L’Ambassadeur des États-Unis déçu et préoccupé par le verdict du procés de Nessma TV. L'Ambassade des Etats-Unis a suivi avec beaucoup d'intérêt le procès de M.
Nebil Karoui pour blasphème et je suis préoccupé et déçu par la condamnation de la diffusion de la chaine Nessma d’un film d'animation préalablement approuvé pour distribution par le gouvernement tunisien. Sa condamnation soulève de sérieuses préoccupations au sujet de la tolérance et la liberté d'expression dans la nouvelle Tunisie. L’affaire Nessma et les maux de la société tunisienne. L'affaire Persepolis n'a pas fini de faire parler d'elle en Tunisie.
La polémique est toujours vive après la diffusion dans la soirée de vendredi 7 octobre du film iranien Persepolis de Marjane Satrapi, doublé pour la première fois en dialecte tunisien, sur la chaîne de télévision Nessma. Plusieurs personnes auraient été choquées par des passages contenant des représentations du divin (une vidéo les réunit sur Facebook). La réaction a été violente : deux jours après la diffusion du film, Nessma TV annonce que ses locaux ont été attaqués par 300 salafistes. Une information que certains blogueurs questionnent désormais, à l'instar de Sarah, auteure du blog Un œil sur la planète. Tunisie - Affaire Persepolis : le directeur de Nessma TV, Nabil Karoui, condamné à une amende pour "atteinte aux bonnes moeurs"
Nabil Karoui (C), quitte le tribunal de Tunis, le 19 avril 2012.© AFP Nabil Karoui, le directeur de la chaîne tunisienne Nessma TV, a été reconnu coupable "d’atteinte aux bonnes mœurs" ce jeudi 3 mai par un tribunal de Tunis.
Il devra s’acquitter d’une amende de 2 400 dinars pour avoir diffusé le film franco-iranien Persepolis, le 7 octobre dernier. Alors que l’on célèbre ce jeudi 3 mai la journée mondiale de la liberté de la presse, le verdict de « l’Affaire Persepolis » tombe... assez mal. Nabil Karoui, le patron de la chaîne tunisienne Nessma TV, est condamné pour « atteinte aux bonnes mœurs et trouble de l'ordre public », suite à la diffusion du film de Marjane Satrapi en octobre dernier, selon le jugement annoncé au tribunal de première instance de Tunis. Le directeur, absent lors de l’annonce du verdict, devra s’acquitter d’une amende de 2 400 dinars (1 300 euros environ).