Le parc Gezi, à Istanbul, donne son nom à un nouveau parti en Turquie. Des artistes turcs ont enregistré officiellement au ministère de l’Intérieur le 1er octobre 2013 le Parti Gezi, qu’ils ont créé dans la foulée des violences de juin 2013 à Istanbul. Le mouvement politique, qui a pris le nom du parc stambouliote à l’origine de la vague de contestation antigouvernementale qui a secoué le pays, veut présenter des candidats aux élections législatives de 2015. Leur ambition : faire réviser la Constitution turque pour la rendre «plus démocratique». «Nous voulons tous vivre dans un pays démocratique. Pour faire valoir nos revendications, nous sommes descendus dans les rues et nous avons perdu des vies (...). Il est temps maintenant d'entrer au Parlement», ont lancé les dirigeants du mouvement, qui siège à Ankara, sur leur page Facebook (en turc).
En attendant la création d’un site officiel, le parti n’a que le réseau social comme moyen d’expression. Cem Köksal, président du nouveau Parti Gezi.© Haberler.com. The Visual Emergence of the Occupy Gezi Movement, Part One: Oh Biber! During June 2013, the Occupy Gezi Movement emerged as the greatest challenge to Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan’s decade-long rule in Turkey. In the streets and in Gezi Park, as well as through its widespread use of social media such as Facebook and Twitter, the resistance movement has produced images in both real and digital spheres. Much of the visual output strikes at Erdoğan’s hubris and verbal threats, his attacks on personal freedoms, his brutal crackdown against the protests, and his pressuring of mainstream media into self-censorship.
Although they conveyed serious concerns, the movement’s rhetorical and pictorial messages were often humorous, witty and intellectually alluring in their use of wisecracks and satire. Such levity offered biting commentary on the obscenity of police violence while also building group cohesion for an array of oppositional constituencies. [“The more you press, the bigger it gets,” stencil on the ground in Gezi Park, 4 June. Brésil, Turquie, Paris. Tout d’abord merci pour l’émission d’aujourd’hui où finalement les turcs dont des centaines ont été bléssé-és, plusieurs grièvement, et dont quatre ..,officieusement,.ont trouvé la mort luttant pour leur liberté et les bresiliens contre la corruption de tout genres et puis voici : La Déclaration de Julian Assange après un an à l’Ambassade d’Equateur Samedi 22 juin, 15h00 GMT : Cela fait maintenant un an que je suis entré dans cette ambassade et ai cherché refuge contre la persécution.
Suite à cette décision, j’ai pu travailler dans une relative sécurité, à l’abri d’une enquête d’espionnage américaine. Mais aujourd’hui, l’épreuve d’Edward Snowden ne fait que commencer. Deux processus dangereux et incontrôlables ont pris racine dans la dernière décennie, avec des conséquences fatales pour la démocratie. Le secret du gouvernement a connu une expansion à une échelle terrifiante. Dans le même temps, la vie privée des humains a été secrètement éradiquée. Mais qui est vraiment le traître ici ? Turkey PM Meets With Protesters, Bulldozes Park Anyways. At the end of last week, Turkey’s Prime Minister Recep Tayyip Erdogan met with the leaders of protesters who had been occupying Gezi Park, the last green space in the center of Istanbul. He made what seemed to be a concession, that he would hold off on redeveloping the park until a court could review the case. Representatives of Taksim Solidarity who attended the meeting said that a referendum would be held if the court ruled in favor of such.
Then on Saturday, Erdogan sent in riot police with tear gas, water cannons and rubber bullets to force the protesters out of the park. Police detained doctors and nurses who had helped treat injured protesters as well as the owners of luxury hotels who had allowed protesters to enter their lobbies and ballrooms and arrested at least one foreign journalist. Erdogan cracked down on protests in other cities, including the capital of Ankara and held a mass rally of his own supporters at an outdoor arena on the Sea of Marmara on Sunday.
