
Révolution en Tunisie - les tribunes
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La révolution tunisienne a révélé de manière éclatante l'échec de la politique extérieure française, qui n'a eu de cesse de soutenir le régime de Ben Ali, sous couvert de non-ingérence et de realpolitik. À l'heure où de nombreuses sociétés sont mûres pour la démocratie, il est urgent pour la France de réévaluer sa politique à l'égard des pays non démocratiques, notamment dans le monde arabe. La situation en Tunisie soulève pour l’heure de nombreuses incertitudes : l’armée, arbitre de l’avenir, encouragera-t-elle, comme cela semble être jusqu’à présent le cas, la transition démocratique, ou favorisera-t-elle la mise en place d’un régime autoritaire ?
La révolution de jasmin ou la débâcle d'une politique extérieure française
Comme beaucoup de celles et ceux qui suivent de longue date l'actualité tunisienne, j'avoue que j'ai été surpris par la puissance de la révolte populaire qui a conduit à la fuite sans gloire de Ben Ali. Échangeant à ce sujet avec une amie journaliste qui vit à Londres, Naima Bouteldja, celle-ci m'a signalé ses superbes photos de la manifestation du 15 janvier dernier à Paris , accompagnées des propos du docteur Moncef Marzouki, l'une des grandes figures de l'opposition en exil, qu'elle avait recueillis en mai 2010 à Paris, dans le cadre d'une recherche pour l'université d'Exeter sur les mouvements islamistes en Afrique du Nord. Interloquée par son énergie, elle lui avait demandé ce qui lui permettait de rester si positif alors que le tableau de la situation politique en Tunisie qu'il dressait apparaissait si sombre... La réponse de Moncef Marzouki, que je reproduis ci-après, est à mes yeux admirable.
Un témoignage inédit de Moncef Marzouki : «Même dans le désert, il faut semer»
Merci au peuple tunisien
Entre Delanoë qui débarque au journal de 20 heures pour justifier son silence en sortant un chapelet de banalités sur la révolution tunisienne et Renaud Camus qui s’entête dans ses histoires de présidentielles, on se demande vraiment ce qui se passe dans la tête des seniors gays quand ils parlent politique... Il y a moins d’un mois, ils passaient tous leurs vacances dans le Maghreb. Rue89 a fait le recensement des présidentiables qui y ont passé les fêtes de fin d'année, tous les seconds couteaux y étaient aussi et Bertrand Delanoë était à Bizerte, en Tunisie (« son pays natal »).

