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A. ROSENSTEIN : Décris-Ravage

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Le Théâtre de la connaissance transcrit la Palestine. Le théâtre pour permettre la distance. Scènes En février 2014, après une maturation de près de cinq ans, est créé sur la scène de l’Océan Nord, à Bruxelles, un objet inédit, une conférence en quatre épisodes, avec projections mais sans autres images que celles qu’induisent les corps de cinq acteurs.

Cette approche kaléidoscopique, passionnante et dépassionnée de l’histoire de la Palestine, de 1799 à la fin de la Première Guerre mondiale, vaudra à Adeline Rosenstein et à son équipe le Prix de la critique de la meilleure découverte pour la saison 2013-2014. Deux ans plus tard, l’artiste (née en 1971, Allemande, ayant grandi à Genève, étudié à Jérusalem, Berlin, travaillé de Buenos Aires à Berlin et Bruxelles, où elle vit depuis 2009) s’apprête à créer les deux derniers épisodes de ce qu’elle définit non comme vulgarisation, mais comme "le rêve du partage de la complexité". Complexifier, oui, mais garder patience "L’histoire, en se rapprochant de nous, est plus connue, provoque certains réflexes. Rendre une élasticité à la pensée.

La reconnaissance de l’étau palestinien. Chq sssn d fstvl rnns Myths, q clbrr m-vrl s vngtèm dtn, grntt sn lt d prpstns dcls, l cnflnc d thâtr, d l msq t d l prfrmnc. ns, n 2015, tmbt-n n p pr hsrd - ps, ds ns - sr l Dcrs-rvg d l mtts n scèn t ctrc llmnd dln Rsnstn q, n crcltn rrtq dps, s’nstll qlqs jrs thâtr d l Ct ntrntnl, Prs. tnt dr n bn, dnt srnt nsprs d prftr clls t cx q mnt prtqr l hrs-pst. Cr n sptmbr 2010 fstvl chtztmsk d Brln t tjrs n gsttn (!) , Dcrs-rvg prt n ss ttr xplctf : «Spctcl dcmntr cnscr l Qstn d l Plstn dps 1799».

«Qstn» vc n mjscl, ntr-t-n pssg, tnt l dlrx mbrgl prvt - t prdr - dns ctt rgn cnvlsv. L spctcl s cmps d qtr psds d’nvrn trnt mnts chcn, llnt d 1798 1920. Dns s frm dfntv, dx trs chptrs, crs l ms prchn Brxlls, prchèvrnt ctt sg rl ù l drmtrg ntrmêl ds bts d’ntrtn vc ds rtsts ccdntx ynt sjrn n srël n Plstn t ds xtrts trdts d pècs d thâtr hstrqs rbs. « décris-ravage » d’Adeline Rosenstein répond bien à la « question de la Palestine » Elle se tient debout devant son pupitre comme une conférencière. A gauche du pupitre, un épais tas de feuilles, à droite les documents. Des photos, des cartes, des graphiques avec des courbes, des statistiques. Sauf que non. Quand elle fait référence à l’un de ces documents, par exemple la photo d’une famille palestinienne ou tel contour d’un territoire occupé, elle se tourne vers le mur du fond, tout blanc et y jette une boulette faite de plâtre et de gaze qui, splatch, va s’écraser sur le mur.

Comment en est-on arrivé là? Au lieu de la « photo habituelle », de la « carte habituelle », par ce détournement de la boulette, Adeline Rosenstein ayant nettoyé notre regard, nous fait en quelque sorte mieux voir cette photo, ce plan que si on ne les voyait. Son spectacle reprend tout depuis 1799 et déroule sa pelote de laine de mouton en s’arrêtant à chaque nœud que l’Histoire a noué. Plomb endurci Et puis, elle n’est pas seule. Au Théâtre de la Cité internationale (Paris) du 31 mars au 3 avril,

Baladi, le trait libre - Le Temps. Il est plutôt introverti mais on le croise partout. Il est discret et méconnu mais il est «un des artistes vraiment importants en Suisse et un des rares qui a un besoin profond de s’exprimer par ce médium de la BD», selon les mots de Dominique Radrizzani, historien de l’art et directeur du festival de bande dessinée BD-FIL. Le dessinateur genevois Alex Baladi, établi à Berlin depuis sept ans, n’est pas un personnage facile à cerner. Mais on le repère de loin avec sa dégaine nonchalante qui cache une créativité bouillonnante, des sens en éveil sur ce qui l’entoure, une soif de connaissance éclectique et une réflexion permanente sur son projet artistique.

