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Le blog de letourdefranceentrain. Des milliers de cheminots défilent contre l'ouverture à la concurrence. Les députés pointent la fragilité financière du Snit. Francis Grignon : "Certains élus se disent qu'il faut faire bouger les lignes" Le sénateur UMP Francis Grignon. © DR Au lendemain de la remise au gouvernement de son rapport sur les "conditions pour une expérimentation portant sur l'ouverture à la concurrence des services de transports ferroviaires régionaux de voyageurs", le sénateur UMP du Bas-Rhin Francis Grignon répond aux questions de Mobilicités.

Mobilicités : Après une première mouture piratée puis "avortée" de votre rapport sur l'ouverture à la concurrence des lignes TER avant les élections régionales de 2010, qu'est-ce qui a changé dans celui que vous venez de rendre au gouvernement ? Francis Grignon : Dans la première version, seules l'Alsace et Rhône-Alpes avaient participé au comité des parties prenantes. Cette fois, j'ai pu rencontrer la moitié des présidents de régions et l'Association des régions de France (ARF).

J'ai aussi revu tous les syndicats, les nouveaux opérateurs ferroviaires, la SNCF, RFF... Cela permet de mieux éclairer les problématiques et d'en tenir compte dans le nouveau rapport. TER ouverts à la concurrence: syndicats et régions entre hostilité et mises en. L'ouverture à la concurrence, surtout lorsqu'elle s'attaque au rail, est toujours un sujet chaud-brûlant. Témoins, les réactions au lendemain de la remise (enfin) au gouvernement du rapport Grignon (à lire ici en pdf), après deux ans d'atermoiements. Le sénateur, calé sur l'hypothèse d'une ouverture à la concurrence des TER à partir de 2019, propose un mode opératoire pour lancer assez vite des expérimentations afin de tester en grandeur nature la fin du monopole de la SNCF sur les lignes régionales.

Réaction d'abord de l'Association des régions de France (ARF), par la voix de Jacques Auxiette, le président de la région Pays de Loire. Sans entrer dans une polémique en s'opposant frontalement aux expérimentations, Auxiette souligne qu'il y a d'autres réponses possibles que «la libéralisation et la mise en concurrence» pour répondre aux «dysfonctionnements actuels», qu'il ne nie pas. «Attention à ne pas répéter les erreurs du fret» A la CFDT ou à l'Unsa, les propos sont moins virulents. La séparation entre la SNCF et RFF discréditée. Il n’y a pas que pour les finances publiques ou l’industrie que la France cultive son tropisme allemand. Les passes d’armes qui se sont récemment multipliées entre la SNCF et RFF ont ouvert une brèche.

Le modèle français de séparation des activités ferroviaires issu de la loi de 1997 serait moins pertinent qu’en Allemagne. «Notre système RFF-SNCF n’a pas d’avenir. Ce modèle n’optimise pas la dépense collective», a déclaré Guillaume Pépy le mois dernier au Monde, ajoutant que «les Allemands, eux, ont conservé leur caractère intégré.». Outre-Rhin, la séparation entre les activités de transport et la gestion de l’infrastructure imposée par la directive européenne de 1991 s’organise différemment. Mais, fait singulier et unique en Europe, l’opérateur historique est toujours «gestionnaire délégué du réseau». «La SNCF veut être rémunérée le mieux possible pour les services qu’elle fournit à RFF», pendant que le propriétaire des rails «cherche le coût le plus bas», résume Thierry Salmon.

Cheminots et usagers de la SNCF sur les mêmes rails - Actualité Région. Torpedolos Samedi 12 mars 2011 à 14h59 @Pmich: Vous vous trompez totalement de cible. Ce ne sont pas les syndicats qui ont encouragé le "tout camion" dans les années 60/70, ce ne sont pas les syndicats qui font fermer les lignes et les gares de triages depuis 40 ans, ce ne sont pas les syndicats qui cessent les investissements dans l'infrastructure, ce ne sont pas les syndicats qui ont séparés la SNCF et RFF en 1997, bien au delà de ce que demandait l'Europe, etc... En fait, les syndicats se sont même opposés a cela. Dans le même temps, en Allemagne, l'état effaçait la dette des chemins de fer, dette de 64 milliards d'euros (6 fois le plus fort déficit de la SNCF), et les Anglais re-investissait en masse dans leur réseau.

Plus de 60% des jours de gréves en France (et pas que a la SNCF), sont simplement destiné a être reçu par la direction de l'entreprise. Signaler un abus. Région Nord/Pas-de-Calais : Usagers/cheminots même combat ! Alors que la voix des Usagers de la SNCF se fait de plus en plus forte sur la dégradation des conditions de circulation, que les usagers appellent à la grève, la CGT Cheminots se félicite de voir les Usagers réclamer des moyens humain et matériel supplémentaires pour que les cheminots puissent assumer leurs missions de Service Public. Depuis de nombreuses années maintenant, la SNCF a fait le choix du business, comme aime le dire son PDG : Mr Pepy plutôt que celui du Service public, il est donc prévisible que les voyageurs et les cheminots en subissent les conséquences. Des milliers d’emplois supprimés chaque année, la désintégration de l’unicité de l’entreprise laissant à chaque activité le soin de gérer ses propres priorités, qui malheureusement sont aujourd’hui plus d’ordre financières qu’organisationnelles.

