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Notre Dame des Landes

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A Lorient. Le pique-nique des anti aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : le référendum agace la Bretagne. En annonçant l’organisation d’une consultation sur le projet controversé d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), François Hollande espérait-il mettre enfin tout le monde d’accord ? Peut-être. Pour l’instant, cependant, c’est raté. Ces derniers jours, l’imbroglio démocratique a rajouté de la confusion à la confusion. Mardi 15 mars, Manuel Valls a dévoilé le périmètre envisagé pour la consultation, qui ne devrait concerner que les habitants de Loire-Atlantique. En Bretagne, région limitrophe, cette décision provoque chez les élus des réactions contradictoires, entre exaspération, résignation et silences gênés.

Présenté de longue date par ses promoteurs comme le futur « aéroport du Grand Ouest », le nouvel équipement est censé remplacer l’actuelle plate-forme nantaise, mais aussi desservir les territoires voisins, parmi lesquels la Bretagne. . « Nous prenons acte » Notre-Dame-des-Landes : le projet de référendum « pas satisfaisant en l’état » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Rémi Barroux Le gouvernement reverra-t-il sa copie s’agissant du projet de référendum sur la construction du nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), une proposition faite par François Hollande le 11 février ?

Le Conseil national de la transition écologique (CNTE) a émis, jeudi 24 mars, un avis jugeant insatisfaisant le projet d’ordonnance « relative à la consultation locale sur un projet relevant de la compétence de l’Etat ayant une incidence sur l’environnement », qui lui était soumis par le ministère de l’environnement. Composé de cinquante membres représentant les associations, environnementales notamment, les syndicats, les employeurs, les collectivités territoriales et les parlementaires, le CNTE « estime que le projet d’ordonnance n’est pas satisfaisant en l’état et nécessite des travaux complémentaires ».

L’avis a été assez consensuel, pour des motifs parfois différents. . « Déni du dialogue environnemental » Notre-Dame-des-Landes, une vie « hors la loi » Penché sur une peau de mouton, Jean – un prénom d’emprunt –, en amincit le cuir à grands gestes réguliers. Ici, dans la ZAD, il est tanneur. Mais aussi apiculteur, avec deux ruches. Sur la zone, il y en aurait une vingtaine dont les abeilles vont butiner les châtaigniers ou les ronces. Grand gaillard de 29 ans, à la casquette vissée en permanence sur la tête et à la barbe courte et rousse, Jean a rejoint naturellement le combat de Notre-Dame-des-Landes, où il arrive en octobre 2012. Prépa à Paris, philosophie à la Sorbonne, il participe aux manifestations contre la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle en 2002, contre la guerre en Irak en 2003, ou le CPE, le contrat première embauche, en 2006.« A l’époque, je traînais avec la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qui m’a apporté une formation théorique », énonce Jean.

Puis, pendant trois ans, il devient croupier dans les casinos. . « Ici, les gens veulent vivre, hors cadre, dans la durée. Fiche n°01 - Capacité de Nantes-Atlantique. Pour justifier le projet de NDL, il a souvent été dit que l’aéroport actuel de Nantes Atlantique serait prochainement saturé. Or cet aéroport à une seule piste a un trafic 5 fois moindre que des aéroports similaires à une piste. Ses capacités sont largement suffisantes. Selon la direction générale de l’aviation civile (DGAC), la capacité d’une plateforme aéroportuaire répond à cinq critères : 1) Son espace aérien : à Nantes, il n’y a aucune contrainte de type environnementale, relief, zone dangereuse ou interdite, etc. 2)Son système de piste : une seule piste de 2 900 mètres avec un taxiway parallèle sur toute sa longueur autorise jusqu’à 35 à 50 mouve­ments d’avions par heure par beau temps (source DGAC & STAC Service Technique de l'Aviation Civile). On en est à 12 par heure. 4) Ses aérogares : les 4 halls de Nantes-Atlantique répondent à une fréquentation annuelle de 4 millions de passagers, chiffre atteint en 2014.

Fiche n°10 : Lutte des paysans. Depuis près de 50 ans, les agriculteurs cultivant les terres de Notre Dame des Landes sont aux premières lignes de la lutte contre le projet. Malgré les opérations de Vinci, leur résistance et celle des propriétaires reste forte. Onze exploitations refusent l’accord à l’amiable. Parmi elles, cinq bloquent le cœur du projet sur 450 ha. Les premiers opposants au projet d’un nouvel aéroport ont été les paysans : l’ADECA, Association de Défense des Exploitants Concernés par le projet d’Aéroport est créée en 1972.

