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Le quatrième mur, de Sorj Chalandon

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Le quatrième mur, Sorj Chalandon | Micmélo Littéraire. Coup de coeur ! Le quatrième mur est une merveille de la rentrée littéraire 2013. Bouleversant et subtile, envoûtant et déroutant. A lire, A lire, A lire sans hésiter ! Le quatrième mur commence par la rencontre entre Georges – jeune adulte militant en colère, qui veut se battre avec des barres de fer, en découdre quitte à faire mal et blesser – avec Sam, nouvel arrivant mystérieux, réfugié grec et juif, beaucoup plus sage et réfléchi, beaucoup plus posé. Leur différence première va les rapprocher, l’amitié entre Sam et Georges va se construire et sera par la suite indéfectible. Ils ont un intérêt commun fort : la passion du théâtre. Le lecteur, comme Georges, va tomber de son nuage, et c’est l’un des points fort de ce roman. Première et deuxième sélection du Prix Goncourt 2013 Prix Goncourt des Lycéens 2013 Les premières lignes du roman Le quatrième mur : « Je suis tombé. La présentation par Grasset (4e de couverture) du roman Le quatrième mur : Samuel était grec.

L'exutoire du journaliste, le salut de l'homme. Venir écouter Sorj Chalandon*, c’est plus qu’un passe-temps d’intellectuels désœuvrés par un (pas) beau samedi après-midi. Qu’on le veuille ou non, ces deux heures d’écoute et d’échange avec cet homme entre deux-âges, au regard doux et fatigué, valaient toutes les conférences éclairées sur la guerre du Liban dans les années 1980. Plus qu’un témoignage c’est aussi la pudeur d’un homme qui s’est ouvert au public. Loin du concours d’égo de certains journalistes, qui égrènent les destinations de leur passeport tamponné, un tableau de chasse héroïque qui questionne parfois leur sensibilité… Sorj Chalandon n’est pas de ceux-là.

Il n’a pas fait mine d’être sans peur, et des reproches il s’en fait à la pelle. Pourtant, il le répète, « je ne suis pas là pour pleurer mais pour recueillir les larmes des autres » . « Nos mots tremblaient sous les stylos mais on n’avait pas le droit de pleurer, de mettre des mots en trop pour témoigner. » Le Quatrième Mur, extrait p 38-39 Debout les damnés de la guerre. Prix Goncourt des lycéens 2013 : Extraits de "Le Quatrième mur", par Sorj Chalandon - Sorj Chalandon - Romans et nouvelles.

Tripoli, nord du Liban. Jeudi 27 octobre 1983. Je suis tombé. Je me suis relevé. Je suis entré dans le garage, titubant entre les gravats. Les flammes, la fumée, la poussière, je recrachais le plâtre qui me brûlait la gorge. J'ai fermé les yeux, les mains sur les oreilles. Il n'avait pas encore parlé. Samuel Akounis Pendant des mois, je n'ai pas su que Sam était juif. Il m'emmenait vers le cordon de police, comme un inspecteur en civil traîne sa proie vers le car des interpellés. Silence dans l'assemblée. Personne pour sauter sur la tourelle. Sorj Chalandon décroche le Prix Goncourt des lycéens 2013.

Le Prix Goncourt des lycéens attribué à Sorj Chalandon pour "Le quatrième mur" LITTÉRATURE - Le 26e Prix Goncourt des lycéens a été attribué jeudi 14 novembre à Rennes à l'écrivain et journaliste Sorj Chalandon pour Le quatrième mur, récit bouleversant de l'utopie d'un metteur en scène qui veut monter Antigone à Beyrouth, en pleine guerre du Liban, et se retrouve au coeur de l'enfer. Le quatrième mur paru chez Grasset a été élu au premier tour devant L'invention de nos vies de Karine Tuil et Le cas Eduard Einstein de Laurent Seksik, a annoncé le jury. Lire aussi » Antigone au Liban Ces trois ouvrages étaient en concurrence avec deux autres romans finalistes: Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013 et Palladium (Stock) de Boris Razon. Découvrez l'entretien du lauréat pour Mollat.com, partenaire du HuffPost: Intervenant depuis Paris par téléphone, Sorj Chalandon s'est dit "très humble" et "bouleversé" par sa récompense.

