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Juillet

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Cégeps touchés par la grève: les professeurs exigent du renfort. À moins d'un mois de la reprise des classes, les enseignants des cégeps touchés par la grève étudiante estiment qu'il manque toujours 300 enseignants supplémentaires dans le plan prévu par Québec pour assurer le bon déroulement des trimestres intensifs de l'automne, a appris La Presse.

Cégeps touchés par la grève: les professeurs exigent du renfort

Le syndicat affirme que la qualité de l'enseignement souffrira du manque d'effectifs. «Ce qu'on nous offre est nettement insuffisant pour assurer un suivi et un encadrement adéquats aux élèves», déplore Micheline Thibodeau, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignants du Québec-CSN, qui représente 13 des 14 cégeps dont le trimestre d'hiver a dû être reporté à cause du conflit. Après des mois de piquets de grève tenus par les élèves, voici que leurs enseignants envisagent à leur tour de faire des moyens de pression. «Que ce soit clair: nous serons là pour nos élèves. «Il nous faut de l'aide si on veut faire un travail de qualité. Le 22 juillet, et toujours dans la rue. «Tout ça s'inscrit dans un contexte. Ce n'est pas seulement la hausse des droits de scolarité, mais c'est aussi la taxe santé, la hausse des tarifs d'électricité, donc c'est tout ça qu'on dénonce aujourd'hui», a déclaré Camille Robert, coporte-parole de la CLASSE.

Son collègue Gabriel Nadeau-Dubois s'est réjoui du nombre de participants à cette grande manifestation. La CLASSE estime que 80 000 protestataires ont pris part à l'événement. Des sources policières ont plutôt parlé de 10 000 personnes. «Ce qu'on veut avec la manifestation d'aujourd'hui, c'est montrer que le mouvement est encore là et que malgré les vacances, des milliers de personnes continuent à prendre la rue. La manifestation s'est mise en branle vers 15h à la place Émilie-Gamelin. Rumeur d'élections Les rumeurs d'élections ont inspiré plusieurs manifestants, qui avaient préparé de grandes affiches pour exprimer leur mécontentement envers Jean Charest et le Parti libéral du Québec. Loi spéciale visant à assurer le retour en classe des étudiants - Des dispositions de la Loi portent atteinte à la Charte des droits et libertés de la personne, selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

La loi spéciale ne sera pas suspendue, les étudiants attendent l'examen sur le fond. La Cour d'appel du Québec a rejeté lundi la requête visant à suspendre l'application de certains articles de la loi 78, adoptée par le gouvernement pour mettre fin au conflit étudiant. Les associations étudiantes attendent avec impatience l'examen de la requête en nullité. Le tribunal a rejeté la demande d'appel des requérants, confirmant le jugement rendu le 27 juin par la Cour supérieure. Elle avait alors conclu qu'un débat de fond était nécessaire pour déterminer si la loi devait être suspendue. Estimant que les articles 16 à 21 violent les droits d'association et d'expression, des associations étudiantes, enseignantes, syndicales, communautaires, féministes, environnementales et artistiques avaient déposé une requête en sursis le 25 mai dernier.

Elles avaient du même coup déposé une requête en nullité, visant quant à elle à faire déclarer la loi 78 inconstitutionnelle, mais cette requête sur le fond ne sera pas entendue avant des mois. L'espoir est intact du côté des étudiants.