Québec : la contestation perd en intensité "mais ne s'essouffle pas" Bientôt quatre mois après le début de la contestation étudiante au Québec, s'opposant à l'augmentation de 75 % des frais de scolarité en cinq ans, le mouvement de grève et de manifestations se poursuit tant bien que mal dans la province, alors que les négociations entre le gouvernement et les syndicats étudiants sont au point mort depuis le 31 mai. Jeudi soir, à l'heure de l'ouverture du grand prix de Formule 1 dans la ville, de 2 000 à 3 000 personnes ont manifesté presque nus et au son de casseroles contre l'événement. L'organisation du grand prix, jugé élitiste et coûteux, semble donc avoir ravivé la contestation étudiante, dont les marches nocturnes s'essoufflent - lundi 4 juin, seules 200 à 300 personnes s'étaient réunies dans le centre de la ville.
La contestation étudiante perdrait-elle de son intensité ? "Sans doute. Après trois mois de manifestations, c'est inévitable", analyse Jacques Portes, professeur d'histoire de l'Amérique du nord à l'université Paris-VIII. Le carré rouge crée de la confusion dans un bureau de vote d’Argenteuil. Deux citoyens de la circonscription d’Argenteuil ont été forcés de retirer leur carré rouge lorsqu’ils sont allés voter dimanche au scrutin par anticipation. « Ma conjointe et moi portons à chaque jour le carré rouge puisque nous supportons la lutte des étudiants », a raconté hier Gilles Beauchamp. « On nous a demandé de retirer notre carré rouge, sinon on nous retirait notre droit de vote et on nous expulsait de la salle. » Après quinze minutes de pourparlers avec le personnel, le couple a cédé, mais M.
Beauchamp a rapporté l’incident au Directeur général des élections (DGE). Vérification faite, l’employé du bureau de vote avait tort. « C’est quelqu’un qui a mal compris la directive », a expliqué hier la porte-parole du DGE, Cynthia Gagnon. Un représentant de la direction des affaires juridiques du DGE a d’ailleurs présenté des excuses par courriel à M. Le vote par anticipation pour l’élection partielle se poursuivait hier dans la circonscription d’Argenteuil. Bref, c'est la révolution au Québec.
Episode 1 : mouvement étudiant. Episode 3: ras le bol citoyen. Mauvais focus policier, mauvaise stratégie de Gilbert Rozon et une crise qui s’enlise. Photo Richard Bousquet La police est-elle au service du politique ou de la sécurité des citoyens? Le président du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, prend-t-il les bons moyens pour amadouer les étudiants? Les étudiants ont-ils encore le pouvoir de régler la crise? Des enquêteurs de la division sur la menace extrémiste de la Sûreté du Québec (SQ) ont interrogé le coporte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, le 27 avril à la suite d’une demande du ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, nous apprenait dimanche Radio-Canada.
L’escouade Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes (GAMMA) du Service de police de la Ville Montréal s’intéresse également aux étudiants. Le Grand Prix de la Formule 1 est un symbole de l’establishment économique mondial pour le mouvement étudiant, ce qui en fait une cible de choix. Que d’incompréhension et de mauvaise gestion en cascade…
Les casseroles de Charest et des libéraux. Lettre de l’ex-policier René Forget – Cher Québécois. Cher Québécois, notre histoire est parsemée de dix grèves étudiantes, depuis 1958. À chaque élection que j’ai vécue, la classe politique nous martèle que leur priorité, pour le prochain mandat, sera la santé et, vous l’aurez deviné, l’éducation. Au cœur de presque toutes les grèves étudiantes se retrouve la question des frais de scolarité, de l’accessibilité aux études supérieures, de l’endettement étudiant, des prêts et bourses, bref du droit à l’éducation.
Il me semble que cette valeur soit persistante, j’irai même jusqu’à dire qu’elle est identitaire pour les Québécois. L’éducation est angulaire au développement de notre société. Ces jours-ci, tout le monde s’entend pour dire que le conflit dépasse la hausse des frais de scolarité, qu’il est symptomatique d’une grogne, d’une « écoeurantite» aigüe face à la corruption, la désinformation et les abus de pouvoir auquel notre gouvernement semble abonné. En fait, nous devrions tous être interpellés. Et voilà que les négociations reprennent. Québec: le “printemps érable” débarque à Paris. Alors que les manifestations redoublaient d’intensité à Montréal, le carré rouge était de rigueur le 22 mai au soir devant la fontaine Saint-Michel à Paris. Entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées pour dénoncer la hausse de 82% des frais de scolarité sur sept ans, la politique inflexible du gouvernement québécois, et pour saluer la détermination sans faille des étudiants grévistes.