Istanbul: «l'esprit de Gezi» face à la mégalomanie d'Erdogan. Je rentre d’Istanbul. Si je n’y étais pas allée, je n’aurais pas compris. Je n’aurais pas ressenti «l’esprit de Gezi» si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux, en dépit des milliers de photos et de vidéos que j’épie obsessionnellement sur Facebook et Twitter depuis le 30 mai. Ce parc abrite des milliers «d’habitants» depuis quinze jours. On y trouve bien évidemment des tentes, mais aussi une infirmerie, une longue table où des volontaires distribuent gratuitement de la nourriture, des ateliers artistiques, une bibliothèque, un forum pour discuter de choses et d’autres (j’ai vu un cours de mathématiques et une discussion sur l’urbanisme). Des jeunes nettoient, briquent, trient les poubelles en permanence, puis rentrent chez eux pour se laver et dormir pendant que d’autres prennent la place.
Des «Clark Kent» devenus «Superman» en une nuit La plupart de ces jeunes ne s’était jamais intéressé à la politique, n’avait jamais scandé un slogan. Voilà, à peu près, ce que j’ai vu là-bas. En Turquie, la base de la révolte est écologique. Communiqué de Urban Mouvements Istambul, traduit du turc Ceci est un appel urgent de la part de défenseurs des droits de l’homme, activistes, ONG, professionnels, associations de quartiers et stambouliotes [habitants d’Istanbul]. Depuis le 27 mai, des Stambouliotes, classes sociales et appartenance politique confondue , de tous âges et de différents quartiers d’Istanbul sont entrés en résistance passive au parc Gezi, le plus grand parc public de la ville, dont la démolition devait avoir lieu bientôt en raison d’un soi-disant projet de rénovation.
Le projet prévoit en effet la construction d’un immense centre commercial ( qui devait être une réplique de la maison de l’artillerie ottomane). En ce moment, l’intervention brutale contre les manifestants continue. Manifestation en Turquie : "On peut craindre une réaction violente" - LeMonde.fr. Turquie : quand la contestation croise la question kurde. Au cours des derniers jours, le mouvement de Gezi Parkı a volé la vedette de l’actualité turque au «processus de règlement» de la question kurde. Il faut dire que ce dernier avait déjà commencé à se faire discret. Après de premières initiatives spectaculaires, comme les visites des députés du BDP à Abdullah Öcalan, le leader du PKK emprisonné sur l’île d’İmralı, et l’appel de ce dernier au cessez-le-feu, ce processus était presqu’entré dans la routine, ses phases successives s’enclenchant sans surprise, comme si elles avaient été répétées de longue date.
La dernière d’entre elle, amorcée le 8 mai dernier (cf. notre édition du 11 mai 2013), avait vu, comme prévu, les militants du PKK commencer à se retirer du territoire turc et certains annoncer qu’au train où il se déroulait, ce retrait ne prendrait pas plus d’un mois. Mais depuis une dizaine de jours, l’attention se polarise sur Taksim et sur les lieux qui cristallisent la contestation en Turquie. Imprimer ce billet. Turquie: «On n'a rien vu venir» Istanbul (Turquie) Aviez-vous prévu ce soulèvement populaire en Turquie? C’est la question que nous avons posée à Istanbul à trois chercheurs français, parmi les plus fins connaisseurs du pays où ils vivent et travaillent depuis de nombreuses années et dont ils parlent la langue. publicité Jean-François Pérouse est enseignant-chercheur, directeur de l’Institut français d’études anatoliennes (IFEA). Il est l’auteur de La Turquie en marche (éditions de la Martinière, 2004).
Pour être franc, personne dans la communauté des chercheurs n’a vu venir cet ample mouvement. Alexandre Toumarkine, chercheur français à Istanbul. Sur la politique urbaine, les grands projets mégalomaniaques, l'affairisme, on avait déjà tiré la sonnette. Et puis, nous n’avons pas analysé assez précisément les conséquences de la concentration du pouvoir dans les mains de Recep Tayyip Erdogan et de ses hommes. A ma connaissance, personne ne l’avait vraiment prévu. Propos recueillis par Ariane Bonzon À lire aussi sur Slate.fr.
