Sommet européen : les banques jubilent, les peuples trinquent. Lors du dernier sommet européen, les dirigeants européens ont évoqué les prochaines étapes qui suivront l’adoption du Pacte budgétaire. Union budgétaire, union bancaire, pacte de croissance… Les grandes déclarations des chefs d’Etat qui annoncent « plus d’Europe », dissimulent mal des mesures qui prévoient « plus d’austérité », sans aucune garantie pour une véritable régulation bancaire. Le projet d’union bancaire était censé permettre, entre autres, une recapitalisation directe des banques en difficulté à l’échelle européenne, évitant ainsi un transfert des dettes du privé au public. Finalement, cette possibilité sera renvoyée à 2014, date annoncée de la mise en œuvre de l’union bancaire. Le système bancaire sera par ailleurs mis à contribution, certes, mais de manière très insuffisante ; et ce seront le MES ou la BCE (et finalement, les contribuables européens) qui assureront la majorité des sauvetages [1].
Frédéric Lemaire. Parlement européen - Ahurissante alliance de la droite, des sociaux-démocrates et des verts. Barroso plaide à nouveau pour un fédéralisme européen. Quand Jean-Claude Trichet, ex-Président de la BCE, « préside » un journaliste (avec vidéo) Le 1er novembre 2011, Mario Draghi a succédé à Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Seulement voilà : Mario Draghi a été, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs. D’après Marc Roche, journaliste et coauteur du documentaire dont il est question plus loin, « l’une de ses missions est [alors] de vendre le produit financier “swap” permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs » [1].
Qui peut douter qu’il y ait là un léger problème ? Or mardi soir 4 septembre 2012, sur Arte, était diffusé un (très bon) documentaire : « Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde ». Vers la 64e minute, on pouvait voir et entendre cet échange délicieux et édifiant : … Mais l’échange a été enregistré et diffusé. Henri Maler, grâce à la vigilance de Jacques-Olivier Teyssier et de Montpellier journal, site alternatif (sur abonnement) L’agrobusiness essaye de s’emparer du PAC-tole de la recherche européenne - Amis de la Terre des Landes. L’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC) après 2013 est débattu actuellement. La Commission propose un budget de 4,5 milliards d’euros pour la recherche agricole. Cette proposition est hautement stratégique : les projets de recherches qui sont classés prioritaires et financés aujourd’hui, auront certainement un impact décisif sur la façon dont l’agriculture sera pratiquée dans le futur.
C’est pour cela que la bataille que mènent les lobbies pour contrôler ces fonds est si importante : derrière ces projets, c’est la vision même de l’avenir de l’agriculture en Europe qui se joue. Résumé Les industriels qui profitent du modèle actuel d’agriculture industrielle veulent toujours la même chose : des projets de recherches visant à renforcer la productivité et leur compétitivité au niveau mondial, non seulement pour l’alimentation, mais aussi pour ce secteur qu’on appelle la « bio-économie » et qui utilise les plantes pour toute une série de produits allant des plastiques aux carburants.
Contre le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance. 1 Le positionnement sur le TSCG ne doit pas relever d’un choix tactique mais être un positionnement de fond Le résultat du vote sera structurant pour les années suivantes. Tout comme le positionnement sur le Traité de Maastricht a été complexe et difficile, celui sur le TSCG l’est aussi. Hormis les deux positionnements extrêmes, les eurosceptiques et les libéraux, le choix va se faire entre celles et ceux qui pensent que voter contre va aggraver la crise politique en Europe et celle et ceux qui pensent que ratifier le traité va amplifier la crise économique plutôt que la résolver.
Le positionnement ne peut se limiter à une crainte que la France soit dans une situation singulière vis-à- vis du reste de l’Europe. Deux pays sont déjà non signataires du TSCG, le Royaume-Uni et la République Tchèque. François Hollande avait promis de le renégocier mais il n’a pas réussi à le faire. 2 Tout traité doit être replacé dans son contexte historique 5 Un dilemme socio-économique impossible. W w w . k o k o p e l l i - s e m e n c e s . f r. W w w . k o k o p e l l i - s e m e n c e s . f r Avec les La Cour de Justice, par sa décision rendue aujourd’hui dans l’affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences. Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l’enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l’activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises.
(V. ses conclusions) Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger. L’expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l’objet de la plus grande suspicion.