Toutes les organisations syndicales agricoles se sont prononcées contre ce projet, toutes sont scandalisées par la consommation de terres agricoles. En 2011 se crée le COPAIN 44, Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d’aéroport[1], en solidarité avec les paysans « irréductibles », mais aussi pour des raisons globales et sociétales. En 1973, il y avait 43 maisons sur la ZAD ; quelle est la situation actuelle ? Fiche n°13 : Qualité environnementale de la zone. Le site de Notre Dame des Landes a été choisi il y a 50 ans, à une époque où l’on méconnaissait la valeur des zones humides. Il est constitué, au regard de la réglementation, à 98 % de zones humides particulièrement vulnérables, situées sur deux têtes de bassin versant. Ces zones humides sont depuis 1992 protégées par la loi.

Leurs fonctionnalités sont multiples (régulation et épuration de l’eau, réservoir de biodiversité…). Protégé de tout remembrement depuis des décennies, ce site constitue un écosystème de bocage humide remarquable et un paysage d’une rare qualité. Le choix du site est ancien : il y a presque 50 ans, on ne connaissait pas la valeur des zones humides, on les artificialisait sans état d’âme1.

La question de zones humides et des espèces protégées n’a été abordée qu’en juillet 2012 dans le cadre de l’enquête relative à la loi sur l’eau, 12 ans après la relance du projet. 5 - Un réservoir de biodiversité et un corridor naturel de la trame verte et bleue. Fiche n°12 : La question des emplois. Une saturation alarmante. Consultez notre fiche d’information : L’aéroport de Nantes n’est pas saturé, d’autres aéroports fonctionnent avec une seule piste : FAUX !

L’aéroport de Nantes-Atlantique connaît la plus forte croissance des aéroports européens depuis 10 ans (+5,7% du nombre de passagers en 2015,+2,5% de mouvements). Sa croissance est un cas unique en Europe si bien que l’aéroport sera en déficit de capacité dès 2020 selon la DGAC. Le nombre de mouvements qui a augmenté de plus de 30 % depuis 2007 suit également une croissance forte (+43 % d’ici 2030)Le trafic de 4,5 millions de passagers en 2015 a été atteint avec 3 ans d’avance sur les prévisions les plus optimistes de l’enquête publique. Genève : Mirabel au Canada : Des agriculteurs respectés. Favorable à l’environnement. L’aéroport de Nantes-Atlantique connaît une croissance unique en Europe. Sa localisation entre le centre-ville de Nantes, et le lac de Grand-lieu, Zone Natura 2000 protégée par la convention internationale RAMSAR, rend inacceptable son extension afin d’accueillir 9 millions de passagers en 2065 (contre 4 en 2014).

Inacceptable pour les 42.000 personnes soumises au Plan d’Exposition au Bruit (PEB), qui seront 80.000 à terme si l’aéroport n’est pas transféré contre 900 actuellement à Notre Dame des Landes Inacceptable pour les (vrais) défenseurs de l’environnement qui ont à cœur de préserver le lac de Grand-Lieu des 69.000 mouvements d’avions attendus en 2030 (+40% par rapport à 2014) Extraits du site internet de la société Nationale de protection de la nature : « le lac de Grand-lieu est l’un des grands lacs naturels de plaine français, avec une surface de 6300 hectares en hiver. Un investissement pour l’emploi. Veuillez consulter notre fiche d’information : Un projet néfaste pour l’emploi du sud Loire avec le départ de l’aéroport : FAUX !

Avec 3000 emplois et 5,4 millions d’heures de travail, ce travail représente un enjeu majeur pour toute l’économie du Grand Ouest L’aéronautique compte 18.000 emplois en Pays de la Loire dont 5000 dans les usines Airbus de Nantes et Saint-Nazaire. Or la stratégie d’Airbus qui consiste à localiser à proximité de ses usines ses principaux sous-traitants est fortement contrainte à Nantes. Contrairement à ce que disent les opposants, le transfert de l’aéroport du site actuel constitue donc un enjeu industriel majeur pour libérer du foncier et permettre de nouvelles implantations. Ce transfert conditionne également le développement de l’IRT Jules Verne qui a annoncé un grand programme d’investissement de 350 millions d’€ sur 10 ans, générateur d’emplois puisque 1000 chercheurs et 5000 personnes sont attendus sur le site.