Cloud computing : la règlementation européenne doit vite évoluer, selon le CERN. Le CERN s'impatiente face à la révision de la directive européenne sur la protection des données, condition nécessaire au développement de projets de Cloud computing en Europe. Bruxelles estime qu'il faudra encore deux ans minimum pour voir appliquer le nouveau texte. En attendant, le centre de recherche poursuit son projet de cloud, mais il risque d'être bientôt limité.
"La règlementation européenne actuelle n'est pas adaptée au Cloud computing et risque de freiner nos projets dans ce domaine, explique à l'Usine Nouvelle Bob Jones, un des responsables du département IT du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire). Nous attendons avec impatience la révision de la directive sur la protection des données qui doit enfin prendre en compte les besoins de l'informatique dans les nuages. " Sauf qu'il faudra encore attendre deux ans, voir deux ans et demi, déplore le responsable. Une règlementation "d'une autre époque" Le projet Helix Nebula se poursuit. Le Cloud computing nest pas une zone de non droit. Offre de services innovante, le Cloud computing instaure une nouvelle relation entre le prestataire et le client, en modifiant le modèle de la fourniture de services informatiques. Le Cloud computing s’inscrit néanmoins dans un cadre juridique offrant un certain nombre de garanties.
Le Cloud computing est-il une révolution ? Il s'agit davantage d'une offre de services innovante qui repose sur des technologies avancées (comme par exemple la virtualisation) et une consommation à la demande. Mais c'est en cela, que l' « informatique en nuage » ouvre d'importantes perspectives à toutes les entreprises, qu'elles soient petites ou grandes. Des technologies virtualisées mais juridiquement encadrées Certains prétendront néanmoins qu'une PME aura davantage de difficultés à négocier un contrat de service qu'une grande société. L'accès à des technologies innovantes et la réalisation d'économies. Les risques juridiques du Cloud Computing. Le Cloud Computing permet aux entreprises d’utiliser des « applications en location » (les SaaS s’exécutant sur le Cloud, souvent facturé mensuellement en fonction du nombre d’utilisateurs) et de disposer de « run à la consommation » (PaaS, IaaS, … destiné aux DSI et aux éditeurs qui disposent ainsi de ressources techniques en fonction de leurs besoins).
L’une des craintes des DSI et des entreprises lorsqu’on aborde le Cloud Computing réside dans la sécurité au sens large des applications et des données. Dans cet article, on pensera à Google, Amazon ou Microsoft comme fournisseurs de solution de Cloud Computing (PaaS, IaaS ou SaaS). On admettra que ces grands acteurs du Cloud ont chacun une grande expérience de ces problématiques et sont souvent au moins aussi compétents que bon nombre de DSI pour les gérer [1]. Dès lors, un nouveau risque auquel l’entreprise doit faire face en choisissant des solutions sur le Cloud n’est pas technique mais juridique. CLOUD COMPUTING : LE DROIT DANS LES NUAGES ?
Le Cloud Computing ou « informatique dans les nuages » est partout ! Il s’agit d’un concept récent qui consiste en une déportation de ressources sur des serveurs distants, contrairement à l’hébergement traditionnel sur le poste de l’utilisateur. Il fait ainsi référence à « l’utilisation de la mémoire et des capacités de calcul des ordinateurs et des serveurs répartis dans le monde entier et liés par un réseau tel Internet ».
A titre d’exemple, prenons le logiciel de traitement de texte traditionnellement installé sur un ordinateur personnel : le cloud computing permettrait de se connecter à internet de n’importe quel endroit et de n’importe quel ordinateur, et d’accéder au logiciel d’une part, mais aussi à tous les documents stockés en ligne. Le Cloud Computing est en voie de devenir un véritable outils de service proposé aux particuliers ainsi qu’aux entreprises, et s’impose en tant que business à part entière. Anaëlle FRANCHIMONT Sources: Le cloud computing, un défi pour la loi Informatique et Libertés ?