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Analyses

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Sortir du faux-débat sur les notes à l’école. Le débat actuel sur les notes à l’école est-il plus qu’une « polémique pour intellectuels de salon » ?

Sortir du faux-débat sur les notes à l’école

Pour trancher, il faut voir d’une façon claire ce qui est en question. La difficulté est que souvent ceux qui l’alimentent, comme le grand public qui en perçoit les échos, n’ont pas une claire conscience de ce qui est véritablement en jeu dans la querelle qui occupe le devant de la scène. Autrement dit, ce que montre en premier lieu, dans sa virulence, le débat actuel sur les notes, c’est que nous n’avons encore ni posé ni résolu d’une façon pertinente le problème de l’évaluation des élèves. L’urgence est là. Le débat, auquel se mêlent experts, hommes politiques, journalistes et grand public, porte pour l’essentiel sur la place faite aux notes à l’école. Pas une science. Comment mieux évaluer le travail des élèves. Des chercheurs testent actuellement, dans 70 collèges et lycées, une alternative au traditionnel système de notation : l’évaluation par compétences.

Comment mieux évaluer le travail des élèves

Si les premiers résultats sont prometteurs, l’expérience est bien loin d’être finie. Décryptage. La nouvelle a fait les gros titres de la presse française il y a quelques semaines : une étude scientifique préconiserait l’abandon des notes à l’école. L’évaluation, plus juste et plus efficace : comment faire. Un livre pour faire évoluer les pratiques en terme d’évaluation des élèves.

L’évaluation, plus juste et plus efficace : comment faire

Entre retours d’expérience et analyse profonde du sujet, il offre une lecture stimulante et salutaire pour aborder cette question d’actualité difficile. Questions aux auteurs. Ne plus noter. Futur enseignant, dis-moi comment tu comptes évaluer, et je te dirai quel type d’enseignant tu seras.

Ne plus noter

Réfléchir autour des questions d’évaluation est bien une entrée majeure dans les questions fondamentales du métier. Le souci premier pour un enseignant débutant est de parvenir à des résultats fiables, et ceci se traduit souvent par un recours au seul système d’évaluation quantitative. Au fur et à mesure de ma pratique, il m’est rapidement apparu que la fiabilité des résultats n’était jamais garantie, et qu’il était nécessaire de sortir de l’évaluation strictement sommative pour s’orienter vers une évaluation qualitative, favorable aux apprentissages et mieux comprise par les élèves. Aujourd’hui, en tant que formatrice, j’estime qu’apprendre aux futurs enseignants à évaluer les compétences de leurs élèves est un problème majeur : il s’agit de faire prendre conscience de l’enjeu des résultats des évaluations et des modalités définies pour mesurer l’impact de leur enseignement.

GFEN - avec ou sans note ... l'évaluation. Quel que soit le lieu d'exercice, quel que soit le métier, l'évaluation joue un rôle social de régulation tout comme elle permet au professionnel de rendre compte de son activité dans le domaine qui lui est propre.

GFEN - avec ou sans note ... l'évaluation

Dans une société où le savoir se marchandise, on assiste à une inflation de dispositifs visant à : - vérifier la présence d'attendus plus ou moins explicites mais toujours portés par une échelle de valeurs,- situer les individus ou leurs productions par rapport à un niveau- juger chacun de « la compétence à... ». Dans notre système éducatif, l'évaluation cristallise toutes les tensions entre les différents acteurs tant l'importance qui est faite d'une sélection par la note, est prégnante dans les représentations des usagers et des professionnels.

Comment peut-il en être autrement lorsqu'un même outil de mesure traverse l'évaluation formative, l'évaluation sommative et l'orientation scolaire : la notation chiffrée ? La notation, les maîtres, la pédagogie - L. Carle. Évaluation scolaire, le règne de l'incertitude. Noter, est-ce évaluer ? Comme le dit une publicité qui passe en boucle à la télé : "Ça fait du bien de se sentir bien accompagné...

Noter, est-ce évaluer ?

" de son ministre ! Notre nouveau ministre, en effet, propose de réfléchir sur les notes à l’école... » Limitations du Acquis, Voie Acquisition, Non Acquis - Développer des compétences au collège et au lycée. Au collège Anna Marly, nous avons expérimenté il y a 6 ans (année scolaire 2005/2006) une évaluation non chiffrée pour des classes de 6e et 5e.