De plus en plus la solution de facilité est prise : « train supprimé ». C’est pourtant ce qui se passe de plus en plus à la SNCF pour gagner en personnel. Pourquoi les problèmes de la SNCF ne sont pas près de s'arrêter. SNCF. Quand on veut tuer son chien... La SNCF en déroute : « le service public ne répondrait plus ! » La France entière s’émeut de voir un train mettre 26 heures pour relier Strasbourg à Port-Bou et Nice ou un autre ne pas arriver à la bonne destination. Ces évènements ne sont, malheureusement, que la résultante des politiques menées à la SNCF depuis plusieurs années.

Pour la CGT/Cheminots, quand une Entreprise Publique comme la SNCF se détourne du service public pour faire du business, comme aime a le dire son PDG : Mr Pepy, il est prévisible que les voyageurs et les cheminots en subissent les conséquences. Depuis que la Direction de la SNCF a accentué son organisation en branches indépendantes refusant toutes formes de mutualisation des moyens humains et matériels, les dysfonctionnements deviennent le triste quotidien des usagers et l’angoisse des cheminots qui pour la majeure partie ont encore le souci du travail bien fait, de la Sécurité et du service rendu aux usagers.

Pour la CGT/Cheminots ce genre d’incident illustre le contenu de nos luttes. Quand on sépare la roue du rail, ça déraille ! Les difficultés rencontrées par Eurostar en décembre dernier amènent à se réinterroger sur le modèle européen (entendez le modèle imposé par les idéologues libéraux de la commission de Bruxelles) de libéralisation, basé sur la séparation entre la gestion des infrastructures et l’exploitation qui est confiée à plusieurs opérateurs de transport ferroviaire mis en concurrence. Voici ce que l’on peut lire dans un article récent de La Vie du Rail [1] : « Ces évidentes interfaces entre deux intervenants représentatifs du nouveau paysage ferroviaire (ici Eurotunnel et Eurostar) ne sont peut-être qu’une illustration d’un chemin de fer « éclaté », sur lequel l’exploitation quotidienne est déjà difficile, et où la gestion d’une situation de crise peut conduire aux extrémités que l’on vient de connaître.

Le modèle ferroviaire voulu par la Communauté européenne reste celui de la séparation des infrastructures et de l’exploitation. On retrouve un constat similaire dans Alternatives Economiques. Europe+néolibéralisme=détérioration du service public : lebloglibredemonquartier. Lu sur : Le gouvernement favorable à une hausse des tarifs de la SNCF LEMONDE.FR avec AFP | 04.12.10 | 16h46 • Mis à jour le 04.12.10 | 17h19 En pleine offensive commerciale de la SNCF à l'appproche des fêtes, le secrétaire d'Etat aux transports, Thierry Mariani, a pris le risque d'une nouvelle controverse sur le tarif des billets de trains en prônant, samedi 4 décembre sur Europe 1, une hausse "raisonnable" pour financer l'entretien des lignes.

Cette hausse, dont il n'a pas chiffré la proportion, compenserait en partie l'augmentation des droits de péage payés par la SNCF au gestionnaire public des voies Réseau ferré de France (RFF) pour faire circuler ses trains. "Ne pas augmenter les droits de péage, ça veut dire que ce serait le contribuable qui subventionnerait (seul) l'entretien" des lignes, a argumenté M. Mariani. Les déclarations de M. Et aussi : SNCF : privatisation vampire ou développement du service public ? Cheminots - Luc Joulé et Sébastien Jousse    Réalisé par Luc Joulé et Sébastien Jousse. France. Documentaire. Durée : 1h21. (Sortie 17 novembre 2010). En ces temps où les mots semblent retrouver du sens, le titre du documentaire de Luc Joulé et Sébastien Jousse sonne déjà comme un appel à la résistance.

Le cinéma a commencé dans une gare, celle de la Ciotat. Oh ! On verra donc enfin sur un écran des hommes et des femmes fiers de leur travail, fiers de défendre le service public, souffrant que l’on fasse tout pour les casser, pour leur enlever la flamme qui les habite. Agents de circulation, agents de maintenance, agents d’accueil, agents de régulation du trafic, tous se succèdent dans un film où l’on ne sera pas étonné de voir apparaître des hommes qui prêchent le "non" de la révolte citoyenne : Ken Loach et Raymond Aubrac. En suivant ce travail simple et didactique, on comprendra mieux les enjeux sociaux du moment et toutes les questions mal posées, volontairement ou pas, deviendront caduques. Sociétés : Les Français sont plus fiers de leurs trains que les Allemands. Selon un sondage TNS Sofres, 66% des Français «ont une bonne image» de la SNCF. Les Espagnols sont 81% à apprécier leur compagnie ferroviaire, les Italiens 48% et les Allemands 41%.

La SNCF est nettement mieux aimée des Français que la Deutsche Bahn (DB) l'est des Allemands. C'est la conclusion qui ressort d'un sondage de TNS Sofres réalisé pour le compte de la compagnie française dans quatre pays (France, Allemagne, Espagne, Italie), du 1er au 6 septembre en France et du 2 au 9 septembre en Allemagne, Espagne et Italie. 59% des Français sont fiers de la SNCF Seuls 41% des Allemands ont une «bonne image de la DB», tandis que 66% des Français en ont une de la SNCF, alors que 59% des Allemands et 34% des Français ont une «mauvaise image» de leur compagnie respective. Dans le détail, 59% des Français sont fiers de la SNCF et 53% y sont attachés, quand seulement 35% et 24% des Allemands le sont de la DB. Sévère concurrence entre Alstom et Siemens.

Cheminot, un métier en plein bouleversement.