Janv. / fev. 2012. Référendum sur la nouvelle constitution. Plus de 14,6 millions de Syriens âgés de plus de 18 ans sont appelés à se prononcer ce dimanche par référendum sur le projet de nouvelle constitution du pays, a annoncé la télévision nationale. Les 13.835 bureaux de vote ont ouvert à 7h00 (heure locale) et fermeront à 20h00. Les Syriens sont invités à s'exprimer sur le projet de nouvelle constitution en cochant l'une des deux cases, verte en cas d'approbation et grise en cas de refus. La nouvelle constitution mettra fin au monopole du parti Baas, au pouvoir depuis près de 50 ans, introduira le multipartisme et garantira la liberté et les droits des citoyens. Le texte du projet de nouvelle loi fondamentale définit la Syrie comme "un Etat démocratique". Les autorités syriennes espèrent que l'adoption de la nouvelle constitution permettra de faire sortir le pays de la crise politique qu'il traverse depuis près d'onze mois.
Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un mouvement de contestation du régime en place. A propos de la Syrie. Dans une conversation téléphonique entre le président russe et le roi saoudien, ce dernier a affirmé à son interlocuteur que tout dialogue sur la Syrie était « maintenant futile » (agence de presse saoudienne, 22 février 2012). Qu’est-ce à dire ? Que la seule voie possible est celle de l’intervention militaire ? Qu’il faut armer l’opposition ? Il semble bien que c’est dans cette direction que s’oriente la réunion des amis de la Syrie qui se tient vendredi 24 février à Tunis. Le soulèvement en Syrie, qui va bientôt entrer dans sa seconde année, pose des questions dramatiques auxquelles il n’existe pas de réponses simplistes — à moins de jouer la politique du pire.
Les causes de la révolte Ces trois facteurs ont permis une victoire rapide des mouvements en Tunisie et en Egypte, plus difficile au Yémen. Qu’en est-il de la Syrie ? Qui peut croire une seconde, en effet, que le régime saoudien cherche à instaurer la démocratie à Damas, lui qui ne reconnaît aucune assemblée élue ? Alain Gresh sauve l’honneur du Monde (diplomatique) Alain Gresh : une voix mesurée, objective - et donc isolée - dans l'exégèse de la crise syrienne Les écrits dérogeant à la « ligne éditoriale générale » sur la Syrie demeurant assez rares dans la presse française, nous nous précipitons sur l’assez long article que vient de publier sur son blog hébergé par le site du Monde diplomatique Alain Gresh : fils du professionnel de la révolution Henri Curiel, figure du tiers-mondisme pro-communiste assassiné en 1978, Gresh est rédacteur en chef du mensuel Le Monde diplomatique, s’intéresse aux questions arabes et a une certaine proximité avec Tariq Ramadan.
Bien sûr, Gresh ne défend pas le régime syrien – cas d’excommunication majeure dans l’intelligentsia française de l’an 2012 – et il met en doute la volonté réformatrice du président syrien, pointe son erreur d’appréciation de la situation, intérieure et internationale, au début du mouvement. Pour autant Alain Gresh dénonce le simplisme prévalant dans les articles éditoriaux de ses confrères. Fin de partie au Proche-Orient. Depuis onze mois, les puissances occidentales et du Golfe conduisent une entreprise de déstabilisation de la Syrie. Plusieurs milliers de mercenaires se sont infiltrés dans le pays. Recrutés par des officines de l’Arabie saoudite et du Qatar au sein des milieux extrémistes sunnites, ils sont venus renverser « l’usurpateur alaouite » Bachar el-Assad et imposer une dictature d’inspiration wahhabite.
Ils disposent du matériel militaire le plus sophistiqué, incluant des systèmes de vision nocturne, des centraux de communication, et des robots de combat urbain. Soutenus en sous main par les puissances de l’OTAN, ils ont en outre accès aux renseignements militaires indispensables, notamment des images satellites des déplacements des troupes syriennes, et des interceptions téléphoniques. Cette opération est présentée mensongèrement au public occidental comme une révolution politique écrasée dans le sang par une dictature sans pitié. Syrie : 5 questions à Thierry Meyssan 14-02-2012 Voltaire Network TV. Résolution du XIème sommet de l'ALBA-TCP sur la République Arabe Syrienne. Les chefs d’États et de gouvernements de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) réitèrent leur condamnation de la politique systématique d’ingérence et de déstabilisation contre notre sœur la République Arabe Syrienne, qui a pour but d’imposer par la force un changement de régime au peuple syrien.
Les États membres de l’ALBA condamnent les actes de violence armée que des groupes paramilitaires appuyés par des puissances étrangères ont lancés contre le peuple syrien, et formulent le vœu que la société syrienne retrouve le calme et la paix. Les pays de l’ALBA réitèrent leur appui à la politique de réforme nationale initiée par le Gouvernement du président Bashar Al Assad, qui cherche à trouver une solution politique à la crise actuelle, dans le respect de la souveraineté du peuple syrien et de l’intégrité territoriale de ce pays arabe frère.