» Limitations du Acquis, Voie Acquisition, Non Acquis - Développer des compétences au collège et au lycée

Nous avons malheureusement abandonné au bout de trois années ces travaux pour diverses raisons, voir le billet Bilan de l’évaluation par compétences après trois années . Toutefois, j’ai poursuivi une évaluation basée sur l’acquisition de compétences depuis et ai gardé les trois champs « acquis, en voie d’acquisition et non acquis » que je convertissais en note à l’aide d’un pourcentage d’acquis, ce qui je l’avoue est plutôt long et compliqué à gérer avec un grand nombre d’élèves. Malgré tout, cela fonctionnait avec ses limitations. En effet, reste la difficulté à determiner si un élève est compétent ou pas. Or, avec le recul, on s’aperçoit que pour beaucoup d’élèves (la majorité) les compétences (clès) sont essentiellement en voie d’acquisition.

Les notes. Les "pédagogues" semblent suspecter systématiquement les notes alors qu'ils parlent sans cesse d'évaluation.

Les notes

Vous semblez dire qu'on peut évaluer sans noter. Mais, dans les conditions actuelles, est-il vraiment réaliste de prétendre supprimer les notes ? L'administration, les élèves, les parents, les inspecteurs eux-mêmes... tout le monde considère que les notes sont une chose indispensable... Évaluation : Une menace ? - F. Butera. "On pourrait s'étonner de la partialité des recherches présentées ici, qui montrent toutes les effets délétères des notes, sans présenter en contrepartie les recherches qui montrent des effets positifs.

évaluation : Une menace ? - F. Butera

En ré alité,, si on reste dans le domaine des apprentissages et de la motivation, on ne trouve pas de recherches qui montrent des effets positifs". Ce passage extrêmement dur donne une bonne idée de l'ouvrage dirigé par Fabrizio Butera (Université de Lausanne), Céline Buchs (Genève) et Céline Darnon (Clermont-Ferrand). Durant 186 pages on assiste à un démontage terrible et ravageur de l'évaluation sommative. CR Felix Winter (2): pourquoi supprimer les notes? Motivés avec ou sans les notes ? (4/4) Nous avons vu précédemment certains ressorts positifs ou négatifs de la note selon son contexte.

Motivés avec ou sans les notes ? (4/4)

Alain Lieury et son équipe ont précisé cette théorie lors d’une expérience grandeur nature dans un collège. Faut-il noter les élèves ? Episode 1 : Complimentez, il en restera toujours quelque chose Episode 2 : Feedback et gommettes Episode 3 : Motivés, motivés Photo : Philippe Ibars L’enquête s’est déroulée en 2012 au Collège Louis Guilloux en Bretagne, sous l’instigation du principal, Loïc Fouillet, et de plusieurs professeurs de l’établissement. Figure 2 : Les élèves de 6e du collège où s’est déroulée l’expérience, sont à 84% motivés positivement. Les élèves français du primaire et secondaire ont peur de mal faire. Les résultats de l’étude PIRLS sortie au mois de décembre dernier (qui évalue les compétences en lecture des élèves en CM1) ont mis en évidence un des problèmes récurrents du système éducatif français. Les petits élèves français font partie de ceux dont la proportion de non-réponse aux questions qui doivent être rédigées est la plus élevée.

Ces résultats ne sont pas nouveaux, ils font d’ailleurs écho à la première étude PISA (qui évalue, elle, les élèves à 15 ans) réalisée il y a plus de dix ans, qui montrait déjà que la proportion de non-réponse aux questions qui demandaient de développer des raisonnements était également la plus élevée en France. Et quasiment deux fois supérieure à celle observée par exemple au Canada, en Finlande ou aux États-Unis. Ces résultats dénotent l’absence de progrès en France sur la dernière décennie et surtout une véritable peur chez les élèves français de quitter les sentiers battus et de prendre le risque d’être hors sujet ou de commettre une erreur. L'évaluation scolaire entre deux injonctions - Maulini. Une suppression des notes a déjà eu lieu. Cela a été réclamé lors de l’examen du projet de loi sur la refondation de l’Ecole à l’Assemblée nationale.

En vain. Mais cela a déjà été décidé en 1968, en vain également. Barbara Pompili ( co-présidente du groupe écologique à l’Assemblée nationale ) a déposé un amendement en vue de «sortir complètement du système de notation dans l’enseignement primaire en accompagnant les équipes pédagogiques pour les former à d’autres systèmes d’évaluation positive de la progressivité des élèves». Le rapporteur du projet de loi, Yves Durand (PS), a fait valoir aux écologistes qu’un «tel bouleversement» en si peu de temps alors que la Finlande par exemple a mis dix ans à le réaliser pourrait «provoquer des blocages qui rendraient cette évolution intéressante impossible».

