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2O12

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La Hongrie en marche arriere

Hongrie: sur la route des Roms, milices et extrême droite. Dans le village de Gyöngyöspata, dirigé par un maire du parti d'extrême droite Jobbik, la minorité Rom vit dans la peur.

Hongrie: sur la route des Roms, milices et extrême droite

Au printemps 2011, les milices d'extrême droite rôdaient dans le village. Elles apparaissent toujours, mais plus discrètement.Reportage. « Tu peux me prendre en photo ? Tu me trouves assez belle ? » Dans un long couloir sombre, Elvira se recoiffe devant un miroir à pied, puis prend la pose, en riant. ©Anaëlle Verzaux Avec les Hongrois non Rom sur les hauteurs, et les Roms dans un vallon, situé en zone inondable. Janos Farkas, trente ans, le vajda (chef) des Roms de Gyöngyöspata, nous invite à entrer dans sa chambre garnie d'animaux en peluche, le seul endroit au calme de la maison. Janos Farkas fait figure d'exception, le seul de sa communauté à avoir eu le baccalauréat. « J'aimerai être web designer et si possible, faire des études supérieures.

Descente de milices et maire d'extrême droite Jumelage irano-hongrois Son visage de poupin joufflu tranche avec ses idées. La nouvelle Constitution hongroise, aux accents nationalistes, entre en vigueur. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté lundi 2 janvier à Budapest contre la nouvelle Constitution hongroise, jugeant qu'elle porte atteinte à la démocratie, tandis que le gouvernement célébrait l'entrée en vigueur de celle-ci lors d'une cérémonie dans la capitale.

La nouvelle Constitution hongroise, aux accents nationalistes, entre en vigueur

Les organisateurs de la manifestation, intitulée "Il y aura de nouveau une république", ont indiqué que près de 100 000 personnes se sont rassemblées en fin d'après-midi sur l'une des principales artères de la capitale. Le parti socialiste MSZP, le parti écologiste de gauche LMP et le nouveau parti DK de l'ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany ont participé au rassemblement.

Les manifestants ont crié des slogans contre le gouvernement du premier ministre, Viktor Orban, et brandissaient des pancartes indiquant "Assez ! ", "Dictature d'Orban", "Orbanistan". La nouvelle Constitution – aux accents très nationalistes – est entrée en vigueur dimanche. M. Hongrie : des députés enchaînés, l'ancien Premier ministre interpelé. Hongrie : le Parlement adopte une nouvelle loi électorale très contestée. Le Premier ministre conservateur hongrois, Viktor Orban, a fait adopter, vendredi, au Parlement une nouvelle loi électorale, qui prévoit moins de députés et une élection à un seul tour, un mode de scrutin fait sur mesure pour son parti, le Fidesz, selon l'opposition.

Hongrie : le Parlement adopte une nouvelle loi électorale très contestée

La loi est passée avec 260 voix pour et 38 contre, par conséquent avec plus des deux tiers des députés et elle ne pourra être modifiée ultérieurement qu'avec une majorité des deux tiers aussi. La nouvelle loi envisage un Parlement plus réduit, avec seulement 199 députés (106 mandats individuels et 93 provenant d'une liste), contre 386 actuellement. Ce nouveau projet complique la tâche des petits partis politiques, qui ne pourront plus négocier désistements et coalitions en vue du deuxième tour. Les petits partis sont également handicapés par la hausse de 750 à 1 000 du nombre des signatures de soutien que chaque candidat potentiel doit réunir pour pouvoir se présenter.