Traitement des déchets et santé environnementale : la science, un facteur d’acceptabilité locale ? L’exemple de l’incinérateur à Fos-sur-Mer. A force de trop recycler, la Suède doit importer des déchets. La Suède manque d'ordures au point de devoir en importer depuis ses voisins.
L'information a de quoi surprendre alors que la limitation des déchets s'avère depuis de nombreuses années un enjeu dans les pays industrialisés. C'est pourtant ce qu'a annoncé Catarina Ostlund, conseillère principale de l'Agence suédoise de protection de l'environnement, au groupe de radio américain Public radio international, dans un article repéré par Terra Eco. L'origine de cette histoire, c'est le grand succès du recyclage suédois.
Les poubelles de Bogota produisent de l’énergie durable. À Bogota, les ordures ménagères génèrent une énergie durable. Plus de 800 tonnes de (GES) sont ainsi récupérées tous les ans dans la décharge Doña Juana. Grâce à plus de 4 000 mètres de tuyaux en tous genres, le gaz et le liquide engendrés par l’accumulation quotidienne de 6 500 tonnes de déchets ménagers courent jusqu’à une centrale électrique qui récupère les émissions pour s’alimenter et à un centre de traitement des eaux. Ledit centre traite les lixiviats (les liquides résiduels qui proviennent de la percolation de l’eau) par le biais d’un matériau avant que ceux-ci ne soient déversés dans la rivière Bogota. Les 12 000 mètres cubes de gaz polluants émis par les ordures sont composés pour moitié de méthane (CH4), un gaz à l’effet de serre une vingtaine de fois plus puissant que le dioxyde de carbone (CO 2 ) qui produit ensuite une énergie destinée à la cuisson de briques pour les travaux dans la ville.