Droits de scolarité: le mouvement atteint 160 000 étudiants. Plus de 30 000 étudiants de l'Université Concordia se sont joints au mouvement, portant le total à plus de 160 000, et des votes de grève ont encore lieu dans des institutions collégiales et universitaires à travers la province, dont en Outaouais. De son côté, le premier ministre Jean Charest a répété que le gouvernement irait de l'avant avec l'augmentation des droits de scolarité, qui est à l'origine du conflit.
Le gouvernement a annoncé une augmentation de 325 $ des droits de scolarité à chacune des cinq prochaines années. Le porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, Gabriel Nadeau-Dubois, affirme que le mouvement n'est pas sur le point de s'essouffler et ira au contraire en s'accentuant. Selon lui, la balle est dans le camp de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. M. Le leader étudiant note que cette menace a été brandie à chaque conflit sans jamais être mise en oeuvre.
Plus de détails dans LeDroit du 9 mars ou sur ledroitsurmonordi.ca. Contre la hausse: un débat réclamé | Pascale Breton. C'est ce que soutiennent certains groupes formés notamment des organisations étudiantes, de professeurs et de chercheurs de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) qui s'opposent à la hausse des droits de scolarité. Le gouvernement a investi des millions de dollars supplémentaires dans les universités au cours des dernières années. Mais les résultats ne se voient pas dans les salles de cours, déplore la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins. Les universités se livrent une bataille féroce pour attirer la clientèle.
Les programmes se multiplient. «On a vu notre argent aller de ce côté, beaucoup plus que dans l'enseignement et la recherche», déclare Mme Desjardins. Au lieu d'augmenter les droits de scolarité, les étudiants proposent au gouvernement de taxer ceux qui ont des revenus élevés en ajoutant des paliers d'imposition. Les rapports étudiants-professeur sont de plus en plus élevés dans les groupes. Nouvel affrontement étudiants-policiers. Les policiers ont les étudiants à l'œil, alors que les manifestations contre la hausse des droits de scolarité se multiplient. S'ils appellent les protestataires à plus de collaboration, les étudiants leur demandent «plus de civisme». Une nouvelle manifestation s'est accompagnée de gaz lacrymogènes hier, dans les rues de Montréal. Elle faisait écho aux déclarations du premier ministre Jean Charest, qui a réaffirmé hier son intention de hausser les droits de scolarité de 325 $ par année pendant cinq ans, quoi qu'en pensent les étudiants qui sont en grève depuis trois semaines.
Selon le gouvernement libéral, la hausse est nécessaire pour offrir de bons cours aux étudiants. En début d'après-midi, hier, 500 étudiants se sont rendus devant l'édifice de Loto-Québec, où se trouvent les bureaux de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, qui appuie la hausse de la contribution étudiante. Au total, cinq personnes ont été arrêtées. Occupation à l'UdeM. Affrontement étudiants - police, quelles limites? | 24 heures en 60 minutes. 03-08 Droits de scolarité: Québec ne doit pas fléchir, selon Legault | Martin Ouellet. Des propos réconfortants pour le premier ministre Jean Charest qui semble déterminé à accroître le coût des études supérieures malgré la colère et la détermination des associations étudiantes.
En entrevue à La Presse Canadienne, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a invité le gouvernement Charest à «rester ferme» et à ne pas succomber aux pressions des grévistes opposés à la hausse de 1625 $ des droits de scolarité sur une période de cinq ans. «Il ne faut pas commencer à reculer sur l'essentiel à chaque fois que des groupes de pression manifestent. Sans remettre en cause la paix sociale, il faut tout de même être ferme concernant l'importance d'augmenter les frais de scolarité au Québec», a dit M. Legault. À ses yeux, le redressement des droits de scolarité au Québec n'est pas seulement souhaitable, mais incontournable pour mieux financer les universités et prévenir un exode des meilleurs professeurs.
