Dans ce spectacle tout public, elle s’intéresse à Olympia, le célèbre tableau de Manet.
28 & 29 Avril 2022 • TANDEM | Hippodrome de Douai. (La bande à) Laura – Teaser. (La bande à) LAURA vient coudoyer Olympia, un tableau peint par Édouard Manet en 1863. On connaît plus ou moins le scandale qu’il provoqua au Salon de 1865 à Paris, mais l’histoire de l’art s’est surtout attachée à décrire la figure allongée au premier plan – une certaine Victorine – et plus rarement celle qui tend un bouquet de fleurs à l’arrière du lit – une prénommée Laure, qui vivait 11 rue de Vintimille, près de la place Clichy, à 26 minutes à pied de l’atelier de Manet, 81 rue Guyot dans le 17e. Le regard frontal de la femme blanche a en effet produit plus de littérature que le geste de la femme noire.
Même le chat et les fleurs ont été plus commentés. Il s’agit, avec (La bande à) LAURA, d’inverser la tendance. Photo de couverture : LAURA ©Anne Dessertine. (La bande à) Laura - Le dossier pédagogique. Carnet du spectateur - (La bande) à Laura. Corrigé du carnet du spectateur (La bande à) Laura : exercice Mots croisés. Travaux connexes – Gaëlle Bourges.
En savoir + : quelques tableaux à connaître pour appréhender le spectacle. (La bande à) Laura - La Terrasse. Dans l’apparente simplicité d’un procédé visuel, chorégraphique et narratif, Gaëlle Bourges affirme sa nécessité de donner corps aux « oubliées ». Et nous souhaite la bienvenue, dans la « bande à Laura ». La scène s’ouvre sur ce qui pourrait être la toile vierge d’un peintre. À moins que ce ne soit la page blanche d’une histoire qu’il est nécessaire de réécrire, tant le souci de réhabilitation semble habiter Gaëlle Bourges dans cette nouvelle création. Avec un sujet clairement formulé – l’Olympia, de Manet – la chorégraphe traverse l’Histoire de l’Art, ouvrant sur Un Atelier aux Batignolles de Fantin-Latour (1870), jusqu’au Déjeuner sur l’herbe : les trois femmes noires de Mickalene Thomas (2010), en passant par La Vénus d’Urbin du Titien (1538).
Critique frontale : ce qui se passe sous nos yeux, du XIXe siècle à aujourd’hui Tout se passe comme si la chorégraphe déplaçait notre regard en offrant une variété d’images décalées comme autant de visions de notre monde à envisager. (La bande à) Laura - Arte. (La bande à) Laura – Libération. (La Bande à) Laura - Télérama Sortir. (La Bande à) Laura - Paris Mômes. La chorégraphe Gaëlle Bourges regarde dans l’envers des peintures de Manet. Une simple toile blanche sert de motif. Après Revoir Lascaux et Le Bain, Gaëlle Bourges ouvre à nouveau le grand livre de l’art pour y raconter d’autres histoires et ouvrir le regard des petits et des grands à ce que le récit officiel ne dit pas toujours, de la représentation du corps féminin dans la peinture par exemple, et de ses modèles.
C’est l’envers de la toile en quelque sorte qui intéresse Gaëlle Bourges. C’est elle qui raconte en voix off, avec des mots simples, tandis que quatre performeuses s’affairent en un ballet de gestes lents et coordonnés à recréer les tableaux en manipulant les éléments qui les composent. Mais ce faisant, avec leur corps de jeunes femmes d’aujourd’hui, elles jouent aussi d’autres situations qui décalent le tableau et nous questionnent. Maïa Bouteillet (La bande à) LAURA. A partir de 10 ans. Dans le cadre du Festival d’Automne : jusqu’au 14 novembre au T2G, Gennevilliers ;
(La Bande à) Laura - RFI. Publié le : 29/11/2021 - 16:31 Sur la scène du Théâtre des Abbesses, la chorégraphe Gaëlle Bourges et ses quatre performeuses construisent et déconstruisent sur scène plusieurs tableaux de maîtres, et interrogent notre rapport aux représentations du corps - et plus particulièrement du corps noir - dans l'Histoire de l'art. Une jeune femme blanche, le pied gauche chaussé d’une mule, allongée sur un divan et un châle de cachemire blanc.
L’« Olympia » d’Edouard Manet est l'un des tableaux impressionnistes les plus connus au monde. Il est entré dans la légende de la peinture occidentale. Un nu qui fit scandale lors de sa présentation à Paris en 1865, car son regard, si réel et si sérieux, évoquait celui d’une prostituée de luxe, et non celui d’une déesse ou d’un personnage de la mythologie, comme les contemporains de l’artiste en avait l’habitude lorsqu’il s’agissait de nus.
(La Bande à) Laura - Le Monde. Pour la première fois à l’affiche du Festival d’automne, la chorégraphe et metteuse en scène Gaëlle Bourges, 54 ans, s’offre une double exposition. Parallèlement à OVTR (ON VA TOUT RENDRE), créé pendant la crise sanitaire, le 15 décembre 2020, à l’Atelier de Paris, son nouveau spectacle (La bande à) Laura, est également dans la course. Les deux pièces, en tournée, se jouent jusqu’au 6 décembre, au Théâtre des Abbesses, à Paris (18e). Une belle occasion de découvrir le coup de patte singulier de cette artiste multifacette. Dans les deux cas, on retrouve en colonne vertébrale un récit nourri, de l’ordre de l’enquête L’histoire de l’art, ses dessous sans froufrous, ses recoins mal nettoyés et ses angles morts, sont le fond d’écran depuis 2009 des spectacles de Gaëlle Bourges.
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