Turquie : vers un enracinement de la contestation. Les manifestations continuent en Turquie. S’agit-il toujours du même groupe de personnes ou le mouvement prend-il de l’ampleur ? Le mouvement s’est diversifié mais il y a toujours le même noyau de personnes à l’initiative de ces manifestations au parc de Gezi, à côté de la place Taksim. Ces premiers manifestants sont toujours mobilisés et très présents. Le mouvement a été un peu élargi par un patchwork de petites organisations politiques, notamment de la gauche radicale, qui sont désormais installées de façon quasi permanente sur la place Taksim, avec des stands, des banderoles, etc. Le phénomène marquant, d’après tous les témoignages disponibles, est que Taksim – et cela se retrouve aussi un peu dans le parc Kuğulu à Ankara – devient un lieu de promenade, de rassemblement, où les gens passent quelques heures pour discuter, prendre le thé, manger un morceau, avant de repartir chez eux.
C’est peu probable. Turquie: Pourquoi Erdogan restera au pouvoir. - A Istanbul, le 3 juin. REUTERS/Murad Sezer - L e Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan semble traverser des épreuves d’une complexité réellement byzantine. En 532, Constantinople fut ravagée par ce qui allait devenir l’une des pires révoltes populaires de l’histoire: la sédition Nika , qui réduisit en cendres la moitié de la ville, fit des dizaines de milliers de morts et faillit coûter son trône à l’empereur Justinien 1er —or tout avait commencé par un incident mineur: du hooliganisme pendant les courses de chars.
Presque 1.500 ans plus tard, Istanbul est une nouvelle fois confrontée à des protestations relativement bénignes dégénérant en impasse politique de grande envergure—heureusement loin d’avoir la violence de ces émeutes antiques. Publicité » Notre couverture des manifestations en Turquie , de Taksim à Ankara Et comme tout leader résolument sûr de son mandat, Erdogan ne prend pas de gants avec ses opposants. » A propos d'Erdogan, portraits, analyses, tribunes Cinar Kiper. Mouvement protestataire turc de 2013. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le mouvement protestataire de 2013 en Turquie débute le 28 mai à Istanbul par un sit-in d'une cinquantaine de riverains[5] auxquels s'associent rapidement des centaines de milliers de manifestants dans 78 des 81 provinces turques.
Par leur ampleur, la nature de leurs revendications et les violences policières qui leur ont été opposées, ces manifestations ont été comparées au printemps arabe[6], au Occupy movement[7], au mouvement des Indignés[8], ou encore à Mai 68[9]. Les mouvements de protestations sont initialement menés par des écologistes et des riverains qui s'opposent à la destruction du parc Taksim Gezi. Ce parc qui est l'un des rares espaces verts du centre d'Istanbul doit disparaître dans le cadre du Projet de piétonnisation de la place Taksim. Le 31 mai 2013, la police réprime les 10 000 manifestants avec des gaz lacrymogènes[18].. 60 personnes au moins sont arrêtées et des centaines sont blessées[11],[19].
En Turquie, Erdogan menace implicitement les manifestants. Turquie : la révolution du peuple. Photo -- Laurène Perrussel-Morin Istanbul, le 31 mai 2013. Un manifestant lit la Constitution turque aux policiers qui viennent de charger aveuglément la foule réunie sur Istiklal Caddesi, avenue du centre moderne de la ville. Quelques instants plus tôt, il était chargé et gazé par ces mêmes forces de l’ordre avec 10 000 manifestants. La mobilisation, qui sous le nom « Occupy Gezi Park » visait initialement à protéger le parc de Taksim , menacé de destruction, répond désormais à des motifs plus larges. Violences policières ciblées La jeunesse stambouliote se heurte régulièrement aux forces de l’ordre. Le 1er mai, déjà, l’accès à la place Taksim lui avait été refusé en raison des travaux qui lui font aujourd’hui fouler le pavé. La laïcité en danger La protestation intervient dans un climat politique tendu.