Geste symbolique, l’horaire a été fixé à 18h pour coïncider avec le début des manifestations de Montréal et marquer le 100ème jour de lutte. Dans la foule, les Québécois se mêlent aux Français et chantent en chœur : « Crions, plus fort, pour que personne ne nous ignore ». L’ambiance est bon enfant. Un peu partout, ça discute, ça crie, ça débat. Mégaphone au poing, les manifestants font valoir leur droit d’opinion, négligé de l’autre côté de l’Atlantique. Au sein de ce rassemblement, chacun est invité à faire entendre sa voix. Le conflit prend de l’ampleur La sphère internet se mobilise. NOUS? Gabriel Nadeau-Dubois (Integral) 20/76. Monsieur Charest, je vous aime « Des mots et des choses. Monsieur Charest, je vous aime Mister Charest, I love you Aujourd’hui, c’est devenu évident.
Je ne peux plus faire semblant. En revenant du boulot tout à l’heure, j’ai croisé plein de petits groupes de gens qui faisaient un vacarme épouvantable avec des casseroles. Ça m’a décroché un large sourire. Des jeunes, des moins jeunes, des enfants, tous à leurs casseroles jusqu’au parvis de l’église à côté de chez moi. Je vous dois le plaisir de ce tintamarre et de l’esprit de communauté qui réchauffe le cœur. Je vous aime, parce que je vous trouve vraiment fort de tenir tête aux étudiants sans broncher, en gardant votre cool comme si de rien n’était. Je vous aime parce que, grâce à vous, ma ville a lancé la saison des festivals beaucoup plus tôt que de coutume. Je vous aime parce que vous avez su donner des rôles de choix aux femmes dans votre caucus et faire la preuve qu’il y a de la place pour les femmes aux plus hautes instances du pouvoir.
Pardonnez mon impertinence, Monsieur Charest. La grande marche des générations. Si le militantisme était une vocation, ils s’en réclameraient certainement. Car que ce soit par le silence, en frappant sur une casserole, en brandissant une pancarte ou en défilant flambant nus, ils sont de ceux qui sortent dans la rue, beau temps, mauvais temps. Lors des manifestations du 22 du mois ou même un soir à l’avenant, ils crient leur désaccord avec le gouvernement, dénoncent la loi spéciale ou signifient leur appui aux revendications étudiantes. Voici les manifestants. Le pasteur engagé Dennis Drainville, évêque de l’Église anglicane, 58 ans, ex-député NPD sous Bob Rae « Ça fait 35 ans que je suis militant sur plusieurs sujets.
Le marcheur infatigable Sébastien Bluteau, 29 ans, étudiant en anthropologie médicale à McGill « Depuis l’adoption de la loi spéciale, je suis sorti dans les rues presque tous les soirs. Le parent pauvre Alexandre Brassard, 29 ans, batteur et étudiant en enseignement de la musique La Française étonnée La professionnelle militante Le duo pollinisateur. Portraits d'une génération qui veut dire non | Anabelle Nicoud | Actualités. Publié le 27 mai 2012 à 09h17 | Mis à jour le 27 mai 2012 à 09h17 Dossiers > Actualité Conflit étudiant Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. » Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse Ils sont adolescents ou jeunes adultes. Un étudiant qui s'est radicalisé.
«Avant, je croyais qu'on vivait dans un état démocratique» - un étudiant qui s'est radicalisé Il préfère taire son nom et cacher son visage. Il se méfie aussi beaucoup de la police. Depuis le début de la fronde étudiante, ce jeune homme studieux est entré en résistance. Arrêté lors d'une occupation pacifiste à l'Université du Québec en Outaouais, il aura un procès cet été et risque d'avoir un casier judiciaire. «Avant, je croyais qu'on vivait dans un État démocratique.