«Il construit une œuvre qui ne dépend que de lui», note son ancien éditeur à L’Association, le dessinateur Jean-Christophe Menu. Fabrique de fanzines A 46 ans, Baladi a derrière lui une production impressionnante, prolifique et protéiforme. Heureusement, la discrétion de son audience ne l’empêche pas d’être reconnu par ses pairs. A lire. Avignon : la plomberie est un sport de combat. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Brigitte Salino C’est une jeune femme gaie, avec un gros sac à dos qu’elle porte comme une seconde maison. On voit qu’il est le fidèle ­allié dans la vie qui mène Adeline Rosenstein d’un continent à l’autre, d’une ville à l’autre.

Depuis qu’elle a quitté Genève, où elle est née en 1971, elle est passée par Jérusalem, Berlin, Buenos Aires et Paris, avant de s’installer à Bruxelles avec sa famille. Elle parle français, ­anglais, allemand, espagnol, hébreu, et elle apprend l’arabe. Si l’on ajoute que, pendant ses études, elle a pratiqué le grec, le latin, le sanscrit et le hittite, on pourrait penser qu’Adeline Rosenstein est une linguiste passionnée.

Décris-Ravage en témoigne. . « Décris-Ravage » créé en plusieurs étapes On est loin, avec Décris-Ravage,... Avignon 2016. Les Doms " Décris/Ravages " d'Adeline Rosenstein : Orient/Occident, le carrousel des mauvaises fois **** Le théâtre "documentaire" d’Adeline Rosenstein nous a déjà séduit à sa création en 2014 au Théâtre Océan Nord par sa force et son impertinente justesse. A la Balsa, la semaine écoulée, on a pu revoir les 4 premiers épisodes qui ont encore gagné en rythme et en drôlerie et les 2 suivants qui nous mènent jusqu’à 1950. Soit juste après la création de l’Etat d’Israël et l’expulsion, par crainte ou par force, en 4 étapes, des Palestiniens de leurs terres.

Pour décrire 150 ans de rapports conflictuels en "Terre Sainte", Adeline Rosenstein se met elle-même en scène, dans un rôle de pseudo conférencière "pince sans rire", racontant-la fameuse question d’Orient, comme un ring de rapport de forces et un chaudron de tous les racismes, identitaires et meurtriers. Enorme projet, étonnamment digeste dans cette version sérieuse et drôle à la fois. Le sujet est épineux pour cette jeune juive allemande de gauche, vivant en Belgique. Le titre Décris/Ravages, est le fil conducteur de 6 épisodes. Entretien avec Adeline Rosenstein. Conversation avec Adeline Rosenstein (fr) | Le Mur a Des Oreilles - Conversations for Palestine une émission proposée par Le Collectif Wow!

Adeline Rosenstein : «La pièce a évolué de cul-de-sac en cul-de-sac» Née en 1971, l’Allemande francophone Adeline Rosenstein a grandi à Genève, où elle a suivi une formation de clown et étudié l’histoire des religions, avant de bifurquer vers le théâtre et la danse. Actrice à Jérusalem, performer à Berlin, elle travaille aussi à Buenos Aires et à Bruxelles (son actuel port d’attache), où elle concilie pièces documentaires, ateliers radiophoniques, écriture, traduction et interprétation pour diverses compagnies. Qu’est-ce qui a déclenché l’écriture de Décris-ravage ? Entre 2004 et 2006, j’ai eu la chance de travailler avec le sociologue Jean-Michel Chaumont sur les archives de la Société des nations [la SDN, ancêtre de l’ONU, ndlr], en vue d’un spectacle sur le travail d’enquête et le rapport qu’un Comité spécial d’experts de la traite des femmes et des enfants avait produit entre 1923 et 1927. Dans ce processus, je dois aussi mentionner la rencontre avec les comédiens et metteurs en scène Léa Drouet, Céline Ohrel, Thibaut Wenger, qui m’ont encouragée.

