Chasselas | Le maire gay anti-mariage gay. Vous venez de signer, avec 80 autres maires de Saône-et-Loire et quelque 17 000 en France, l’appel des « maires pour l’enfance ». Pourquoi ? D’abord, parce que je considère que ce projet de loi [qui ouvre le mariage et l’adoption aux couples homosexuels, NDLR] est trop important pour le voter en catimini en s’exonérant d’un vrai débat de société.
Vous êtes maire de Chasselas dans le Mâconnais depuis 2008. Votre démarche vous a-t-elle été inspirée par les réactions de vos administrés ? Non, pas spécialement. Mais j’ai informé mes adjoints du fait que je refuserais de célébrer des unions homosexuelles si la loi était votée. Peut-être du fait que vous vivez vous-même en couple avec un homme ?
Oui sans doute. Pourquoi pensez-vous que le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels sont contestables ? Je pense que l’on ne peut pas mettre sur le même plan l’homosexualité et l’hétérosexualité. Estimez-vous que l’homoparentalité est dangereuse pour la société ? Si, bien sûr, comme beaucoup. Mariage pour tous : nos trois questions aux députés et leurs réponses. Positionnements politiques & associatifs. Pierre-Louis Rémy - PS Ne touchons pas aux repères de la filiation. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Pierre-Louis Rémy La question du mariage homosexuel, et celle de l'adoption, touchent à nos repères fondamentaux. C'est pourquoi chacun doit s'exprimer. Je le fais, nourri de mon histoire et de mes convictions personnelles, celle d'un père de famille dont deux enfants adoptés ; celle aussi du délégué interministériel à la famille, sous l'autorité de Martine Aubry, sous le gouvernement Jospin, chargé d'animer et de coordonner l'action des pouvoirs publics en matière de politique de la famille.
Dans une telle fonction, on prend bien la mesure de la diversité de la société française dans ses situations et ses opinions sur la famille, et donc de la difficulté, mais aussi de la nécessité de dégager des repères communs à tous. Certains points ne font à mes yeux pas débat : celui de la qualité de la relation dans un couple homosexuel. Bien sûr deux hommes ou deux femmes peuvent s'aimer, profondément, tendrement. À la famille sous le gouvernement Jospin. Christine Meyer n'est pas favorable au projet de loi.
Une argumentation serrée qui ne laisse rien dans l’ombre Christine Meyer, conseillère municipale de Nantes et conseillère régionale des Pays de la Loire, était professeur de philosophie dans un lycée de Nantes. A titre personnel, elle a rédigé un texte concernant le projet de loi intitulé "Mariage pour tous". Voici de grands extraits du texte qu’elle m’a transmis, qui est une contribution au débat. Voir aussi Mariage pour tous : ce que dit le projet de loi (Ouest-France, 8 novembre 2012). Placer le débat dans le cadre des principes républicains Cette nouvelle contribution s’inscrit pour moi, comme la précédente, dans le cadre d’une réflexion sur la citoyenneté. . - pour ou contre le « mariage pour tous » (question qui en elle-même n’a aucun sens) - le combat entre « progressistes » et « réactionnaires » Et replacer le débat dans le cadre politique des principes républicains que nous défendons et des questions anthropologiques sur le propre des sociétés humaines.
C’est un des arguments avancés.