Triple A: le "scandaleux" télégramme diplomatique. Signe de la nervosité croissante de l'exécutif à l'approche de l'élection présidentielle, le quai d'Orsay a diffusé lundi soir, dans les ambassades du monde entier, un télégramme diplomatique hors norme, que L'Express révèle en exclusivité.
Cliquez ici pour le découvrir en intégralité. Le texte prétend fournir des "éléments de langage" sur la perte du triple A par la France, mais l'argumentaire est tellement partisan qu'il ressemble par endroits à un tract de l'UMP. "En vingt-cinq ans de carrière, je n'ai jamais vu ça", soupire un conseiller d'ambassade, sous couvert de l'anonymat. L'immense majorité des diplomates en poste à l'étranger se tiennent soigneusement à l'écart des débats politiques qui agitent l'Hexagone: dans leurs chancelleries respectives, leur rôle est de représenter la République française, et non le régime en place.
D'où l'émotion de beaucoup d'entre eux, selon nos informations, en découvrant lundi soir ce "télégramme circulaire". Le Luxembourg conserve son AAA. La zone euro cernée par les agences de notation. Avec le renfort de Fitch qui a menacé vendredi soir les notes de la dette plusieurs pays de la zone euro, les trois grandes agences de notation mettent désormais une pression maximale sur l'Europe, dont plusieurs pays avancent résolument vers la récession.
Les pays de l'union monétaire, qui naviguent de sommet en sommet pour tenter de résoudre la crise de la dette, sans réellement convaincre les marchés financiers, feraient bien de se préoccuper de leur croissance, a estimé samedi sur la radio française BFM Business le chef-économiste de Standard & Poor's, Jean-Michel Six. «Il y a encore une prise de conscience plus forte qui doit se faire» sur la nécessité de s'occuper de la croissance, a déclaré Jean-Michel Six. «Une stratégie de retour à la croissance, qui doit forcément contrebalancer le redressement des finances publiques, c'est vraiment les deux jambes sur lesquelles l'Europe doit arriver à marcher», a ajouté M.
Six. M. Coucou Angela, tes banques et ta dette puent… Tadaaaam, and the winner is Deutschland.
Voilà ce qu’on doit se dire dans certains staffs de traders. Par ce que ça y’est, le tabou du modèle allemand tombe. Bien sûr, pour l’instant, tout le monde fait semblant de ne rien avoir lu, mais ça va finir par buzzer. 1) L’agence de notation Moody a dégradé les notes de 10 banques allemandes. Six banques voient leurs notes abaissées chacune de trois crans, dont Bayern LB et Deutsche Hypo de A1 à Baa1, ce qui les ramène au rang d’émetteurs moyens. En fait les comptes de celles-ci sont si pourris, qu’on peut craindre. 2) Jean-Claude Junker, président de l’Eurogroupe à balancé une grosse bombe dans une interview à un magazine allemand: General-Anzeiger. “J’estime que le niveau de la dette allemande est source d’inquiétude” (..) ”L’endettement de l’Allemagne est plus élevé que celui de l’Espagne” (…) “Seulement, ici (en Allemagne) personne ne veut le savoir.” Et bien sur, personne ne parle de la démographie allemande… Affaire à suivre.