Les contre-pouvoirs muselés. En Turquie, le pouvoir reste droit dans ses bottes. La journée de dimanche 2 juin s'est déroulée dans un calme relatif à Istanbul, après deux jours de manifestations antigouvernementales particulièrement violentes qui ont fait plusieurs centaines de blessés et plus de 1 700 arrestations. La place Taksim, que des milliers de manifestants occupent depuis samedi soir et le retrait des forces de police , était entourée de nombreuses barricades. Les militants de la société civile y avaient largement cédé la place à la gauche et à l'extrême gauche, donnant désormais une coloration résolument politique à ce mouvement. La police turque a toutefois tiré des gaz lacrymogènes dans la soirée pour disperser plusieurs milliers de manifestants qui étaient réunis devant les bureaux du premier ministre Recep Tayyip Erdogan à Istanbul. A Ankara, la capitale, plusieurs milliers de personnes ont également manifesté. La police, discrète à Istanbul après des interventions particulièrement brutales, a tiré des grenades lacrymogènes pour les disperser .
M. Vent de fronde en Turquie. « Il est assez tentant d’y voir [dans les manifestations en Turquie] un islamisme de gouvernement contesté par une mouvance laïco-républicaine, à l’inverse de la place Tahir au Caire, où un pouvoir laïco-républicain était aux prises avec la révolte d’une nébuleuse islamiste… » Ainsi questionné par Mediapart le 4 juin 2013 , Levent Yilmaz, professeur d’histoire à l’université Bilgi d’Istanbul, répondait : « La nuit de samedi (1er juin) a donné lieu à des ralliements qui défient ce genre de typologie. On a même vu des supporters de clubs de football ennemis s’entraider, tant l’appel à la fois puissant et unanime des réseaux sociaux avait fait son œuvre : un brassage impressionnant, sans les caractéristiques, les particularismes et les exclusives attachés aux mouvements partisans. Pour une bonne revue de ce qui s’écrit sur la Turquie, on peut consulter le site d’Alain Bertho, « Anthropologie du présent », qui suit les événements au jour le jour.
Alors, que s’est-il passé ? Erdogan : le De Gaulle turc ? | Que dit l'Histoire? Erdogan s’exprime devant le portrait d’Atatürk et de lui-même (DR) En ce printemps 2013, la jeunesse citadine de Turquie s’est soulevée contre le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan (59 ans) en prenant tout le monde de surprise. Rien à voir avec le «printemps arabe». En 2011, les Tunisiens se sont soulevés contre un régime laïc, autocratique et corrompu. À Istanbul, c’est un homme qui est rejeté par la jeunesse après avoir été massivement réélu dans des conditions tout à fait démocratiques. Bien plus que les révolutions arabes, le soulèvement de la jeunesse turque évoque les événements de Mai-68 en France. Le rapprochement concerne plus encore les deux cibles de ces soulèvements : de Gaulle et Erdogan. De Gaulle et Erdogan ont accédé au pouvoir en 1958 pour le premier, en 2002 pour le second. En Turquie, la poussée islamiste dans l’électorat populaire se heurte au barrage des militaires laïcs, héritiers de Kémal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne.
Le vice-Premier ministre turc présente ses excuses aux "victimes de violences" - MANIFESTATIONS EN TURQUIE. VU DU LIBAN • La chute du modèle turc. TURQUIE • Comment Erdogan est devenu autocrate. Manifestations en Turquie: "Pour Erdogan comme pour les manifestants, la place Taksim est symbolique" « Ce n’est pas l’islamisme que les manifestants turcs rejettent, c’est le néolibéralisme » Turquie: L'heure d’Abdullah Gül est-elle venue? La Syrie condamne la répression en Turquie. Turquie: derrière les émeutes, les limites d'un modèle économique. Les indignés de la place Taksim ébranlent le «modèle turc» - International.
TURQUIE • Manifestations à Istanbul : que représente la place Taksim ? Dossier: manifestation à Istanbul. MICRO-TROTTOIR À TAKSIM – Pourquoi manifestez-vous ? Is Everywhere Taksim?: Public Space and Possible Publics. Turquie : Gezi, parc de plaisirs et de liberté d’où la révolte est partie. Un printemps turc ?