Comment WikiLeaks embringue la presse traditionnelle. Un site web participatif a forcé des poids lourds de la presse à vérifier des infos dont ils ne connaissaient pas l’origine. Une première. Julian Assange tenant The Guardian, le 26 juillet à Londres (Andrew Winning/Reuters). C’est une révolution dans les médias : un site internet participatif met sous le nez de trois mastodontes du journalisme la plus grosse fuite de documents de l’Histoire, et les force à recouper des informations dont ils ne connaissent pas la provenance. « Si c’est du bon journalisme, c’est controversé par nature », se défend Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks, en publiant plus de 90 000 rapports confidentiels sur la guerre en Afghanistan.
Créé en décembre 2006, WikiLeaks est un site « Wiki », autrement dit auquel chacun peut contribuer. Et ce avant leur publication sur WikiLeaks, une formule révolutionnaire pour l’auto-proclamé « service de renseignement du peuple », censé s’affranchir du journalisme d’investigation. Comment WikiLeaks a partagé ses documents. [2010] WikiLeaks, la pire "agence de renseignement du peuple" | Rue89. Julian Assange à Londres, le 23 octobre 2010 (Luke MacGregor/Reuters). Vendredi 22 octobre, WikiLeaks révélait 400 000 documents sur la guerre en Irak - « Iraq War Logs » - soit la « plus grande fuite de l’histoire », a titré la presse.
Ainsi les scoops seront désormais jugés au poids. C’est du journalisme à la pesée. Et quels scoops... Des tortures dans les prisons, des compagnies militaire privées qui se comportent comme au Far West, des innocents et des civils tués par erreur chaque jour aux checkpoints... WikiLeaks pour « les élus » vs. Ce sont pourtant ces scoops que révèlent Der Spiegel, Le Monde, The Guardian, The New York Times et Al Jazeera, les « élus » choisis pour la révélation. Incompréhensible ? Sur WikiLeaks, le ‘peuple’ aura droit à ceci. Capture d’écran des ‘Iraq War Logs’ (WikiLeaks). Une insulte pour les journalistes, du vol pour les internautes WikiLeaks brouille le jeu mondial des médias, certes, mais pour en faire quoi ? Lorsqu’on parcourt les “Iraq War Logs”... Why WikiLeaks and the Mainstream Media Still Need Each Other. Alexander Hotz is a freelance multimedia journalist and public radio junkie based in New York City. Currently he teaches digital media at Columbia University's Graduate School of Journalism.
Follow Alex on Twitter at @hotzington. The July 25th release of 92,000 military documents by the site WikiLeaks dominated the news cycle, but many critics dismissed the leak as inconsequential. By the end of the week Frank Rich summed up the sentiment of many of his colleagues. “They are historical documents describing events largely predating the current administration,” Rich wrote. “They contain no news. They will not change the course of the war.” Regardless of the content, it’s clear that WikiLeaks’ partnership with The New York Times, Der Spiegel and The Guardian was unprecedented.
The Old Way Prior to last week’s leak, there were two paths that any would-be whistle blower could follow. The New WikiLeaks / Mainstream Media Model What’s Next? The Evolution of Whistle Blowing. Is Wikileaks growing up? Wikileaks, the controversial website that on Sunday published more than 91,000 U.S. military documents related to the war in Afghanistan, has come under fire for its methods, its obvious agenda, and its willingness to publish seemingly anything it can get its digital paws on. But one prominent advocate of government openness who has previously been critical of Wikileaks sees the organization as behaving more responsibly with its latest document dump.
This time, Wikileaks gave three reputable news outlets weeks to review, verify, and contextualize the documents, and says it is withholding (for now) about 15,000 reports "as part of a harm minimization process demanded by our source. " "After further review, these reports will be released, with occasional redactions, and eventually, in full, as the security situation in Afghanistan permits," the site says. I asked him tonight if he'd like to extend those remarks, and he declined.
How to take a leak: unsolicited advice for Julian Assange of WikiLeaks. - By Jack Shafer. To call the torrent of information about the Afghanistan war released by WikiLeaks a mere leak is to insult the gods of hydrodynamics. This leak was a howling vortex of 92,000 individual reports, most of which were marked "secret. " Yet for all its volume and detail, the WikiLeaks collection hasn't wowed veteran military correspondent Tom Ricks, Slate's Fred Kaplan, a Mother Joneswriter who browsed similar data when he worked as a contractor in Iraq, or the Washington Post.
The White House, members of the House and Senate from both parties, and the Pentagon derided the document dump, with Pentagon press secretary Geoff Morrell summarizing the DoD's position by telling the Post that "the scale and the scope of this leak" was unprecedented but that "the content of it is neither new or illuminating. " After a big, two-day splash, the story is no longer on Page One of the Times, except for a mention in a piece about the House approving a war-funding bill. How To Take a Leak, by Jack Shafer. Wikileaks abandonne l'ouverture des données ?
