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Traité fin juin 2012

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Retour sur le Sommet européen des 29-30 juin 2012. L’économiste Jacques Sapir commente les résultats du dernier sommet organisé par les manipulateurs du Marché pour crédibiliser F. Hollande aux yeux de ses électeurs. Comme nous l’expliquons dans le prochain numéro de LIESI (258), dès avril 2012 (AVANT les élections présidentielles), un acteur de la Haute finance confiait le scénario qui s’est déroulé comme annoncé. Il affirmait qu’il y aurait beaucoup de "théâtre" dans ce sommet. N’est-ce pas ce qui s’est réalisé ? Tout cela pour inclure "pacte de croissance" dans le rapport final. Comme si ces deux mots étaient susceptibles de devenir le sésame pouvant magiquement se traduire par croissance et emploi pour l’économie réelle… Par Jacques Sapir – Avec 120 milliards d’euros à dépenser sur 3 ans, qui peut penser que cela pèsera sur l’économie de la zone euro, dont la richesse totale (le PIB) est d’environ 12 000 milliards ?

La simultanéité de ces contractions de l’activité économique en Europe aura nécessairement un effet cumulatif. Euro zone: the centralization battle rages on-On the Edge with Max Keiser-06-29-2012. Sommet européen des 28 et 29 juin: croissance, grèce, union bancaire... l'Europe regarde l'avenir, les marchés le présent. SOMMET EUROPÉEN - On appelle ça des divergences de vues. Ce conseil européen des 28 et 29 juin, la énième rencontre que l'on qualifie de "sommet de la dernière chance", prouve une fois de plus que les chefs d'Etat et les marchés financiers n'ont décidément pas les mêmes objectifs.

C'est un sommet qui "n'est pas un sommet banal" avait déclaré sur i>Télé le ministre français de l'économie, Pierre Moscovici. Sans doute, mais pas forcément pour les raisons qu'il croit... Pour faire simple, les investisseurs attendent une réponse concrète à la situation actuelle (Grèce, banques espagnoles, hausse des taux, croissance en berne...) alors que les chefs d'Etat, eux, pensent l'Europe de demain. Et même d'après-demain dans le cas de François Hollande. Peu de chances, donc, que tous ces acteurs de la crise européenne finissent par adopter le même point de vue au sortir de ce sommet si "crucial". LONG TERME Un serpent de mer appelé "eurobonds" MOYEN TERME L'Union bancaire faute d'union sacrée. 131388.pdf (Objet application/pdf) La supercherie du "Pacte pour la croissance"

Nigel Farage on the Failings of the EU Summit and an Antidemocratic Europe. Sommet européen: La guéguerre du «two-pack» De notre envoyée spéciale à Bruxelles Pour certains, le mot évoque le nom d’un célèbre chanteur de rap, disparu au siècle dernier. Pour beaucoup, il ne signifie rien du tout. Le «two-pack» est pourtant un texte clé qui ne laisse personne indifférent, que ce soit dans les sphères politiques nationales et européennes. L’objectif de ce texte? Il ne s’agissait pas là d’une simple recommandation: si la Belgique n’avait pas retravaillé sa copie, elle risquait une amende pouvant grimper jusqu’à 0,5% de son PIB. Mais le «two-pack» veut aller plus loin: s’il était adopté, il permettrait à la Commission d’intervenir dès le stade des débats parlementaires nationaux.

Interrogé sur ce texte, François Hollande s’est montré très flou sur sa position. Si François Hollande ne veut pas s’opposer publiquement au «two-pack», en coulisses, il n’y a pas de doute: la France n’est pas du tout favorable au projet. Céline Boff Celine Boff. François Hollande renie sa parole, les électeurs doivent être consultés. Vers une ratification « rapide » du Pacte budgétaire par la France : François Hollande renie sa parole, les électeurs doivent être consultés (Cliquer ici pour signer la pétition sur le Pacte budgétaire) Á l’issue du sommet européen des 28 et 29 juin, le président de la République vient d’annoncer qu’il va demander au Parlement une ratification « rapide » du Pacte budgétaire.

Il renie ainsi l’une de ses principales promesses électorales, celle de renégocier ce traité. Les décisions du sommet européen ne comportent en effet aucune mesure de nature à stopper la plongée aujourd’hui engagée de la zone euro dans un gouffre économique, social et démocratique. Durant la campagne électorale, François Hollande avait affirmé de façon répétée que la France ne ratifierait pas le Pacte budgétaire sans l’avoir renégocié de façon substantielle. Ce sommet européen marque une étape supplémentaire dans la décomposition des solidarités et de la démocratie en Europe.