background preloader

Souffrance au travail

Facebook Twitter

Portrait : Christophe Dejours, père de la psychodynamique du travail. En explorant les liens entre travail et souffrance psychique, le psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours (a) a créé une nouvelle discipline et levé le voile sur les effets délétères de certains modes d'organisation et d'évaluation.

Portrait : Christophe Dejours, père de la psychodynamique du travail

Depuis son premier livre, Travail, usure mentale, publié en 1980, le psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours n'a cessé de dénouer les liens entre souffrance mentale et travail : " Quand, il y a trente ans, je défendais le concept de souffrance psychique, beaucoup ricanaient - les sociologues, qui le trouvaient trop chrétien, comme les syndicalistes, qui jugeaient ce terme petit-bourgeois. Or la souffrance est inévitablement au rendez-vous du travail. Le réfuter revient à faire un contresens théorique. Ce qui n'est pas joué, c'est le destin de cette souffrance. Pour Christophe Dejours, tout commence en 1968. Travail, usure mentale est le fruit d'enquêtes de terrain et d'une confrontation entre psychanalyse, ergonomie et sciences sociales. (a) Les cadres sont-ils les nouveaux OS du XXe siècle ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Gabriel Blumen, chercheur en anthropologie juridique Nous avons une certitude, l'homme est le plus grand prédateur de notre planète.

Les cadres sont-ils les nouveaux OS du XXe siècle ?

Nous avons un paradigme : l'homme est un loup pour l'homme. Ce que l'on oublie c'est que cette prédation peut prendre des formes multiples dont certaines s'avèrent très perverses. L'esclavage en est une. Une autre chose que l'on oublie c'est qu'il peut prendre de multiples formes. Une des grandes inventions de la révolution industrielle fut le taylorisme. Mais cette parcellisation eu un effet caché dévastateur : la perte de conscience de la valeur de la tâche. Ce fut alors un des creusets du désespoir. Mais la souffrance ouvrière fut masquée. La situation aurait pu en rester là, confortable.

Sans le savoir, en croyant se libérer au profit d'autres lointains, il ne fit que s'enchaîner à nouveau. Eternel recommencement, après avoir amélioré le rouage humain on se tourna vers le travail lui-même. Les Français ne peuvent pas se concentrer au travail. Selon une étude réalisée par Sciforma, les français auraient de plus en plus de mal à se concentrer au travail.

Les Français ne peuvent pas se concentrer au travail

Avec la présence récurrente des outils informatiques et de télécommunication, les salariés se voient sollicités par différentes messageries, appels, sms… Il ressort de cette étude quelques chiffres vraiment intéressants : Les Français ne peuvent pas se concentrer plus de 12 minutes à son travail sans être interrompu93,3% des français passent plus de 4 heures par jour sur leur ordinateur70% déclarent utiliser leur ordinateur pour gérer leurs affaires personnelles au bureauPlus d’un Français sur deux se connecte à des réseaux sociaux durant ses heures de travailPrès d’un message sur 3 revêt un caractère non professionnel75% avouent interrompre leur travail pour regarder le contenu d’un nouveau message qu’ils viennent de recevoirPour plus des deux tiers des Français, ce qui est urgent passe avant ce qui est important, et 25% des sondés estiment ne travailler que dans l’urgence.

Démotivés - Ces salariés qui se désengagent - Enquête sur la rel. Quand le travail useLe monde amer de Starbucks. Etre salarié chez le cafetier, c'est être un «partenaire», mais surtout être sous pression de la direction.

Le monde amer de Starbucks

Franchir la porte de la boutique. Se faire intercepter du regard par un vendeur moins de dix secondes après. Choisir un café sur une carte longue comme celle d'un restaurant. Le payer cher. Finir par le boire affalé dans un fauteuil confortable. J'avais toujours regardé cette marque d'un œil neutre, pas malheureux de poser mes fesses dans les fameux fauteuils pour squatter le wifi gratos. Violemment à charge, le texte dépeint une réalité désastreuse et des employés traités comme des esclaves à la merci de leurs manageurs.

«On est les meilleurs. Mon enquête a débuté dans un café parisien. Comme des centaines de jeunes employés de chez Starbucks, c'est la recherche d'un petit boulot d’étudiant qui l’avait incitée à postuler. Comme tous les nouveaux employés chez Starbucks, elle hérite d'un CDI. «Ils t'embobinent avec leurs phrases à deux balles. «J'ai fait plein de jobs étudiants.