Questionnement En 104 jours de grève, cet étudiant s'est radicalisé. Croire que le mouvement s'essoufflera avec la loi a été une erreur. Public - Simplifiez-vous la vie. Québec : la grande colère … De même que chez nous, en mai 1968, le conflit né à l’Université a gagné la classe ouvrière et failli emporter le régime, de même nos cousins québécois sont peut-être en passe de renverser le gouvernement provincial de Jean Charest : la « loi spéciale » a du mal à passer … Ce sont, là aussi, les étudiants qui ont allumé la mèche d’ une révolte suscitée par l’augmentation brutale des frais de scolarité à l’Université : plus de 80 % de hausse, une paille !
Le fameux cycle manifestation-répression dure depuis maintenant depuis quatorze semaines et on ne voit guère le bout du conflit. Je vous invite à lire ci-dessous le vigoureux édito d’un blogueur local, Robert Bibeau. Vigoureux (« Ne touchez plus à nos enfants, manants ! ») et savoureux, car écrit dans cette langue si vivante et imagée qu’ils pratiquent là-bas et qui, même quand certaines situations et particularités locales nous échappent, est un vrai régal !
La parole à M. Bibeau ! Foin de cette gloire éphémère ! La suite ici. Pour que Richard Martineau soutienne Gabriel Nadeau-Dubois. C’est drôle comment le bruit médiatique fait en sorte de pointer dans une direction alors que derrière il y a parfois pire. Je pense à l’exemple du couple Martineau-Durocher. On en a beurré épais avec les insultes et menaces qu’ils ont reçu. Ce n’est pas ça qui est drôle, bien au contraire, c’est que derrière, justement, il y a pire. Nos trois représentants étudiants vivent assurément pires, mais ce n’est pas vraiment ce vers quoi l’éclairage se dirige. Personnellement, je préférerais amplement être à la place de Martineau, qui lui en plus, doit bien avoir l’habitude d’être le centre d’attention, même quand c’est un gros plat de négatif. Mais, pour terminer, j’aimerais revenir au bruit médiatique et au porte-parole de la CLASSE. Alors, j’attends avec impatience un pétage de coche de la part de Martineau.
(Photo : JustinLing) Pascal Léveillé Cofondateur et rédacteur en chef du site Le République (anciennement Le Globe). Les derniers articles par Pascal Léveillé (tout voir) Identification des policiers : l’impunité. Je suis restée silencieuse depuis le début de cette grève. J’ai choisi de m’impliquer autrement que sur le web. J’ai préféré goûter physiquement à ce qui se passait. Je reprends du service aujourd’hui, profondément marquée par les trois derniers mois. Je suis une étudiante normale, moyenne. Seize semaines de grève (et ça continue) laisseront des marques dans ma mémoire, ma conscience et mes valeurs.
Je ne perçois plus le Québec et notre société de la même façon; un retour en arrière est impossible. Pour ce premier article come back, je tiens à me pencher sur la question de l’identification des policiers. Depuis le début du conflit, il est évident que l’identité des policiers est gardée secrète, sinon habilement dissimulée. Il est évident de que tels manquements, à mon avis, ne sont pas le fruit du hasard. Plus de 100 arrestations lors de la 27e manifestation nocturne à Montréal. Et maintenant, on va où? – Voix publique – La chronique de Josée Legault. La question, plusieurs la posent. Et maintenant, on va où? On fait quoi avec cette reprise inespérée et inattendue de la parole citoyenne née de la plus longue grève étudiante de notre histoire? S’il est trop tôt pour le dire, un indice important se dessine.
On le trouve dans cette «rue» prise pendant des semaines, toutes générations confondues, par des centaines de milliers de Québécois pourtant désengagés de la chose publique depuis des années. La hausse des droits de scolarité en fut le déclencheur. En restreignant les libertés d’expression, d’association et de manifestation, Jean Charest a montré jusqu’où il était prêt à aller pour faire taire des citoyens de plus en plus en colère.
