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PC Inpact Edito. Le milieu du journalisme est bien difficile. D'un côté, les revenus publicitaires sont loin d'atteindre des niveaux strastophériques en ce moment, de l'autre, les lecteurs ont de moins en moins envie de payer pour des informations qu'ils estiment pouvoir obtenir gratuitement ailleurs. En somme, c'est la crise, et ces dernières années en France, quand un secteur souffre, sa vache à lait libératrice est toute trouvée : Internet. Cette semaine, les principaux évènements sur PCINpact ont été le lancement de l'iPhone 5, le premier Hadopisé condamné, l'ouverture de l'IDF ou encore nos actualités internes (futurs concours et recrutement d'un développeur). Mais cette semaine a aussi été marquée par les réactions des industriels et de Google suite à la publication la semaine dernière d'un projet de certains journaux français visant notamment à taxer les liens des moteurs de recherches et des agrégateurs d'actualités, à l'instar de l'Allemagne.

Le modèle classique : vous le connaissez tous. PC Inpact la taxe sur les clics. Petit à petit, le principe de la taxe sur les liens fait son chemin. L’idée ? Taxer en France les moteurs et agrégateurs pour financer la Culture. Selon les derniers éléments, toutefois, on s’oriente désormais, non vers un nouveau droit voisin, mais une taxe sur le clic. Cette transformation se constate dans les derniers propos de la ministre de la Culture. « Les menaces sur la presse écrite pénalisent tout le monde.

Il faut y remédier, notamment parce que certains sites, des moteurs de recherches issus d'acteurs économiques qui ne sont pas localisés en France et pas fiscalisés en France utilisent, énormément, de matière première issue de la presse numérique » a expliqué la ministre de la Culture dans une interview Aqui.fr-Rue89. Nouveau droit voisin, nouvelle rémunération L’idée de faire payer les agrégateurs et les moteurs a été poussée en France par le syndicat de la presse nationale (SPQN).

Une rémunération selon le nombre de clics... ...Qui devient une taxe sur le clic Pourquoi ? PC Inpact une claque sur les TIC. Le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne voit d’un très mauvais œil l’idée défendue par le syndicat de la presse nationale : une subvention déguisée via une rémunération sur l'indexation des contenus. Dans un communiqué publié voilà peu, le Spiil fustigeait cette mesure par un oui/non : « Oui, Google devrait être imposé en France pour les activités commerciales qu’il y mène.

Il est totalement anormal que Google, qui réalise 1,2 milliard € de chiffre d’affaires dans l’hexagone, n’en déclare que 150 millions, et ne paie que 5 millions € d'impôts. Non, Google et les autres moteurs de recherche ne doivent pas être taxés pour que les montants collectés soient reversés aux éditeurs de presse, à la manière d’une subvention déguisée. » Accentuer le monopole de Google et la dépendance des acteurs « Pour être visibles sur la toile, les éditeurs de presse sont largement dépendants du référencement de leurs informations par Google. Taxe sur le clic, la carotte du SEO. Geektionnerd. Rating: 4.8/ (33 votes cast) Article pour le Framablog . Et c’est officiel, Le Monde nous apprend que le même genre de projet pourrait arriver en France.

Yoopy ! Taxe Google , 4.8 out of 5 based on 33 ratings Si cet article vous a plu, vous devriez aussi lire : Autheuil. Aurélie Filippetti vient de donner une interview sur la presse numérique. C'est toujours aussi affligeant de vide ! On a un enfilage de poncifs et de lieux communs sur le travail de journaliste, avec des erreurs d'analyses pitoyables. Non, madame la Ministre, le "Data-journalisme", cela ne se résume pas à l'exploitation des seules données publiques. C'est l'exploitation statistique de données, d'où qu'elles viennent.

Premier sujet, faire payer Google. Deuxième sujet, les aides publiques à la presse. Troisième sujet, clairement posé par les journalistes : faut-il un véritable "freedom of information act" pour remplacer la minable loi sur la protection des sources des journalistes, qui ne protège rien ? Le summum de l'hypocrisie et du non-dit est atteint dans le dernier paragraphe. Et pourtant, tout a été dit ou presque, sur la crise de la presse, sur les raisons qui amènent à cette chute.

