Révolution en Tunisie - les tribunes

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La révolution tunisienne a révélé de manière éclatante l'échec de la politique extérieure française, qui n'a eu de cesse de soutenir le régime de Ben Ali, sous couvert de non-ingérence et de realpolitik. À l'heure où de nombreuses sociétés sont mûres pour la démocratie, il est urgent pour la France de réévaluer sa politique à l'égard des pays non démocratiques, notamment dans le monde arabe. La situation en Tunisie soulève pour l’heure de nombreuses incertitudes : l’armée, arbitre de l’avenir, encouragera-t-elle, comme cela semble être jusqu’à présent le cas, la transition démocratique, ou favorisera-t-elle la mise en place d’un régime autoritaire ? http://blogs.mediapart.fr/blog/terra-nova/250111/la-revolution-de-jasmin-ou-la-debacle-dune-politique-exterieure-francais

La révolution de jasmin ou la débâcle d'une politique extérieure française

Comme beaucoup de celles et ceux qui suivent de longue date l'actualité tunisienne, j'avoue que j'ai été surpris par la puissance de la révolte populaire qui a conduit à la fuite sans gloire de Ben Ali. Échangeant à ce sujet avec une amie journaliste qui vit à Londres, Naima Bouteldja, celle-ci m'a signalé ses superbes photos de la manifestation du 15 janvier dernier à Paris , accompagnées des propos du docteur Moncef Marzouki, l'une des grandes figures de l'opposition en exil, qu'elle avait recueillis en mai 2010 à Paris, dans le cadre d'une recherche pour l'université d'Exeter sur les mouvements islamistes en Afrique du Nord. Interloquée par son énergie, elle lui avait demandé ce qui lui permettait de rester si positif alors que le tableau de la situation politique en Tunisie qu'il dressait apparaissait si sombre... La réponse de Moncef Marzouki, que je reproduis ci-après, est à mes yeux admirable.

Un témoignage inédit de Moncef Marzouki : «Même dans le désert, il faut semer»

http://blogs.mediapart.fr/blog/francois-geze/190111/la-formidable-lecon-de-la-revolution-tunisienne-moncef-marzouki-meme-

Merci au peuple tunisien

http://blogs.mediapart.fr/edition/un-monde-davance/article/170111/merci-au-peuple-tunisien Par Pascal CHERKI, maire PS du XIVe ardt de Paris, membre de la direction d'Un monde d'avance.Merci, merci au peuple tunisien, grâce à lui l’année 2011 commence par une bonne nouvelle. Ben Ali a été chassé du pouvoir par la mobilisation conjuguée de la jeunesse tunisienne, de sa classe moyenne et de l’ensemble du salariat tunisien grâce au rôle important et souterrain joué depuis de nombreuses années et ces dernières semaines par sa principale centrale syndicale, l’UGTT. L’année commence par une Révolution qui chasse un népote corrompu et ayant dirigé d’une main de fer ce pays avec la complaisance, voire les encouragements des pays occidentaux et des régimes autoritaires du Maghreb, du proche et moyen-orient.
Entre Delanoë qui débarque au journal de 20 heures pour justifier son silence en sortant un chapelet de banalités sur la révolution tunisienne et Renaud Camus qui s’entête dans ses histoires de présidentielles, on se demande vraiment ce qui se passe dans la tête des seniors gays quand ils parlent politique... Il y a moins d’un mois, ils passaient tous leurs vacances dans le Maghreb. Rue89 a fait le recensement des présidentiables qui y ont passé les fêtes de fin d'année, tous les seconds couteaux y étaient aussi et Bertrand Delanoë était à Bizerte, en Tunisie (« son pays natal »). http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-philippe-card/170111/deux-folles-et-ben-ali-en-tunisie

Deux folles et Ben Ali en Tunisie

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-francois-bayart/170111/indecences-franco-tunisiennes Trois ans après avoir intitulé une chronique «Obscénité franco-tchadienne» (1), je me vois obligé d'en titrer une autre «Indécences franco-tunisiennes», tant le bilan de l'hyper-président se situe décidément aux antipodes des promesses de l'hyper-candidat en faveur de la démocratie urbi et orbi et relève de la pornographie diplomatique. Certes, Nicolas Sarkozy n'a été que le dernier en date des chefs d'Etat français à prodiguer un soutien inconditionnel au régime de Ben Ali. Il ne fut pas le seul à avoir la berlue quand il voyait «progresser l'espace des libertés» en Tunisie, et son prédécesseur, Jacques Chirac, avait tenu des propos tout aussi scandaleux.

Indécences franco-tunisiennes

Téhéran, Tunis. D'une révolution à l'autre

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/170111/teheran-tunis-dune-revolution-lautre Secrétaire national du PS aux droits de l'homme, à la coopération et à la francophonie, Pouria Amirshahi nous a adressé ce long texte, en réponse aux critiques faites à de nombreux dirigeants socialistes, soupçonnés de complaisance ou de modération envers le régime de Ben Ali. Selon lui, il faut désormais «repenser totalement la stratégie de coopération extérieure de la France». Secrétaire national du parti socialiste aux droits de l'Homme, je n'ai cessé depuis ma prise de fonction de prendre, ou de faire prendre à mon parti, des positions politiques sans ambiguïté à l'égard du régime tunisien et du parti au pouvoir, le RCD. Malheureusement, et sans doute parce que je ne fais pas partie des dirigeants régulièrement invités à s'exprimer en public, elles ont été peu relayées.