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Team Legislateurs

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Le transhumanisme, entre fantasme et politique. Faut-il réglementer le transhumanisme ? Interview avec Isabelle Debré – ThinkH+ Il est évident qu’il y a un besoin législatif.

Faut-il réglementer le transhumanisme ? Interview avec Isabelle Debré – ThinkH+

Tout ne peut pas être laissé à la bonne volonté des personnes, physiques ou morales. Dans le cadre de leur réflexion sur la création d’un cadre réglementaire adapté aux biotechnologies et au transhumanisme, Sofia, Hugo et Lorenzo, fondateurs de ThinkH+, ont rencontré Isabelle Debré, Vice-Présidente du Sénat, membre de la Commission des affaires sociales et sénatrice des Hauts-de-Seine. Madame Debré, merci d’avoir accepté de nous recevoir. Notre première question est relativement générale.

L’un des principaux défis que rencontre le transhumanisme est son manque de visibilité auprès du grand public. Luc Ferry: "Il y a, dans le transhumanisme, le pire et le meilleur" Après la vie bonne, la spiritualité et l'amour, comment en êtes-vous venu à vous pencher sur le sujet très "scientifique" du transhumanisme?

Luc Ferry: "Il y a, dans le transhumanisme, le pire et le meilleur"

La première tâche de la philosophie consiste à penser son époque. Elle doit être, comme le disait Hegel, "son temps saisi dans la pensée". Or nous vivons une troisième révolution industrielle, une révolution qui bouleverse le monde, avec deux retombées principales: d'un côté, la naissance de la technomédecine, de l'autre, celle de l'économie collaborative, avec des applications comme Uber, Airbnb, BlaBlaCar, etc. Je n'en pouvais plus des idéologies dépressives, des nostalgies de la IIIe République. Quelles sont les grandes caractéristiques du transhumanisme? Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Un week-end pour réfléchir Nous avons puisé dans notre collection de grands entretiens pour vous concocter un week-end de réflexion sur les enjeux du numérique, histoire de bien attaquer cette nouvelle année scolaire.

Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?

Pour encourager les travaux sur ces sujets, Rue89 lance d'ailleurs avec le Fabernovel Institute les Prix des Talents de la recherche. Ce concours, ouvert jusqu'au 27 septembre, s'adresse aux jeunes chercheurs. A la clé : 5 000 euros de prix. Mathieu Deslandes. Sénat & Transhumanisme. Comme le rappelle Jean-Michel Besnier141(*) dans son ouvrage « Demain les posthumains », c'est Peter Sloterdijk qui, dès 1999, a donné une crédibilité philosophique à la question du posthumanisme.

Sénat & Transhumanisme

Au cours d'un colloque consacré à Heidegger et à la fin de l'humanisme, il a postulé que le développement des technosciences imposait d'envisager un nouveau système de valeurs accompagnant la production d'êtres nouveaux et légitimant le pouvoir de ceux qui bénéficieront des technologies d'augmentation de l'être humain. Les idéologies posthumanistes trouvent leurs racines dans une contre-culture des années soixante percevant dans la technologie un nouveau vecteur de rupture. Elles affirment que l'humanité devra s'élargir au non humain (cyborgs, clones, robots, tous les objets intelligents), l'espèce humaine perdant son privilège au profit d'individus inédits, façonnés par les technologies. Selon Peter Sloterdijk la différence entre le posthumanisme et le transhumanisme n'est guère fixée. Obama : « l’intelligence artificielle pourrait accroître les inégalités » Le président américain a consacré un long entretien à la question de l’intelligence artificielle, tandis que la Maison Blanche a publié une série de recommandations à ce sujet.

Obama : « l’intelligence artificielle pourrait accroître les inégalités »

C’est une interview hors du commun qu’a donnée Barack Obama au magazine américain Wired, spécialisé dans les nouvelles technologies. Dans un long entretien publié mercredi 12 octobre, le président américain livre sa vision de l’intelligence artificielle (IA), de ses enjeux et de la façon dont le gouvernement devrait s’impliquer dans ce domaine. Le même jour, la Maison Blanche a publié un rapport sur l’état de l’IA et établi une vingtaine de recommandations. « Si l’on s’en sert correctement, l’IA peut générer énormément d’occasions et de prospérité », estime Barack Obama. « Mais il peut aussi y avoir de mauvais côtés, et il va falloir régler ça notamment pour préserver l’emploi. L’IA pourrait accroître les inégalités ».

Réticent à réguler.