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Le bonheur en économie. Néanmoins, si les premiers économistes se sont appuyés sur l’utilitarisme pour justifier le système de pensée qui était le leur, l’évolution de l’économie et en particulier l’avènement de la théorie standard et de l’économie du bien-être a conduit à la fois à mettre au centre de la réflexion la question de l’utilité et du bien-être collectif mais aussi, et paradoxalement, à écarter la question du bonheur dans toute sa complexité.

Le bonheur en économie

Plus précisément, la science économique a, jusque récemment, considérablement restreint le champ d’analyse du bonheur en se référant au bien-être et à l’utilité. En effet, si l’économie du bien-être est un courant de recherche né avec l’ouvrage d’Arthur Cecil Pigou The Economics of Welfare (1920), c’est un pan de l’économie qui vise avant tout à déterminer les moyens et les critères permettant de juger et de comparer des situations, et ce dans le but de les évaluer et d’aider à la décision publique. Le mondial du bonheur : et à la fin, c’est toujours le Danemark qui gagne !

La tradition philosophique qui fait du bonheur un sujet majeur de réflexions sur la condition humaine est fort respectable.

Le mondial du bonheur : et à la fin, c’est toujours le Danemark qui gagne !

Mais la façon dont le bonheur est en passe de devenir une nouvelle pensée unique globalisée, réduite à des statistiques commentées (souvent par des économistes, ce qui n’arrange rien), sur la base d’un quasi-monopole de l’Institut Gallup dans la production des données mondiales, m’énerve de plus en plus. Cette mode planétaire ne date que de quelques années. La « commission Stiglitz » (2008-2009) m’a fourni un lieu d’observation en direct du lobbying ultra minoritaire mais très efficace de ceux de ses membres qui étaient les « spécialistes incontestés » du bonheur statistique. Ils n’étaient que deux sur les 25 membres (34 avec les rapporteurs) : Daniel Kahnemann (prix « Nobel » 2002) et Alan Krueger, son jeune et dynamique disciple à Princeton. Le bonheur au travail est-il possible ? – les experts RH by GERESO.

Bonjour Jean-François, l’idée d’être heureux motive sans doute chacun de nous.

Le bonheur au travail est-il possible ? – les experts RH by GERESO

Comment en êtes-vous arrivé à la placer au cœur de votre métier ? Bonjour, l’histoire a commencé dès mon enfance. Je suis né dans une famille très joyeuse avec le sentiment d’être le vilain petit canard car tout me semblait plus compliqué pour moi que pour mes frères et sœurs ou mes parents. La conception du bonheur dans les cultures d'ailleurs. Le bonheur, dans la pensée occidentale, est l’aboutissement d’une démarche et d’une construction aboutissant à un état durable de plénitude et de satisfaction ou encore, une jouissance d’une situation.

La conception du bonheur dans les cultures d'ailleurs

Il est à la confluence de plusieurs registres, le sensible, le social, les affects. Pour l’Occident, les représentations socialement et historiquement construites du bonheur s’articulent à l’individualisme : il est un état émotionnel momentané ou durable de l’individu et moins du collectif ; c’est une notion subjective et en même temps normative. Le bonheur, tributaire de la société.

Le bonheur, concept compliqué et riche en définition.

Le bonheur, tributaire de la société.

Parfois l’assouvissement de tout les désirs et d’autres fois la réalisation de tout ce qui est « bien ». Dans chacune de ses définitions pourtant revient un élément qui est lui aussi omniprésent dans chacune de nos existences. La société. En effet, c’est elle qui détermine ce qui est « bien » ou « mal » pour chaque membre dont elle est constituée. Travail : du bonheur à l'enfer (dossier) Aimer son travail est considéré aujourd’hui comme un facteur majeur de la réalisation de soi ; plus personne ne veut perdre sa vie à la gagner.

Travail : du bonheur à l'enfer (dossier)

L’engagement est d’ailleurs facteur d’efficacité : comment être efficace si l’on n’est pas engagé, passionné, motivé pour ce que l’on fait ? Mais quelles sont les composantes de cet engagement ou désengagement face au travail ? Le bonheur existe-t-il. Qu'est-ce que le bonheur, qu'entend-on par être heureux, nager dans le bonheur ?

Le bonheur existe-t-il

Il y a déjà le plaisir, la joie, la satisfaction, alors le bonheur de quelle façon est-il autre, de quelle façon se singularise-t-il, comment savoir que nous sommes heureux ? Etre heureux, ne serait-ce pas seulement ... ne pas être malheureux ? Autant de questions que nous sommes en droit de nous poser, tant il est vrai que l'on parle beaucoup du bonheur sans très bien savoir le définir, sans savoir si nous l'avons jamais éprouvé, s'il est chimère ou réalité ? Le bonheur, une idée pas si neuve. Auparavant, on ne se disait pas que le but de la vie était le bonheur, on évoquait plutôt le devoir, la grandeur, la religion, la vérité ou la justice…Aujourd'hui, et alors que nous avons célébré le 20 mars la journée internationale du bonheur lancée par l'ONU, le bonheur est devenu à la fois une norme, une morale et même un devoir.

Le bonheur, une idée pas si neuve

Plus que jamais nous nous devons d'être heureux. "Registre intimiste" Si les propos sur le bonheur ne datent pas d'hier, et remontent même jusqu'à plus de 2000 ans, il n'a jamais autant été médiatisé et autant influent. L'historien et sociologue qui publie "Histoire du bonheur en France depuis 1945" aux Editions Robert Laffont a étudié cette conversion au cours d'un travail minutieux à travers les publications, le cinéma, les journaux intimes, les sondages.