background preloader

HANNAH ARENDT

Facebook Twitter

Le développement de la pensée politique de Hannah Arendt - Actualité de Hannah Arendt. Cet article[1] essaie de dresser un panorama sur le développement et la place de la pensée politique d’Arendt, tout autant en soulignant les craintes qui l’animent qu’en la positionnant vis-à-vis des principales figures de la pensée politique occidentale.

Le développement de la pensée politique de Hannah Arendt - Actualité de Hannah Arendt

L’objet est de donner au lecteur un aperçu du « continent caché de pensée » (selon l’heureuse image de Margaret Canovan) qui sous-tend les différentes étapes de l’itinéraire de Hannah Arendt comme penseur politique et de montrer comment les différentes pièces s’assemblent en une réflexion soutenue et profonde sur la nature de la politique, sur le domaine public et sur les forces qui menacent constamment de transformer la vie moderne en une nouvelle forme de barbarie. [1] Traduction « libre » de l’article de Dana Villa dans « The Cambridge Companion to Hannah Arendt », 2000, Cambridge University Press Pour Arendt, la terreur n’est pas un moyen mais l’essence même des régimes totalitaires. Cela soulève deux questions. Philocité: Arendt et la crise de l’autorité.

Selon Hannah Arendt (1906-1975), l'autorité est une forme d'obéissance qui ne requiert ni la persuasion, ni la contrainte.

Philocité: Arendt et la crise de l’autorité

Si la persuasion présuppose une égalité mutuelle et se fait au moyen d'une argumentation, l'obéissance liée à la notion d'autorité opère selon un ordre hiérarchique, donc une inégalité et sans argumentation. En outre, l'utilisation de la contrainte au moyen de la force s'oppose à l'autorité, puisque dans une situation d'autorité, la légitimité et la justesse de la hiérarchie est reconnu par tout un chacun.

Dans son texte de 1958 intitulé « Qu'est-ce que l'autorité » (publié en français dans La crise de la culture), Arendt commence par faire le constat que « l'autorité a disparu du monde moderne » (p. 121). Selon elle, le développement du monde moderne est inséparable d'une crise de l'autorité toujours plus large et plus profonde. « La crise de la culture » d’Hannah Arendt. A propos de l’ouvrage « La crise de la culture » d’Hannah Arendt Pour oser commenter, voire critiquer l’ouvrage d’Hannah Arendt « La crise de la culture », nous esquisserons d’abord une rapide mais nécessaire biographie de l’auteur afin de mieux appréhender son travail d’intellectuelle et de contextualiser ses travaux ce qui permettra de donner un cadre à ses analyses.

« La crise de la culture » d’Hannah Arendt

I) La vie d’Hannah Arendt Née en 1906 à Hanovre au sein d’une famille juive cultivée, Hannah Arendt est brillante et s’intéresse très tôt à la philosophie. En 1924, elle part étudier la philologie classique au sein des Universités de Margbourg, Fribourg et Heidelberg. Elle est alors l’élève des plus grands philosophes allemands de l’époque : Rudolf Bultmann, Edmund Hussert, Martin Heidegger et Karl Jaspers. Le Détour: Fiche de lecture : La crise de la cutlure. Hannah Arendt. Arendt lacrisedelaculture. Arendt crise de la culture fiche de lecture. » Qu’est-ce que l’autorité? La rumeur du monde bruisse d’un certain désaveu de la politique de l’enfant-roi.

» Qu’est-ce que l’autorité?

L’heure est à l’émergence des « mamans tigres » si l’on en croit le débat ouvert en Amérique par la publication du livre d’Amy Chua : Hymne guerrier d’une maman tigre (Battle Hymn of the Tiger Mother, Penguin). Elle est donc à la redécouverte des vertus de l’autorité, en pédagogie semble-t-il plus qu’en politique. Et parce que sous le beau mot d’autorité, on peint ce qui en est la négation absolue, (discipline militaire, mobilisation de punitions sévères, la plus grotesque étant quatre ans d’anniversaire supprimés), il m’a paru intéressant de proposer ce modeste rappel des significations.