Revue de presse Droit à l'oubli
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Les données numériques sont impalpables : c'est à la fois leur force et leur faiblesse. En effet, leur effacement ne peut pas être contrôlé facilement, et le respect de la vie privée des internautes en souffre sans vraiment qu'ils s'en rendent compte. La secrétaire d'État à l'Économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, propose de garantir le "droit à l'oubli numérique". Elle souhaite la création de labels pour les sites Web, particulièrement pour les réseaux sociaux, afin de garantir l'effacement des données. NKM imagine un Internet séparé en trois types d'espaces : un où l'utilisateur serait anonyme, un autre où certaines données seraient collectées et un dernier où l'internaute devrait décliner son identité exacte. Chaque site serait labellisé en fonction de sa zone d'appartenance et des engagements qu'il prendrait.
A l'invitation de Nathalie Kosciusko-Morizet, les acteurs du numérique sont venus débattre des moyens à mettre en oeuvre pour concrétiser le droit à l'oubli numérique, le jeudi 12 novembre à Sciences Po Paris. « Le droit à l'oubli numérique couvre le droit à l'anonymat, à l'incognito et à la solitude », a rappelé ce matin le président de la CNIL, Alex Türk, en introduction de l'atelier organisé sur ce thème par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état chargée de l'économie numérique (*) , accueilli ce jeudi 12 novembre dans l'amphithéatre de Sciences Po Paris. Les internautes communiquent sur le Web de plus en plus de détails sur eux-mêmes, plus ou moins volontairement, tant sur les réseaux sociaux qu'au gré de leurs multiples navigations. Des informations personnelles qui les rattrapent quelquefois lors d'un entretien d'embauche au cours duquel le recruteur leur rappelle quelque frasque passée.