Le principe-même de Wikileaks, depuis son lancement, a toujours été de diffuser les informations en brut, telles qu'il les recevait. A charge aux internautes d'en faire ce qu'ils voulaient. Ce principe avait connu une première entorse avec les logs irakiens, nettoyés pour ne pas diffuser d'informations compromettantes, susceptibles de mettre en danger les soldats. C'est ainsi qu'aucun document ne mentionnait la société privée Blackwater, qui constitue une véritable armée privée employée par les Etats-Unis. Dimanche, avec les fameux cables diplomatiques, Wikileaks a été beaucoup plus loin dans la trahison de sa promesse initiale.
Le site a en effet réservé la consultation des 251 287 documents à cinq journaux de référence (Le Monde, El Pais, The Guardian, Der Spiegel et le New York Times / Mise à jour : le New York Times aurait en fait été sanctionné), et n'a pas mis toute l'archive à disposition des internautes. Ils seront diffusés au compte goutte, après validation des rédactions. Wikileaks n’ouvre pas vraiment les vannes.
Ce n’est pas exactement le scénario qu’on attendait. Wikileaks n’a en fait pas ouvert les vannes. Dimanche soir, 220 documents étaient disponibles. Ce lundi matin, à peine plus : 226. Parmi eux, un seul concerne la Belgique, et il ne révèle rien de neuf. On ne peut donner tort au ministre des Affaires étrangères qu‘il n’y a “rien de choquant” concernant la Belgique. Où sont les autres documents ? Wikileaks, dans un revirement de stratégie étonnant, a décidé de diffuser les pièces au compte-goutte. Nos partenaires d’Owni intègre les documents à l’application que nous vous proposons.
EDIT 13h15 : Wikileaks écrit sur le site dédié au Cablegate “The embassy cables will be released in stages over the next few months. Wikileaks continue bien à publier des documents, mais à une vitesse très, très lente. Toujours pas plus d’indications par contre sur le tweet envoyé dimanche soir, et qui jette le trouble sur la stratégie d’Assange & co. Corentin Di Prima (@codip) La bonne affaire des médias. Le quotidien allemand Die Tageszeitung relativise la portée des informations révélées par le site WikiLeaks.
Et estime que les journaux qui diffusent ces informations sont les premiers – et sans doute les seuls – bénéficiaires de cette affaire. 29 novembre 2010 | Partager : La trahison au service de l'information du public : à partir d'aujourd'hui, nous allons savoir à quel point le gouvernement américain prend Guido Westerwelle [le vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères allemand] pour un abruti, quelle est l'opinion de Washington sur les acteurs politiques au Moyen-Orient et la politique intérieure de la Moldavie. Ces informations serviront-elles à autre chose qu'à jeter un coup d'œil sous les draps diplomatiques ? On verra bien. Dès avant leur publication, il était cependant clair que la divulgation de centaines de milliers de télégrammes diplomatiques allait provoquer un séisme politique au détriment des Etats-Unis.
Cette division du travail est avant tout pratique. Trägt die Kooperation zwischen Wikileaks und Medien auf Dauer?: Blick unter die Bettdecke. Trägt die Kooperation zwischen Wikileaks und Medien auf Dauer? Ob die jüngsten Wikileaks-Veröffentlichungen der US-Politik schaden, wird sich erst noch zeigen. Vor allem die Presse profitiert von den auflagenstarken Exklusivnews. Verrat im Dienste der aufgeklärten Öffentlichkeit: Heute werden wir wissen, für wie dämlich die US-Administration Guido Westerwelle hält, was dort für eine Meinung über die politischen Akteure im Nahen Osten vorherrscht und welche Einschätzung Washington über moldawische Innenpolitiker hat.
Ob diese Informationen zu mehr taugen als zu einem Blick unter die diplomatische Bettdecke, werden wir sehen. In jedem Fall aber erzielt Wikileaks einen weiteren Bedeutungsgewinn. Diese Arbeitsteilung ist praktisch. Statelogs: de la profondeur plus que de la transparence » Article » OWNI, Digital Journalism. Par leur caractère diplomatique, les Statelogs marquent un tournant dans la stratégie de publication de WikiLeaks.
Nous vous expliquons notre choix de les étudier. Jusqu’à présent, WikiLeaks avait choisi de concentrer le tir sur la guerre. Dans ses trois dernières publications, Julian Assange, l’incarnation de l’organisation la plus volatile du monde, avait successivement mis au jour une bavure américaine en Irak (la vidéo Collateral Murder), le quotidien sanglant des forces de la coalition en Afghanistan, et les errements militaires des Etats-Unis en Irak. Une fuite exceptionnelle Parce qu’elle implique au moins une vingtaine de pays, elle multiplie les ramifications entre les différentes parties, dévoilant les tourments géopolitiques du monde, cette nouvelle fuite est exceptionnelle à plusieurs égards.
Comme le titre Der Spiegel, dont la couverture a déjà fuité sur Internet, les “Statelogs” dévoilent “comment l’Amérique voit le monde”. Sas de décompression Crédits photo: CC WikiLeaks.