Conflict of interest
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Most eyes were on the plunging equity markets today, and the rating agencies must be plenty glad for the air cover. The House Oversight Committee unearthed some real dirt today. From CNBC (hat tip reader Michael ): In a hearing today before the House Oversight Committee, the credit rating agencies are being portrayed as profit-hungry institutions that would give any deal their blessing for the right price. Case in point: this instant message exchange between two unidentified Standard & Poor’s officials about a mortgage-backed security deal on 4/5/2007: Former Managing Director Jerome Fons, who worked at Moody’s until August of 2007, says Moody’s was focused on “maxmizing revenues,” leading it to make the firm more “issuer friendly.”
C'est Alexandre Delaigue, blogueur économiste sur Econoclaste, qui a découvert cette perle sur le blog Naked Capitalism et l'a traduite . Elle rapporte un bref échange (sans doute sur Twitter ou sur une autre messagerie instantanée) entre deux « officiels » de Standard & Poors qui vient d'être rendu public au cours des auditions organisées par la Chambre des représentants des Etats-Unis sur les origines de la crise financière : Rappelons qu'il n'existe que trois agences de notation au monde capables de noter des produits complexes : Standard & Poors, Moody's et Fitch, qui est d'origine française. On a beaucoup critiqué leur responsabilité car ce sont elles qui « notent » les produits financiers crées par les banques ou les fonds qui veulent les vendre.
Depuis le début de la crise, les agences de notations ont très mauvaise réputation. Comme pour les agences de presse, il en existe trois de taille mondiale. Sauf que contrairement à l'AFP, AP et Reuters, qui sont concurrencées sur le « marché » de l'information par de nombreux médias de différentes tailles, Moody's, Standard & Poors et Fitch Ratings sont les seules à exercer leur métier au niveau mondial.
Moody's et Standard & Poor's, les deux grandes agences de notation devant lesquelles se prosternent les gouvernements et les grandes entreprises, sont sur le point de vivre une décote historique. Vous avez entendu parler des courriels échangés par les dirigeants de la grande banque américaine Goldman Sachs , discutant de leur stratégie pour profiter de la déconfiture financière de leurs propres clients ? Ce n'est rien à côté des mails des employés de Moody's et S&P qui s'entendent pour aider Goldman Sachs à y parvenir. Car leur rôle dans la crise fut essentiel. C'est eux qui, en donnant leur note AAA à des produits financiers complètement toxiques, ont affirmé sur l'honneur aux acheteurs, investisseurs, fonds de pension et banques étrangères que ces produits étaient super sûrs.