Syrie: appels pressants pour une aide humanitaire, 68 civils tués - A la Une. Les appels se sont faits très pressants mardi, notamment du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), pour l'acheminement au plus vite d'une aide humanitaire en Syrie, où 68 civils ont été tués par les forces du régime. "La situation actuelle exige qu'une décision soit prise immédiatement pour qu'une pause humanitaire puisse être instaurée dans les combats", a déclaré Jakob Kellenberger, président du CICR, cité dans un communiqué. "A Homs et dans d'autres zones touchées, des familles entières sont bloquées chez elles depuis des journées, sans pouvoir sortir acheter du pain, d'autres vivres, de l'eau, ou accéder à des soins médicaux", a ajouté le président du CICR. Il a réclamé des autorités syriennes et des autres parties prenantes à la violence d'observer "des pauses quotidiennes d'au moins deux heures" afin de permettre l'acheminement rapide des secours humanitaires.
Au moins 68 civils ont encore péri dans des violences mardi. "Nous n'avons ni électricité, ni mazout. Une force syrienne libérée. Entretien cartes sur table avec l’un des responsables de l’Armée syrienne libre, Amar Ouawi. Il détaille les complicités opérationnelles des Russes et des Iraniens qui assistent le régime de Bachar al-Assad. Nous avons rencontré cet ancien membre des forces spéciales syriennes, il y a quelques jours, sur la frontière entre la Turquie et la Syrie.
Le capitaine Amar Abdallah Ouawi en février 2011, Syrie. Cc Hédi Aouidj pour Owni Plusieurs contacts avec les membres de l’Armée syrienne libre (Jaish al Hor en arabe) regroupés en Turquie nous ont permis de confirmer son rôle au sein du commandement du mouvement militaire. Qui êtes-vous ? Je suis le capitaine parachutiste Amar Abdallah Ouawi. Pourquoi avez-vous fait défection ? Parce que l’armée tuait les gens.
Comment avez-vous fait défection ? J’étais basé à Deraa, pas loin de la frontière israélienne, c’est là que doit être l’armée, pour protéger les frontières. Quelle est la situation militaire ? Les forces armées syriennes sont à bout. VIDÉOS. Syrie : manifestation sans précédent à Damas. Exposed: The Arab agenda in Syria. THE ROVING EYEExposed: The Arab agenda in SyriaBy Pepe Escobar Here's a crash course on the "democratic" machinations of the Arab League - rather the GCC League, as real power in this pan-Arab organization is wielded by two of the six Persian Gulf monarchies composing the Gulf Cooperation Council, also known as Gulf Counter-revolution Club; Qatar and the House of Saud.
Essentially, the GCC created an Arab League group to monitor what's going on in Syria. The Syrian National Council - based in North Atlantic Treaty Organization (NATO) member countries Turkey and France - enthusiastically supported it. It's telling that Syria's neighbor Lebanon did not. When the over 160 monitors, after one month of enquiries, issued their report ... surprise! Indiscriminately, and unilaterally, killing its own people, and so regime change is in order. Until it was leaked. The report is adamant. Once again, the official NATOGCC version of Syria is of a popular uprising smashed by bullets and tanks. Syrie : Razan Ghazzawi à nouveau arrêtée. Ce billet fait partie de notre dossier spécial sur les manifestations en Syrie.
Les forces de sécurité syriennes ont à nouveau arrêté la blogueuse et militante syrienne Razan Ghazzawi jeudi 16 février, durant un raid mené sur les bureaux du Centre syrien pour la liberté d'expression à Damas, où elle est employée. Razan Ghazzawi a été arrêtée avec treize de ses collègues, dont le directeur du centre, Monsieur Mazen Darwish. C'est la seconde fois que Razan Ghazzawi est arrêtée par les autorités syriennes. Elle avait été arrêtée en décembre 2011 à la frontière syrienne-jordanienne, alors qu'elle se rendait à une conférence à Aman.
Son arrestation avait provoqué une grande mobilisation pour demander sa libération. Razan Ghazzawi est syrienne, née aux Etats-Unis, elle a contribué à Global Voices Online et à Global Voices Advocacy. L'une des affiches de la campagne Free Razan partagée sur Internet quand Razan Ghazzawi avait été arrêtée en décembre 2011 Le journaliste Ahmed Shihab-Eldin :
Syriens aux frontières de l’info. À 30 km de la frontière syrienne, rencontre avec des Syriens qui vivent l'ordinateur et l'arme au pied. Ils sont attablés à la terrasse d’un café à Antakya, l’antique Antioche. Ils fument des chichas, le nez plongé dans leur iPad et autres ordinateurs. Bienvenu dans le cercle des activistes de la révolution syrienne en Turquie. Ces Syriens sont de toutes les origines régionales et confessionnelles. Et ils se battent aussi sur la toile. Même addiction pour les plus pauvres d’entre eux qui sont dans les camps à la frontière syrienne. Tel Houssam trente-deux ans, aujourd’hui journaliste et autrefois professeur d’arabe quand Damas était le centre des arabisants occidentaux de tout poil. Cela fait six mois que je ne dors pas, je suis tout le temps devant mon Mac. Il est désormais à Antakya, au plus près de la Syrie, qu’il rêve tous les jours de rejoindre.
Le petit Ayman va à l’école en Turquie, il est parti de Damas avec ses parents lorsque son oncle a fait défection.