Les casseroles ont parlé haut et fort. Depuis le début de la grève, des centaines de manifs ont eu lieu – un phénomène sans précédent sur le continent depuis les grandes luttes sociales des années 60. Quant au problème de fond, je persiste et signe. Alors, le jour où la grève prendrait fin, on va où? M. Dans les bras d’Anarchopanda. Depuis 1 mois, la tentation de rejoindre les carrés rouges (on ne peut plus dire étudiants puisque beaucoup d’autres les ont rejoints) dans la rue, est chaque jour un peu plus forte. Samedi, je n’ai pu résister à l’appel d’Anarchopanda. Pour une obscure raison, j’avais besoin de lui faire un câlin.
C’est donc, armée de mon appareil photo et de mon darbouka que j’ai pris la route, de Lavaltrie, en direction de Montréal. Je dois vous dire, que j’ai vécu l’expérience en 2 parties. J’ignore si c’est la tension, sous-jacente à l’ambiance festive et dont on parle peu, mais durant les 2 premières heures, ma concentration est allée aux tamtams. Puis nous sommes revenus devant le Parc Émilie Gamelin. Comme j’étais déshydratée, que j’avais les mains en feu (il n’y a pas de baguettes pour le darbouka), nous nous sommes assis dans le Parc. Mais cette fois, je ne voulais pas qu’y participer. C’est là, que j’ai commencé à comprendre le modus operandi des manifestants. P.S. Josianne Aucoin. Québec: Les étudiants dénoncent le coût de leur scolarité et une loi liberticide. Les étudiants québécois ne sont pas près de retourner sur les bancs de la fac. La 27e manifestation nocturne de dimanche, à Montréal, a entraîné plus de 300 arrestations. Mardi 22 mai symbolisera le 100e jour de grève.
L’occasion d’un nouveau rassemblement. Quel a été le déclencheur du mouvement étudiant? La grève estudiantine québécoise, baptisée «Printemps érable» en référence au printemps arabe, a pour origine la réforme du gouvernement Charest (Parti libéral du Québec). Cette réforme annonce l’augmentation des frais de scolarité universitaires de 82%, les faisant passer de 2.168 à 3.793 dollars canadiens sur sept ans, ce qui représente une hausse annuelle de 194 euros. Pour faire passer la pilule, le gouvernement a certifié que l’augmentation des bourses et des prêts compenseraient cette réforme, sans parvenir à convaincre les associations étudiantes. Quelles en ont été les étapes clés? La grève a débuté officiellement le 13 février dernier, après quelques initiatives isolées. Premières arrestations au Québec après le passage de la loi spéciale. Loi 78 : Manifester avec l'intelligence en essaim. La Grande Peur Rouge – Mouvements sociaux – Marc-André Cyr. 28 mai 2012 11h02 · Marc-André Cyr Notre satisfaite et vaniteuse « élite intellectuelle » ne comprend rien du tout à ce qui se passe dans les rues du Québec.
Sa réaction – on ne saurait trouver de mot plus juste – est encore une fois à la hauteur de ses prétentions et de sa pathétique sensiblerie petite bourgeoise. Elle se décline, selon nous, de deux manières : le mépris, d’abord, et la peur, ensuite. Le mépris Incapables de saisir un message qui ne soit traduisible en son propre langage comptable et policé, nos chroniqueurs considèrent que le mouvement de protestation s’explique par ses « aspects irrationnels » [Dufour, 26 mai], par son « irrationel grisant » [Bombardier, 27 mai], par le « fantasme protestataire » [Bock-Côté, 27 mai] ou encore – tout comme le succès de Jean-Marc Parent – parce que le « monde a besoin de magie » [Martineau, 26 mai].
Inutile de dire combien il faut être prétentieux pour prétendre que notre position est celle de la « raison » ou du « réel ». La peur. Parti libéral du Québec | L'indignation en chiffres et en aberrations. Le Québec vibre. Honte à vous, Jean Charest. La grève étudiante « a basculé » dans un printemps québécois. La Boîte Rouge. La crise étudiante, le citoyen et le journaliste. Québec : Manipulation sondagière en Une de La Presse. À MM. Pratte, Dubuc, Facal et à tous les autres qui ne comprennent pas – Normand Baillargeon. Comment le printemps érable a gagné la bataille de la popularité.
Alerte: la loi matraque permet de suspendre l’application de n’importe quelle loi en vigueur au Québec. Manifestations - Sur la nécessité d'afficher le matricule des policiers.