background preloader

Numérisation

Facebook Twitter

Des manuscrits médiévaux numérisés et manipulés en 3D. Les ouvrages médiévaux vont connaître une nouvelle vie, grâce à un processus de numérisation qui permet de les consulter en 3D. Le système, présenté aujourd'hui même à l'occasion du CEBIT, le plus important salon high-tech, qui se déroule en Allemagne, à Hanovre, a été développé par l'institut allemand Fraunhofer. Les utilisateurs et les curieux ne verront plus au travers d'une vitrine les textes anciens : le procédé de numérisation mis en place présente des livres en latin, avec des illustrations, offre de manipuler en temps réel et en trois dimensions les ouvrages.

Le lecteur, pour se faire, se positionne à quelques mètres d'un écran, et doit serrer la main, tout en la levant, pour faire fonctionner les capteurs de la caméra. Ainsi, il lui est possible de déplacer le livre et de le parcourir. Cette détection des mouvements, sur le principe d'un jeu vidéo, capte et identifie alors quelques gestes précis, conçus pour faire tourner les pages, et déplacer le livre. Pour approfondir. Financer la numérisation du domaine public : l'IABD veut des Assises. Alors que les dernières informations sur la numérisation du patrimoine et des oeuvres du domaine public, telle qu'elle doit être opérée par les prestataires, pour le compte de la BnF, l'IABD fait un point important sur ces questions. Dans un compte-rendu, l'Interassociation fait part de ses réflexions, suite aux rencontres avec les autorités, tout en posant les indispensables questions sur ce projet, et réclamant une transparence aujourd'hui complètement absente.

L'IABD et cinq associations de bibliothécaires et de documentalistes (ABF, ADBU, ACIM, ADBS, Bibliopat) dont les 4 premières sont membres de l'IABD, ont été reçues le 13 février 2013, à sa demande, par Bruno Racine, Président de la BnF, entouré de certains de ses collaborateurs directs, et en présence de représentants du Ministère de la Culture et de la Communication. Sur l'ensemble de la démarche, l'IABD : Pour approfondir. Numérisation à la BnF : Filippetti contredit les projets de Racine. La voix de la ministre de la Culture vient de tonner dans l'Assemblée nationale : après avoir laissé durant trois mois la question du député Marcel Rogemont en suspens, la rue de Valois, voyant la polémique enfler, daigne répondre. L'enjeu est majeur : la BnF prévoit de numériser des oeuvres du domaine public, de commercialiser les scans et d'imposer une exclusivité d'accès sur 95 % de ces oeuvres.

Scandale ? Mieux : Aurélie Filippetti vient elle-même de contredire les propos de Bruno Racine, président de la BnF. Explications. Dans sa question, le député socialiste Marcel Rogemont s'interrogeait légitimement sur le principe du partenariat public privé : La BNF envisage de concéder à des firmes privées des exclusivités pendant plusieurs années, au cours desquelles les documents seront inclus dans des bases de données commerciales, vendues à des établissements de recherche.

Les pieds dans le tapis et les rapports Faux. Montage financier caduc Philippe Berdalle, CC BY-ND 2.0 Pour approfondir. La BnF met son véto aux Copy Party en bibliothèques. En décernant son 1e prix à une Copy Party, ces rendez-vous où chacun ramène son propre dispositif pour copier des documents en prêt dans les bibliothèques, l'I-expo 2012 a peut-être, sans le savoir, encouragé une pratique illicite. C'est en tout cas l'avis de la Bibliothèque nationale de France, qui, au détour d'un avis rendu à la commission de l'Hadopi, condamne la pratique de la Copy Party.

Jumpin'Jack, CC BY-SA 2.0 Non, les Copy Party ne sont pas de gigantesques fêtes rassemblant les pirates du monde entier : il s'agit plutôt d'une alliance de grands consommateurs de produits culturels, plus que jamais désireux de respecter, et de faire respecter la loi. En effet, selon le principe de licéité de la source introduit par la modification de l'article 311-1 du CPI, la copie privée, à l'aide d'un équipement strictement personnel, et à des fins tout aussi personnelles, serait tout à fait légale.