Niko[pik] Je comprends mieux pourquoi certains « journalistes » du Nouvel Observateur (voir ici et là) ont élevé la voix ces derniers temps pour défendre la vision d’un Internet contrôlé et surveillé par Hadopi. En effet, la co-présidente du directoire du Nouvel Observateur est aussi à la tête de l’association de la presse d’information politique et générale (IPG, créée en mai 2012), et cette dernière a transmis au gouvernement une proposition de loi visant à taxer les sites et moteurs de recherche ayant des liens pointant vers des articles de presse, et aussi de punir les pirates de contenus de la même façon que ceux du monde de la musique ou du cinéma.

Un texte explosif dévoilé par Télérama, qui ne manque pas de faire lever d’incrédulité quelques sourcils tant les demandes de la presse française peuvent paraître incongrues et bien trop ambitieuses… Même pas, juste la publication d’un lien vers un article pourra suffire pour être taxé de pirate et risquer une forte amende. Source et Image. Contrepoints. Quand on a un petit passage à vide, on prend des vitamines. Quand c’est un gros, on se remet en question. Et quand c’est un très gros et qu’on ne veut pas se remettre en question, on va cogner le voisin pour se défouler parce que lui, il réussit. C’est exactement comme ça que les éditeurs de presse ont décidé de résoudre leur actuel problème de perte de crédibilité. Que voulez-vous, en France, si on n’a ni pétrole ni idées, on a en revanche des cadors du protectionnisme et de la taxe vexatoire. Et la rage cleptomane des collectivistes (ici, ceux de la presse) est d’autant plus attisée que le gouvernement maintenant en place est ouvertement favorable à la distribution prodigue de coups de bâtons fiscaux et d’argent des autres.

Il est inadmissible que Google utilise nos articles gratuitement pour ponctionner le marché publicitaire français sans rémunérer les créateurs de contenus ! Car non, messieurs, vous ne vendez pas de l’information. —-Sur le web. Numerama: le beurre, et l'argent du beurre. Il faut espérer que ça n'est qu'une très mauvaise blague, certes très drôle.

Ou la France se rendra profondément ridicule aux yeux du monde entier, avec un raisonnement qui renvoie aux tous débuts de la démocratisation du net, où l'on se demandait s'il fallait interdire les liens vers les pages web (si si, certains y ont pensé). Nous savions déjà que la presse faisait pression sur le nouveau gouvernement pour bénéficier d'une taxe sur les liens hypertextes, lorsque ces liens agrégés par les moteurs de recherche ou les services de revues de presse conduisent aux articles des journaux. Nous avions été désagréablement surpris d'apprendre qu'Aurélie Filippetti accordait une oreille attentive à cette idée sordide, en estimant qu'il "serait normal que ces moteurs de recherche contribuent à financer la vraie valeur ajoutée produite par les journaux".

Comme si l'on taxait la RATP pour financer la valeur ajoutée produite par les lieux touristiques qu'elle dessert. Mais voilà le pompon ! Numerama : c'est mal ? non, c'est pire. Top-Logiciel. Spiil. Le Spiil détient un siége de suppléant à la Commission paritatire des publications et agences de presse (CPPAPT), qui délivre les reconnnaissances pour la presse numérique comme pour la presse papier. Le Spiil y défend en particulier une conception large du principe de presse d'information Politique et Générale. Transparence des aides Le Spiil considère qu'une aide de l'Etat à un secteur indispensable à une démocratie fonctionnelle peut se justifier, sous réserve d'un contrôle démocratique de l'octroi de ces aides, et donc d'une trés grande transparence. Le Spiil défend cette position au Comité d'Orientation du fonds SPEL, où il détient un siège.

Annonces légales Depuis un décret de 1955, les annonces légales sont réservés aux titres papier payants. SPIIL le journalisme de qualité. [Mise à jour du 10/09/2012 - Mme Filippetti a depuis corrigé sa pensée dans un entretien au Monde : "Quand je parlais de contenus non éditorialisés, je voulais parler de certaines plateformes qui se contentent de lister des dépêches AFP, explique-t-elle au Monde, mardi 4 septembre. Avec en plus des problèmes d'utilisation plus ou moins légale des ressources de l'AFP. Ce sont ces plateformes que j'évoquais. " Le SPIIL se félicite de ces précisions utiles, et renouvelle sa convergence de vue avec Mme la Ministre sur le besoin d'un renforcement de la qualité éditoriale de la presse. ] [Communiqué du 30/08/2012] Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication, a déclaré, dans une interview au magazine Polka : "Si la presse abandonne la qualité, il n’y aura plus de différence entre les journaux, les magazines payants et la presse gratuite, notamment sur le Net où rien n’est éditorialisé.

Mediapart.