"Je suis touché et fier pour le livre et d'autant plus touché que ce prix est pur et cristallin", a-t-il lancé aux lycéens. Sorj Chalandon, un écrivain entre guerre et paix - 16/09/2013. Un gamin. Il était assis contre le mur. En survêtement bleu, des sandales aux pieds. Beyrouth, 17 septembre 1982. Traversée de Chatila dans les pas de Georges, guidé par les mots de Sorj.

Le premier est un « petit théâtreux de patronage » emporté par une promesse trop grande pour lui ; le second un ancien grand reporter qui revisite la guerre « en tant qu'humain ». Sorj Chalandon, 61 ans, dont 33 passés à Libération, a décidé de « revenir » de la guerre depuis plusieurs années. Chaque mot est gonflé d'émotion.

. « Je suis Georges », lâche Sorj, coupant court au jeu du double de papier. " Un homme séduit par la guerre " « J'aurai pu être Georges », nuance-t-il. Avant de laisser s'écouler le Liban, Sorj Chalandon, l'écrivain, a dit les mots qui trébuchent de l'enfant bègue (Le Petit Bonzi) et sa traîtrise irlandaise (Mon traître, Retour à Killybegs (*). Les mots sont les mêmes, parfois, que sur le papier journal désormais jauni du témoignage que l'auteur déplie comme une preuve. Repères. Aix - Sorj Chalandon : Antigone dans le Beyrouth en guerre. Invité par Paule Constant jeudi à l'IEP, l'écrivain présente "Le Quatrième mur".

Georges, le narrateur, sorte de double de l'écrivain Sorj Chalandon, raconte en détails toutes les exactions commises par les uns et les autres. Le Quatrième Mur - livre de Sorj Chalandon - Critique. "Le quatrième mur" de Sorj Chalandon : du théâtre en pleine guerre - vidéo. Le quatrième mur de Sorj Chalandon : du théâtre en pleine guerre - vidéo « Le quatrième mur » de Sorj Chalandon (Éd. Grasset), c'est l'histoire d'un projet fou : monter une pièce de théâtre – Antigone de Jean Anouilh - sur un champ de bataille – Beyrouth à la fin des années 1970.

Rencontre avec l'auteur par notre partenaire MyBOOX. L’idée de Sam est aussi belle qu’insensée : monter, au Liban et en plein conflit, l’Antigone d’Anouilh avec pour comédiens des chrétiens, des palestiniens, des Druzes, des chiites, des Chaldéens et des Arméniens, bref des « acteurs » de tous les bords et qui pour le moment s’entretuent puisque (nous sommes en 1976) Beyrouth est alors l’épicentre d’une sanglante guerre civile. Découvrez aussi tous les conseils de lecture de notre partenaire MyBOOX.

Sorj Chalandon, auteur du roman intitulé «Le quatrième mur» Invité Culture « J’ai un truc de reporter : j’écrivais sur les pages de droite de mon carnet tout ce qui concernait le journal et le journalisme. Sur la page de gauche, j’écrivais ce que je ressentais et j’ai fait cela tout le temps, pendant toute ma carrière de journaliste. Je pense que mes romans sont un peu la somme de mes pages de gauche... » L’Invité culture ce matin est l’écrivain français Sorj Chalandon pour son roman intitulé Le quatrième mur, paru chez Grasset. Une erreur est survenue lors de l'envoi du mail... Le mail a bien été envoyé RFI dernières éditions.

"Le quatrième mur" : Sorj Chalandon bombarde les utopies. L’histoire : 1976-1982. Le Liban est plongé dans une guerre aussi complexe que sanglante. Palestiniens, Phalangistes, Chiites, Druzes, puis bientôt Syriens et Israëliens s’affrontent à Beyrouth. Sam, un metteur en scène grec, a nourri l’idée folle de monter l’Antigone d’Anouilh sur la ligne de front, avec des acteurs venus de tous les camps. La maladie l’empêche d’aller au bout du projet. On a tellement envie d’y croire à cette belle aventure, patiemment construite par Sam. Georges, qui va tenter de monter la pièce à Beyrouth, est un jeune homme engagé à l’extrême-gauche et fait le coup de poing contre les « rats noirs » de l’extrême-droite. Limpide, direct, sans artifice, le récit de Sorj Chalandon envoie au tapis tous les idéalismes. Rencontre avec Sorj Chalandon (Fnac Montparnasse - 2 Octobre 2013) Genre : Littérature et Bande Dessinée Site officiel : Fnac lieu :Fnac Montparnasse - Paris (75006) date : le 2 Octobre 2013TERMINÉ Infos évenement :Fnac Montparnasse - 136 Rue de Rennes, 75006 Paris presentation La Fnac Montparnasse vous invite à une rencontre avec Sorj Chalandon à l'occasion de la sortie de son nouveau livre Le quatrième mur.

