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Cognition

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« La crise sanitaire invite à repenser l’école à l’ère du numérique » Tribune.

« La crise sanitaire invite à repenser l’école à l’ère du numérique »

Si l’importance accordée au numérique dans l’enseignement scolaire français fluctue depuis le début des années 1980 au gré des gouvernements, nombre d’observateurs soulignent combien sa place était mineure ces dernières années. Il n’aura pourtant fallu que quelques heures au coronavirus pour en montrer tous les enjeux au printemps. Quelques heures seulement pour que tous les acteurs de l’éducation soient mis dans l’obligation de bricoler afin de répondre à l’urgence des besoins éducatifs de 12 millions d’élèves et donner corps à l’injonction gouvernementale de « continuité pédagogique ».

« Poétique du cerveau » : un voyage à la lisière de l’intime et de la science. L’avis du « Monde » – à voir Il n’est jamais facile de parler des films de Nurith Aviv.

« Poétique du cerveau » : un voyage à la lisière de l’intime et de la science

Ce sont des essais qui mêlent souvent les sciences, humaines et « inhumaines », avec le registre intime, nouant des correspondances ténues et poétiques entre les choses, confrontant le savoir et l’intuition, les sentiments et l’érudition, avançant toujours à petits pas, déroulant un récit subtil, sans tapage, fait d’hypothèses et de révélations inespérées. Il s’agit, ici, de faire se rencontrer quelques bribes de souvenirs d’enfance (Nurith et ses parents, quelques photographies anciennes de la famille, de la mère et de l’enfant, de l’appartement vide de Tel Aviv) et des entretiens avec quelques pontes mondiaux des neurosciences. En revanche, et c’est sans doute ici que nous avons le plus de mal à nous accorder à son propos, Nurith Aviv n’a de cesse de créer des liens entre ce savoir et sa propre histoire familiale.

Stanislas Dehaene, des neurosciences aux sciences de l’éducation. Tout de noir vêtu, coiffé d’un feutre sombre, Stanislas Dehaene nous mène à son bureau d’un pas vif.

Stanislas Dehaene, des neurosciences aux sciences de l’éducation

La pièce est exiguë, mais le lieu prestigieux. Ce 2 janvier, nous sommes au Collège de France, où le professeur tient la chaire de « psychologie cognitive expérimentale ». Comment notre cerveau encode-t-il nos capacités de lecture, de syntaxe, de calcul, de raisonnement, de prise de conscience… ? Pour répondre, il pointe ses « télescopes » (des instruments d’imagerie) sur une galaxie miniature, notre encéphale, peuplée de myriades d’étoiles, les cellules nerveuses. Ce neuroscientifique de 52 ans, expert des bases cérébrales des opérations les plus pointues du cerveau humain, a un credo : « enseigner est une science ».

Ecole : l’utilisation des neurosciences interroge des enseignants. Les neurosciences, une révolution à l’école ?

Ecole : l’utilisation des neurosciences interroge des enseignants

Pas pour Bertrand Picolet, enseignant dans la banlieue lyonnaise, qui a le sentiment d’être « déjà dans le bain ». Si ce professeur des écoles trentenaire conçoit que l’apport des sciences cognitives puisse être une « découverte pour le grand public » – à la faveur de l’inauguration, mercredi 10 janvier, du Conseil scientifique de l’éducation nationale présidé par Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie cognitive au Collège de France –, lui a le sentiment que « les neurosciences ont déjà trouvé leur place dans bon nombre de classes ». Article réservé à nos abonnés Lire aussi Comment Jean-Michel Blanquer travaille et s’entoure pour repenser l’école Cécile Hémous, qui enseigne en petite section de maternelle en Gironde, n’a pas non plus le sentiment d’une « découverte ».

Se saisir des connaissances sur le fonctionnement du cerveau pour adapter leurs gestes professionnels, leur approche en classe, tous deux y sont « prêts ». Les « neuros » et les « technos » aux commandes de l’école. Le livre.

Les « neuros » et les « technos » aux commandes de l’école

Pour sa troisième rentrée en tant que ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer dispose toujours, malgré quelques turbulences durant l’année écoulée, d’un confortable capital d’image. Un discours critique envers sa politique s’est néanmoins affirmé, dont plusieurs livres qui viennent de paraître sont l’illustration. A cet égard, un des plus consistants est signé par Philippe Champy, qui évoque une « nouvelle guerre scolaire ». Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Brique après brique », la stratégie Blanquer pour bâtir une éducation « à sa façon » Le point de départ de cet auteur est la situation des éditeurs scolaires, métier qu’il a exercé pendant vingt ans à la tête des éditions Retz, spécialisées dans l’enseignement primaire.

Autant de conditions pour que les éditeurs scolaires ne deviennent pas de simples prestataires, voués à diffuser la doctrine ministérielle du moment. « Le solutionnisme numérique ne sauvera pas l’école » Ce texte est paru dans « Le Monde de l’éducation ».

« Le solutionnisme numérique ne sauvera pas l’école »

Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien. L’école n’a pas attendu d’être confinée pour s’interroger sur la place qu’elle devait donner aux technologies numériques. La période actuelle a toutefois fortement relancé les enchères et la petite musique selon laquelle les outils et ressources numériques étaient non seulement indispensables à l’école, mais pourraient la guérir de tous ses maux.

Il faut résister à cette croyance d’un « solutionnisme numérique » et profiter des prochains états généraux du numérique pour l’éducation, qui seront organisés en novembre par le ministère de l’éducation nationale, pour (re)penser la place du numérique dans l’école. Pourquoi intégrer les technologies numériques à l’école ? Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Nous étions perdus, les élèves aussi » : des enseignants racontent trois mois d’école à distance. « Entre Gafam et mythologie révolutionnaire, le numérique éducatif peut-il tenir ses promesses pour l’école ? » Ce texte paraît dans « Le Monde de l’éducation ».

« Entre Gafam et mythologie révolutionnaire, le numérique éducatif peut-il tenir ses promesses pour l’école ? »

Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien. Tribune. Avec le Covid-19 et le confinement, le numérique éducatif, sujet réputé hypertechnique, a basculé dans le grand bain de la « continuité pédagogique ». Réservé longtemps aux échanges entre fournisseurs, décideurs institutionnels et experts, il est devenu aujourd’hui un sujet de société.

Du jour au lendemain, professeurs, élèves et familles ont été confrontés aux défis de la classe à distance. Pouvoirs caches de votre cerveau Les 12 lois pour exp (DEVELOPPEMENT P) (French Edition), Les John Medina.