Pour approfondir. Internet : l’impossible archivage. La lecture de la semaine est un post de blog sur le site de la New York Review of books (@nybooks), on le doit à James Gleick (Wikipédia, @JamesGleick) et il s’intitule : “les bibliothécaires de la twittosphère”. “Dans les années 1850, les compagnies de télégraphe anglaises et américaines eurent l’idée, vite abandonnée, qu’elles pourraient (et devraient) archiver chaque message qui passait par leurs câbles. Des millions de télégrammes à l’abri du feu dans des coffres forts. Imaginez l’apport historique ! “Ne pourrait-on, au 21e siècle, tirer profit de la correspondance conservée de tout un peuple ?” Demandait en 1854 Andrew Wynter, médecin et vulgarisateur scientifique célèbre.

Image : La marche de l’intellect (1829) par William Heath (1795-1840) du British Museum, est l’un des premiers dessins qui montre les inventions technologiques comme marque du progrès. Cela vous rappelle quelque chose ?” Il s’agit là d’un océan de l’éphémère. Xavier de la Porte. Encore quelques mots sur les accords BnF. Une discussion avec Nicolas Gary d’Actualitté m’a donné à réfléchir un peu plus sur ce qui me gênait dans la volonté des établissements publics français de monétiser leur production.

Avec un peu plus de temps pour réfléchir à la question, il me semble que ces accords mêlent plusieurs points problématiques qui méritent d'être distingués. La mauvaise spécialisation C'est sans doute l'élément essentiel à mes yeux, et l'objet de mon premier billet sur le sujet. Tant que les institutions françaises ne prendront pas conscience que l'essentiel de la valeur ajoutée dans la numérisation réside dans la mise en relation (entre contenus et lecteurs et entre contenus), on n'avancera pas.

L'absence de coordination des politiques publiques On le sait et le répète, l'État français refuse assez obstinément de se doter des instruments d'évaluation des politiques publiques. Un problème d'incitations La question de la gratuité et l'exclusion du public Envie et défiance. Refuser la privatisation du domaine public par la BnF. Depuis le début de la semaine, et l'annonce d'un double accord signé par la BnF avec deux acteurs de la numérisation, ActuaLitté a fait état des risques et dangers liés à ce projet. Il s'agit bien de privatiser des milliers d'oeuvres du domaine public, qui seront commercialisées par la suite, à travers de BnF Partenariats, sa filiale marchande.

ActuaLitté publie ce jour une tribune signée de plusieurs organisations, révoltées par le projet, l'assentiment reçu du ministère de la Culture et le silence des autorités. Nous publions leur communiqué dans son intégralité. BigPilou, (CC BY-NC-ND 2.0) L'association COMMUNIA, l'Open Knowledge Foundation France, La Quadrature du Net, Framasoft et SavoirsCom1 publient ce jour un communiqué dénonçant la signature par la BNF, le Commissariat aux investissements d'avenir et le ministère de la Culture et de la communication d'accords qui privatisent l'accès numérique à une part importante de notre patrimoine culturel. Pour approfondir. BnF : Filippetti cautionne la commercialisation du domaine public. Dans un communiqué émanant du ministère de la Culture, Aurélie Filippetti, le commissaire général à l'investissement, Louis Gallois et le président de l'établissement BnF, Bruno Racine, annoncent la signature de deux nouveaux accords.

Ces derniers portent sur la numérisation et la diffusion des collections de la BnF, et plus spécifiquement les livres anciens et fonds musicaux. Euh... Dans le cadre des investissements d'avenir, le Fonds national pour la société numérique, qui s'inscrit dans le Développement de l'économie numérique, la Caisse des Dépôts va être sollicitée. Ainsi, pour assurer la continuité de la politique de numérisation du patrimoine, la BnF, par le biais de sa filiale BnF-Partenariats, a signé deux accords de numérisation. Ces derniers visent « la mise en œuvre de partenariats entre l'établissement public et des acteurs privés dans la numérisation et la diffusion d'œuvres patrimoniale ». Livre et musique, sous les scanners Pipeau. Eh bien oui.

Sponsoring Pour approfondir.