Marée humaine pour réclamer la Chariâa. Plusieurs milliers de personnes (pas loin des 10.000) se sont rassemblées, aujourd’hui vendredi 16 mars 2012, devant l’Assemblée constituante au Bardo, pour appeler à instituer la Chariâa comme source principale de la législation dans la future Constitution, en réponse à l’appel lancé par des islamistes notamment salafistes (sauf les jihadistes) en début de semaine. Il y avait des barbus, des non barbus, des individus portant kamis, costumes ou juste un jean et un pullover, de différents âges et diverses catégories socioprofessionnelles, mais dont la majorité écrasante était des hommes. Ils ont été ramenés par bus depuis les quatre coins du pays par des associations islamistes dans une parfaite organisation. Préparés, les organisateurs se sont arrangés pour que toute la logistique soit parfaite. C’était réussi. Des individus en gilet rose ont remplacé la police pour réguler la circulation. Un salafiste enleve le drapeau tunisien à la fac de Manouba.
Tunisie – Médias: Agression des journalistes... Le brassard pour le dire. Grève au ministère de l’Equipement à travers le pays le 22 mars 2012. Les grèves, un acquis qui constitue une réelle menace (Sondage) TUNIS, 25 janvier (Xinhua) -- Au début de l'année 2012 et une année après la chute du régime Ben Ali, le souci socioéconomique se place clairement en premier lieu parmi les priorités des Tunisiens dont certains sondages indiquent que le principal handicap du redémarrage économique en Tunisie reste les grèves et sit-in qui ne font que tenir un climat social tendu.
"L'inflation et la baisse du pouvoir d'achat, la détérioration de l'économie représentent les principaux effets néfastes d'une révolution loin d'être bénéfique à une économie qui était déjà en crise malgré la vitrine des indicateurs trompeurs", a révélé mercredi à l'Agence de presse XINHUA, M. Raef Abdennadher, directeur de la Société Training and Business Center Partners (TBC) qui vient de publier le rapport de son enquête "La révolution, une année après.. ". "Les grèves et les revendications sociales constituent incontestablement à la fois le principal acquis et la principale menace pour la révolution", a expliqué M. Les Tunisiens se mobilisent contre la poussée salafiste. La ville de Sejnane, dans le nord du pays, ne donne plus vraiment l'impression d'être en Tunisie. Un an tout juste après que la révolution démocratique en Tunisie eut lancé le Printemps arabe, les sites de médias sociaux regorgent d'histoire horribles provenant de cette petite communauté de planteurs de tabac située dans la province de Bizerte.
Les habitants parlent de tribunaux de la charia, de prisons secrètes et d'attaques menées par des voyous armés de sabres contre des photographes lors des mariages, les buveurs de bière, les fabricants de statuettes, les vendeurs de vin et contre des jeunes qui n'assistent pas aux prières. Même les jeunes écolières qui refusent de porter le voile sont agressées.
Pour les extrémistes religieux qui veulent bâtir en Tunisie le "premier émirat salafiste", la prise de contrôle de Sejnane n'est que le début. "Le phénomène salafiste est présent dans tout le pays. Wajdi Ghenim: Les laïcs et les libéraux en Tunisie sont les restes du régime déchu. L’islamiste égyptien Wajdi Ghenim a affirmé , mercredi 15 février 2012, que ceux qui sont mécontents de sa visite en Tunisie sont les restes de l’ancien régime laïque qui a « mis sous pression le peuple tunisien et l’ a maintenu dans l’obscurantisme durant des décennies ». Dans une intervention en direct sur les ondes de radio Zeitouna dans le cadre d’une émission interactive avec l’intervention d’auditeurs par téléphone, il a traité ceux qui ont créé la polémique autour de son arrivée, de ses conférences et prises de positions de « laïcs et libéraux » les défiant de l’affronter sur le plan des idées et par l’argumentation.
Il a vigoureusement critiqué les idées qu’ils avancent prônant un islam modéré, affirmant que « ce sont des déviations qui s’apparentent à l’athéisme ». L’invité qui appartient au mouvement égyptien des Frères musulmans, a indiqué qu’il n’y a qu’un seul Islam celui de Dieu qui a été révélé au Prophète Mohamed (PSL) et qui doit être appliqué sans aucune altération. Mourou n’en finit pas de nourrir les ambiguïtés « Ce que je pense … "Une bonne politique doit se méfier des politiques, en particulier des plus dangereux : les penseurs modernes qui cachent des islamistes" Yadh Ben Achour, La deuxième Fatiha, p61 Mourou a rencontré Wajdi Ghonim en compagnie de Ferjani Doghman, élu d’Ennahdha à l’assemblée constituante, d’un certain nombre de ce qui semble être des savants ou professeurs théologiens tunisiens ainsi que des jeunes d’Ennahdha et apparemment des jeunes salafistes.
J’ai trouvé la vidéo filmant cette entrevue très instructive sur ce qui semble être les réelles intentions de Mourou et d’Ennahdha. Mourou à partir de la 34ème explique à Ghonim que Ennahdha fait face à beaucoup d’adversité et que 2 mois après avoir pris le pouvoir elle n’est en mesure de rien faire, car bloquée par une administration qu’elle ne contrôle pas. Ghonim de son côté a exprimé très clairement le mode de gouvernance qu’il défendait. Et à quel jeu est entrain de jouer Mourou ?
Like this:
Projet Laaroussa - Le savoir-faire des potières de Sejnane. Depuis février 2011, Laaroussa prend en charge plus d’une soixantaine de familles pour les aider à constituer, contre toute forme d’oppression et de récupération, leur propre société autogérée. « L’art, estime ce collectif, a ce pouvoir de laisser naitre des moments forts de partage et de vie où toute hiérarchie est bannie et où la structuration horizontale d’une communauté permet la mise en avant des compétences individuelles au service d’une dynamique collective de production… » Pour la petite histoire, les femmes potières de Sejnane , les collectifs artistiques, Dream City, et (collectif d’activité et de production artistique qui explore une dimension publique de l’art à Nantes, en France), se sont unis sous le nom du collectif Laaroussa.
Depuis février dernier, ils ont engagé ensemble, un projet artistique et social mené pour la création d’une coopérative artisanale de poterie à Sejnane. Une fête collective Une coopérative pour 2013 Sayda BEN ZINEB.