De-Colonizer | map of the occupied Syrian Golan. La Question de Palestine - Tome 1 - L'invention de la Terre sainte (1799-1922), Henry Laurens. En 1799, l'armée de Napoléon Bonaparte entre en Palestine. C'est le débat d'une redécouverte de la Terre sainte, qui dés lors s'ouvre progressivement aux Occidentaux. Les Puissances vont aller jusqu'à se faire la guerre pour établir leur protectorat sur les Lieux saints, les archéologues font des rouilles pour démontrer la véracité du texte biblique aria à mal par la critique historique, La petite Palestine devient ainsi un enjeu de luttes politiques et de confits scientifiques. Elle-même se transforme considérablement durant un long XIXe siècle marqué par les reformes modernisatrices de l'Empire ottoman. Société levantine, elle découvre au début du XXe siècle les premières formes de nationalisme.

De l'opposition entre science et religion naît historicisation du texte sacre qui fait du peuple juif un acteur de ]'Histoire. Lemire Vincent, Jérusalem 1900, La ville sainte à l’âge des possibles, Paris, Armand Colin, 2013, 251 p. 1L’histoire contemporaine de Jérusalem a habituellement été tissée autour des dates ruptures et cela souvent avec une interprétation teintée de déterminisme. Le livre Jérusalem 1900 de Vincent Lemire rompt avec cette approche en s’intéressant à une période oubliée dans l’évolution de la ville, marquée par un dynamisme à la fois de l’administration ottomane et des citadins jérusalémites. Ce livre grand public est né d’un effort d’écrire « l’histoire sans lendemain » d’une ville trop souvent rattrapée par l’actualité du conflit israélo-palestinien ou bien rattachée de manière étouffante à son histoire biblique.

V. Lemire part à contrecourant du mainstream historiographique sur Jérusalem en se focalisant sur un moment caractérisé par « un certain équilibre au sein de la communauté citadine de Jérusalem, d’une certaine harmonie entre ses habitants, d’une certaine urbanité en tous cas, qui relie alors les différents segments de la population » (p. 8). 10Dans la conclusion, V. Palestiniens, la photographie d'une terre et de son peuple de 1839 à nos jours par Elias Sanbar. Un magnifique album de photographies, des plus anciennes (1839) aux œuvres de photographes contemporains (Patrick Tosani, 2002) La Palestine, la Terre Sainte, est sans contexte l'un des espaces les plus photographiés au monde.

Parmi les photographes dont les travaux seront reproduits dans l'ouvrage, citons pour la partie allant de 1839 à 1914 : Anderson, Bain, Beato, Bedford, Bergheim, Bonfils, Bowman, Bridges, De Clercq, Dumas, Fiorillo, Franklin, De Prangey, Mason Good, Goupil Fesquet, Graham, Hammersschmidt, Halladjian, Keith, Kitchener, Krokorain, Lallemand, Lorent, MacDonald, Mateson, Matson, Ostheim, Phillips, Pierotti, Raad, Robertson, Saboungi, Sarrafian, Savides, Thevoz, Thomson, [Underwood Et Underwood], Vester, Vignes, Wilson, Garabedian, Zangaki. Sur la Toile L’exposition (5 novembre 2004 au 5 fevrier 2005) : un diaporama en ligne Une analyse détaillée de l’ouvrage par Yvette Reynaud-Kherlakian (AFPS) Dans BiblioMonde Bethléem, territoire photographié.

Territoires palestiniens de mémoire. Décris-Ravage Premier épisode – LES ÉDITIONS ATRABILE. Collection Bile blanche 72 pages en noir & blanc 22x29 cm Broché avec rabats 20 Chf/15 € Parution en août 2016 Décris-Ravage, c’est tout d’abord une pièce de théâtre d’Adeline Rosenstein, une pièce qui s’inscrit dans la mouvance du théâtre dit documentaire.