SAS PIVERT - P.I.V.E.R.T., Un Engagement Pour La Chime Du Végétal | P.I.V.E.R.T., Un Engagement Pour La Chime Du Végétal. Untitled. Etudes et doc 43 - Croissance verte - juin 2011.pdf (Objet application/pdf) L'avis de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie 2001, sur la crise. Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz ne pense décidemment pas comme les autres. Déjà, il y a quelques mois, il conseillait tout bonnement à l'Allemagne... de sortir de la zone euro. Dans une interview accordée au site Youphil, il pointe du doigt les incohérences des gouvernements pour endiguer la crise et donne ses solutions. Ne pas se focaliser sur le secteur financier Pour l'économiste, le problème fondamental n'était pas seulement financier. "Renflouer les banques était nécessaire, mais pas suffisant.
Pour lui, les véritables racines de la crise sont la compétitivité croissante des pays émergents, le système monétaire international et la flambée des prix de l'énergie. La règle d'or ? Selon Joseph Stiglitz, la réduction du déficit est tout sauf prioritaire : "en ce moment, diminuer le déficit affaiblira l'économie. Déséquilibres Pour résoudre le problème des inégalités croissantes, il faut mener, d'après l'ancien prix Nobel d'économie, une politique de long terme sur l'éducation. Le grand retour de la politique industrielle. Il y a encore peu de temps, parler de politique industrielle pilotée par l'Etat aurait semblé ringard. A entendre les candidats déjà lancés dans la campagne présidentielle, ce n'est plus le cas. François Hollande (PS) propose un "grand contrat avec l'industrie". Pour François Bayrou (MoDem), "notre urgence, c'est produire". Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) défend un plan de transition écologique pour une conversion industrielle.
Les mauvais chiffres ont fini par sonner le tocsin. Or, les produits industriels nourrissent les trois quarts des exportations des pays développés. Ce décrochage a favorisé le retour en grâce des politiques industrielles, délaissées dans les années 1980. Selon Elie Cohen, directeur de recherches au CNRS, les pays occidentaux, bousculés par la mondialisation, ont en effet opté pour un redéploiement de leur économie à la fois en amont, avec l'innovation et l'économie de la connaissance, et en aval, avec le marketing, la distribution et la finance.