D'après M. Le mouvement prend de l'ampleur M. 03-08Appel aux profs: lettre ouverte au député de Prévost - Profs contre la hausse. Cette lettre fut remise lors de l’action contre la brutalité policière prévue pour le vendredi 9 mars à St-Jérôme. Gilles Robert, député de Prévost Bureau de circonscription: 227, rue Saint-Georges Bureau 205 Saint-Jérôme (Québec) J7Z 5A1 Monsieur Gilles Robert, Nous vous écrivons cette lettre afin de vous signifier qu’en tant que citoyens et citoyennes du Québec, nous ne souhaitons pas vivre dans une société qui utilise la violence et la répression comme réponse aux revendications et à l’expression de ses citoyens et citoyennes. L’attitude du gouvernement envers les étudiants et les étudiantes est déplorable et inquiétante. Les mesures adoptées par le gouvernement en matière d’éducation (hausse des droits de scolarité) sont discutables, voire socialement injustes. Alors que le gouvernement refuse tout dialogue et toute négociation avec le mouvement étudiant, il laisse les policiers les gazer et les matraquer… Une telle violence est inacceptable.
03-08 www.csn.qc.ca - Communiqué de presse. La FEESP-CSN s'inquiète du peu d'ouverture du gouvernement du Québec à discuter de l'impact de la hausse des droits de scolarité. La Fédération des employées et employés de services publics trouve inacceptable que le gouvernement de Jean Charest et sa ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, ne soient pas plus responsables quant à l'avenir des jeunes et du développement du Québec.
La fédération, qui représente des employé-es de soutien de commissions scolaires, de cégeps et d'universités, juge nécessaire que l'éducation, qui est un pilier du développement de la société et de la démocratie, ne soit pas traitée comme une marchandise ou un choix budgétaire parmi d'autres. « Alors que le gouvernement Charest se targue de travailler pour l'avenir et le développement, il est prêt à sacrifier notre jeunesse et sa capacité de poursuivre des études de niveau supérieur. Il est inconcevable de favoriser un système qui repose sur l'endettement accru des étudiants. 03-08 Étudiant blessé à l'oeil: son père en colère | Tristan Péloquin. Gilles Grenier savait que son fils Francis, âgé de 22 ans, qui étudie en arts au cégep, participait à la manifestation de mercredi devant les locaux de Loto-Québec.
«Je connais mon gars, je sais qu'il est pacifique, qu'il n'a pas l'habitude de jouer les gros bras. Et là, je reçois un appel à 17h, on me dit qu'il a l'oeil arraché! C'est quoi, ça?» Devant l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, Gilles Grenier est calme, malgré la fatigue. Il pèse chacun de ses mots. «Je ne veux pas que l'histoire de mon fils fasse escalader la tension, mais je trouve ça triste.
Il faut que les policiers réfléchissent à ce qu'ils font», implore-t-il. Au cours de la nuit, son fils a dû se faire opérer d'urgence à un oeil. Selon sa version des faits, l'étudiant aurait reçu des éclats d'une «grenade assourdissante» - ou flash bang - lorsque les policiers ont dispersé les manifestants mercredi après-midi. Visite des enquêteurs. 03-08 Un policier aurait refusé de l'aider. Francis Grenier, le jeune homme qui a reçu une grenade assourdissante près du visage lors de la manifestation étudiante de mercredi craint de ne jamais recouvrer la vue, et ce, malgré une délicate opération chirurgicale subie la nuit dernière.
Ce n'est pas avant quelques semaines qu'il saura s'il verra à nouveau. «J'ai encore peur pour mon œil. Pour le moment je ne vois que des ombres, mais très peu». «Force exagérée» Même si l'étudiant dit aller «un peu mieux», il fait un triste bilan de l'affrontement de mercredi entre policiers et étudiants: «La force utilisée par les policiers était exagérée». «On manifestait de façon pacifique, on chantait quand la grenade est arrivée à un pied de mon visage, entre moi et ma copine» explique le jeune homme de sa chambre d'hôpital, en entrevue à LCN Matin.
(photo: TVA Nouvelles) L'étudiant blessé affirme qu'il quittait les lieux lorsqu'il a été blessé. Un policier refuse de l'aider? La police enquête. 03-08 «Les policiers ont perdu le contrôle» dit la FEUQ. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) exhorte le premier ministre Jean Charest à «dénoncer la violence policière à l'égard des étudiants qui manifestaient pacifiquement devant les bureaux de Loto-Québec», mercredi après-midi, pour protester contre la hausse des frais de scolarité.
