiller municipal d'Alger.