L'idée de Sam était folle. Georges l'a suivie. Réfugié grec, metteur en scène, juif en secret, Sam rêvait de monter l'Antigone d'Anouilh sur un champ de bataille au Liban. 1976. Dans ce pays, des hommes en massacraient d'autres. › Signaler une erreur sur la fiche. Sorj Chalandon: utopie et obus - Lire. Chez lui, on commence souvent avec un héros: un militant irlandais (Mon traître, 2008; Retour à Killybegs, 2011, prix de l'Académie française), un résistant français (La Légende de nos pères, 2009), dont le masque tombe, révélant le mensonge, et creusant un espace où se niche, pour Chalandon, une possibilité de littérature.

Logique, donc, que ce nouveau roman nous mène dans l'univers du théâtre, jusqu'à y trouver son titre: le quatrième mur désigne cet espace virtuel, ouvert, entre les acteurs et les spectateurs. Comme toujours, le journaliste et écrivain y mêle fiction, histoire passée et souvenirs personnels. Le Quatrième Mur commence et finit sous les obus, au Liban, en octobre 1983. Mais son coeur est entre Paris et Beyrouth, à Sabra, à Chatila, en Syrie, entre 1974 et 1982. Georges, jeune étudiant gauchiste à Paris, va croiser Samuel Akounis, réfugié grec, metteur en scène et militant contre la dictature des colonels. Le Quatrième Mur, par Sorj Chalandon. "Le quatrième mur" de Sorj Chalandon. "Le quatrième mur" de Sorj Chalandon © Grassset Sorj Chalendon ne s'en cache pas : Georges, son personnage, est son double. Comme lui, il a fait le coup de poing chez les maoïstes dans les années 60-70. Mais Georges n'est pas journaliste, il est un petit metteur en scène militant qui croit en un théâtre politique et s'il va au Liban en 1982, c'est pour réaliser le rêve fou d'un ami agonisant.

Il s'agit de monter Antigone de Jean Anouilh, une seule fois, et faire taire les armes le temps d'une pièce, avec des comédiens venus de toutes les communautés du Liban en guerre. Cette idée d'Antigone vient d'un fabuleux malentendu. Quand Anouilh monte Antigone dans le Paris occupé de 1944, il le fait avec, à la fois l'autorisation de la censure nazie et la bénédiction des résistants. Evidemment l'utopie théâtrale ne résiste pas à la guerre, même si elle rapproche quelques temps ses ennemis. Il écrit: "je me suis arrêté.

"Le quatrième mur" de Sorj Chalandon : la guerre civile du Liban sur des tréteaux - LITTÉRATURE. Antigone au Liban avec Sorj Chalandon. Le quatrième mur, de Sorj Chalandon. Editions Grasset - Résultats. Rentrée littéraire 2013 - Au petit théâtre de Sorj Chalandon. Parce qu'il l'a promis à son ami mourant, Georges arrive au Liban pour monter l'Antigone d'Anouilh.

Parce qu'il l'a promis, et parce qu'il a foi dans le théâtre. Nous sommes à Beyrouth, en 1982. Alors dans ce pays en guerre, ce pays malade de la haine entre ses communautés, sous la menace des balles et des chars, Georges va de camp en camp, parfois littéralement, à la rencontre de "ses" acteurs.

Antigone, palestinienne et sunnite ; Hémon, un Druze du chouf ; Créon, un maronite ; les gardes et Eurydice, chiites ; la nourrice, une Chaldéenne, Ismène, catholique arménienne. Un casting où endosser le rôle vaudrait drapeau blanc et qui a été réuni à la force de la passion par Samuel, l'ami, metteur en scène, résistant grec. Et juif. Sur ses traces, Georges va négocier l'improbable auprès des chefs de milice : un cessez-le-feu le temps d'une représentation. Le théâtre comme une trêve, le jeu comme acte de résistance, la tragédie comme arme de paix.

Grasset, 327 pages, 19 euros.