La manifestation de mercredi, qui a été le théâtre d'affrontements violents entre policiers et manifestants, a fait une vingtaine de blessés, dont ce cégépien de Saint-Jérôme qui a reçu une grenade assourdissante près du visage et qui craint de perdre l'usage de son œil. La fédération étudiante estime que le silence du premier ministre dans ce dossier est «inadmissible». «En ne dénonçant pas la répression policière contre les étudiants, le premier ministre, ministre de la Jeunesse, y consent, a affirmé la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, jeudi, dans un communiqué. Combien de temps encore Jean Charest va-t-il se mettre la tête dans le sable ?
«Pas acceptable» « Ce n'est pas acceptable. 03-08 La police qui pardonne? Mon œil! «Allo 911? Y a du grabuge au centre-ville… Nous envoyer la police?!! Êtes-vous folle madame, vous ne pensez pas qu’ils en ont déjà assez fait?» On imagine tout de suite la levée de boucliers (littéralement ces jours-ci) chez certains «drettistes»… «Ben quoi, les étudiants l’ont cherché : y’avaient juste à pas écouter leur idole, là, Claude Bieber! Tsé, le gars qui chante déguisé en police dans une Galaxie près de 19-2!»
Bon… On part de loin. Les commentaires de Legault (le comédien talentueux, pas le twit de la CAQ) ont été grossis de façon ri-di-cu-le. OK, OK les bleus, on abaisse les boucliers, on a dit «certains», comme dans «certains» de vos chefs veulent plaire à des politiciens et vous pressent pour que vous «matiez» la «rébellion». «La liberté d’assemblée, c’est le droit que nous avons de nous rencontrer, peu importe l’objet de la réunion. Un jeune est à moitié aveugle! Pourquoi le SPVM a-t-il utilisé ce type d’engin explosif si cela pouvait causer des lésions aussi graves? 03-08 Propos controversés - Claude Legault fait son mea culpa.
03-08 SPVM, ça vas-tu? – Partiellement Martel. 8 mars 2012 13h39 · Joël Martel Salut à toi brigade anti-émeute du SPVM! Dis-moi, qu’est-ce qui te fait peur? Parce que visiblement, on ne se fera pas de cachettes, à voir tes agissements lors de la manifestation du 7 mars 2012, tu as affiché tous les symptômes de quelqu’un qui a la chienne. Pour être bien franc avec toi, je ne comprends pas du tout ce qui a bien pu se passer. C’est vrai, je n’étais pas là. Ça reste que logiquement, je ne vois vraiment pas ce qui t’a tant terrorisé pour que tu en viennes à pitcher des grenades assourdissantes dans un tas d’étudiants. À ce que je sache, aucun d’entre-eux est un expert dans l’art de tuer à mains nues. En tout cas, la prochaine fois qu’il y aura une manif, au lieu de fesser sur le monde pour qu’ils se dispersent, amène dix grosses caisses de son pis fais jouer dans le tapis un greatest hits de Nickelback.
L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir. 03-08 Grève étudiante: après les heurts, le calme | Émilie Bilodeau et Philippe Teisceira-Lessard. Pendant plusieurs heures, quelques centaines de manifestants ont circulé dans les rues de la métropole. Au plus fort de la manifestation, la police estimait que 800 personnes battaient le pavé.
Seuls deux accrochages sont survenus pendant la marche. En fin d'après-midi, l'arrestation d'un passant intoxiqué a créé un certain brouhaha parmi la foule de manifestants. Croyant voir un des leurs être appréhendé, des protestataires ont fait voler en éclats la vitrine d'une pharmacie. Quelques dizaines de minutes plus tard, une échauffourée a éclaté entre une automobiliste et une poignée de manifestants. Entourée par le flot des manifestants, la femme a klaxonné à de nombreuses reprises et a tenté de lentement de se frayer un chemin à travers la foule.
Les manifestants ont refusé de la laisser passer. Pour Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), il s'agit d'événements isolés qui ne doivent pas éclipser le bon déroulement général de la manifestation.