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L'euthanasie n'est pas la solution au mal-mourir. La fin de vie est aujourd'hui en France un problème culturel qui concerne aussi bien les soignants que les soignés.

L'euthanasie n'est pas la solution au mal-mourir

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Louis Puybasset, et Claude Evin, ancien ministre des affaires sociales et de la santé Aujourd'hui, on décède de plus en plus rarement sans qu'une intervention médicale n'interfère avec la mort dans les mois ou les jours qui la précèdent. Ce sont les conséquences d'une médecine qui est de plus en plus efficace à guérir ou à stabiliser les maladies. De fait, la mort et la médecine ont de plus en plus maille à partir et c'est un phénomène qui n'ira qu'en augmentant. Il n'est donc pas surprenant qu'on s'interroge aujourd'hui de nouveau à l'occasion de la campagne présidentielle sur la place de la médecine face à la mort et sur l'opportunité de légaliser l'euthanasie. Pourtant, cette question a été largement débattue en commission parlementaire pendant des mois, en 2004 puis en 2008.

Nommons les choses par leur nom. Mes 14 bonnes raisons de dire non à l’euthanasie. Et voici notre bonne Toussaint, désormais flanquée d’Halloween et de la prétendue « journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité ».

Mes 14 bonnes raisons de dire non à l’euthanasie

Et voilà le marronnier, particulièrement de saison : l’euthanasie, et son sondage mortifère. Oublions la belle promesse de la Toussaint, nous ne débattrons plus désormais ces jours-ci que du nouvel élargissement de l’euthanasie. En ce 2 novembre, jour des morts, on peut désormais se souvenir qu’ils auraient tout de même pu partir plus tôt. Avec une petite aide de notre part… Cette année, l’information se répand : 94% des Français sont favorables à l’euthanasie et l’ADMD – c’est un autre marronnier – « réclame un débat ».

Voilà mes quatorze bonnes raisons de m’opposer à l’euthanasie. Une société ne rompt pas avec l’interdit de donner la mort sans conséquences. On ne doit pas se résoudre à l’impuissance. P style= »text-align: center; »>* * * crédit photo : Adrián Afonso. Quelle est la position de l’Eglise sur l’euthanasie ? - Euthanasie. L’Eglise refuse qu’on limite la valeur de la vie de quelqu’un à sa possibilité de vivre sans souffrance.

Quelle est la position de l’Eglise sur l’euthanasie ? - Euthanasie

On touche à nouveau à l’essence de la vie : l’homme n’a pas le droit de détruire ce qu’il n’est pas capable de créer (une vie humaine). Elle encourage par contre les soins palliatifs, qui consistent à accompagner le malade en diminuant au maximum ses souffrances, soins qui justement évitent l’acharnement thérapeutique. Une personne vraiment entourée d’amour ne demande pour ainsi dire jamais l’euthanasie. Il s’agit plus d’un appel au secours que d’une demande réelle (comme les suicides ratés des adolescents). Y accéder consiste à supprimer le symptôme plutôt que le mal. Certains grands handicapés ont communiqué aux autres un fantastique dynamisme de vie (comme Jacques Lebret, sans yeux et sans mains, qui a témoigné de sa joie de vivre dans bien des écoles).

Ici encore, l’Eglise protège la vie à sa fin comme à son début. Pour aller plus loin : Extrait de « Evangelium Vitae » Les arguments pour ou contre l'euthanasie - Litterama (l'histoire littéraire des femmes)