Arrêt du pétrole en Guyane : redressement productif ou sabotage écologique ? "En pleine harmonie avec le ministère du redressement productif" celui de l’écologie annonce le 13 juin revenir sur l’arrêté du 22 mai autorisant les forages exploratoires au large de la Guyane française d’un consortium mené par le groupe Royal Dutch Shell auquel participe aussi Total.
Ces dernières semaines, tous les commentateurs se réjouissaient de la perspective que d’ici une décennie une production nationale de pétrole vienne remplacer une part des importations de métropoles, ou au moins contribuer au budget de l’État et à la balance des paiements du pays. Car c’est une production de plusieurs millions de tonnes de pétrole l’an que le gisement de Guyane rend envisageable, sous réserve bien sûr du succès des forages. Que valent les raisons avancées par la ministre, Mme Bricq ?
Nécessité de finaliser la mise à jour du code minier ? Elle existait probablement déjà le 22 mai, date de l’arrêté autorisant les forages. Nicole Bricq suspend les permis de forages de Shell en Guyane. La ministre de l’Ecologie, Nicole Bricq, a annoncé mercredi sa décision de suspendre jusqu'à nouvel ordre «tous les permis» de forages exploratoires d’hydrocarbures, y compris celui que la société Shell avait demandé au large de la Guyane française.
«Je remets à plat tous les permis» de forages exploratoires «en parfaite harmonie avec le ministre (du Redressement productif Arnaud) Montebourg», a déclaré Nicole Bricq, à l’occasion d’une conférence de presse sur le sommet Rio+20. «Je remets donc à plat le permis de la société Shell en Guyane», a indiqué la ministre, qui doit recevoir ce mercredi Patrick Roméo, président de Shell France, dont le permis d’exploration pétrolière en Guyane était en attente d’autorisation. Shell stupéfait La filiale française de Shell s’est dite très surprise mercredi de la décision du gouvernement de suspendre la campagne d’exploration pétrolière qui devait démarrer ce mois-ci au large de la Guyane.
Pétrole : les permis de forages suspendus. Coup d'arrêt aux forages de Shell en Guyane. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marie-Béatrice Baudet C'est un véritable coup de théâtre.
Et il a lieu en Guyane. Le groupe Shell, qui pensait pouvoir débuter, d'ici à la fin juin, une série de quatre forages exploratoires à 150 kilomètres des côtes du département français d'outre-mer, grâce à son permis de Guyane maritime, va être stoppé dans son élan par le gouvernement : "La compagnie ne dispose pas aujourd'hui de toutes les autorisations nécessaires pour lancer les opérations", indique le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie. Shell attendait en effet que lui soient délivrés, jeudi 14 juin, deux arrêtés préfectoraux complémentaires par les autorités de Cayenne. Il va lui falloir patienter, "le temps, précise-t-on au ministère, d'un travail en profondeur et général sur la manière dont sont instruites et validées les demandes de permis d'hydrocarbures". Objectif ? Pour lui, c'est un signal négatif pour l'ensemble de l'industrie pétrolière.