Mai 68 et l'éducation: un anniversaire abracadabrantesque. Il y a tout juste quarante ans, du 15 au 17 mars 1968, s’est tenu à Amiens un colloque des plus surprenants avec la participation de la fine fleur des hauts fonctionnaires de l’éducation nationale et des chercheurs en éducation.

Claude Lelièvre rappelle, avec un brin d'ironie, que c'est la droite, sous Alain Peyrefitte, qui a porté la réforme de l'évaluation des élèves (par des lettres), suite au colloque d'Amiens, en... mars 1968 ! De quoi faire sourire quand aujourd'hui certains évoquent "Woodstock" face à l'idée d'abandonner la notation. – spoutnik

Le mot de la fin du recteur d’Amiens, puissance invitante, a été également des plus étonnants : " Le seul moyen d’éviter les révolutions, c’est d’en faire ". Deux mois avant Mai 68. Dans la déclaration finale du 17 mars 1968, les membres du colloque, " profondément troublés par l’inadaptation d’un système éducatif hérité du XIX°siècle " s’accordent sur " l’urgence d’une rénovation éducative aussi bien que pédagogique qui ne saurait être différée sans risques de sérieuses tensions psychologiques, économiques et sociales ". Deux mois après ces déclarations fracassantes, Mai 68.

La notation sur 20. Signe des temps, le SNES organise ce mercredi et ce jeudi un stage national sur l'évaluation et la notation. On le sait, la notation emblématique de l'enseignement secondaire se fait sur 20 (alors que celle de l'enseignement primaire se fait plutôt sur 10 depuis 1882). Même si on peut noter des formes embryonnaires, fugitives ou sectorielles de notation sur 20 dans le secondaire avant 1890 ( car rien ne commence jamais d'un seul coup), le baptême institutionnel de cette échelle de notation date bien de l'arrêté ministériel du 5 juillet 1890 ''relatif au régime disciplinaire et aux récompenses dans les collèges et lycées'' qui fixe en son article 21 la notation des compositions pour les collèges et lycées sur une échelle de vingt points.

A l'école, des notes qui sonnent faux. P.-P. Bugnard. « L’échec de l’école réside dans un système de notation figé à l’âge classique », analyse Pierre-Philippe Bugnard, historien de l'éducation, (Université de Fribourg, Suisse) dans un hommage à l'infatigable pédagogue Philippe Meirieu, qui prend sa retraite de l'université. Le 10 janvier 2015, Philippe Meirieu recevra l’hommage de son université, Lumière-Lyon 2, pour son départ à la retraite. Occasion rare de revenir sur un demi-siècle d’évolution pédagogique durant lequel l’auteur de Frankenstein pédagogue (2007) résista au philosophisme fin de siècle : l’imputation aux mœurs post-soixanthuitardes de l’échec de l’école. Antoine PROST évaluation et notation janvier15.

Un bon usage de la notation est-il possible ? P. Merle. Faut-il renoncer aux notes, comme s'y essaient quelques établissements expérimentaux ? Ni l'institution, ni ses acteurs n'y semblent prêts. Ce qui n'empêche pas d'examiner les pratiques réelles, de les comparer avec celles d'autres systèmes scolaires, de juger si certaines semblent mieux adaptées à l'apprentissage et à la réussite scolaire. Pierre Merle, sociologue, agrégé de Sciences économiques et enseignant à l'ESPE de Bretagne intervenait le 30 avril 2014, dans le cadre des Mercredis de Créteil du CNDP, à l'occasion du cycle « Pour une école bienveillante : renforcer le plaisir d'apprendre » pour une réflexion sur la Notation des élèves : état des savoirs et « pratiques efficaces ». Les notes sont-elles justes ? Entretien avec Pierre Merle.

Par François Jarraud. À quoi servent les notes ? - Pierre Merle, article Éducation. Les notes constituent-elles une mesure fiable des compétences et de la valeur des élèves ? Une étude sociologique confirme le traumatisme du stylo rouge ! Les notes en France : une pratique peu encadrée, conservatrice et individualiste - N. Mons. Faut-il en finir avec les notes. Un coup de pouce pour les filles ? Les biais de genre dans les notes des enseignants et leur effet sur le progrès des élèves. Note IPP n°14 Décembre 2014 Auteur : Camille Terrier. La suppression des notes réduit l’écart entre élèves de différentes classes sociales, selon une étude. Une étude, menée par le CNRS en partenariat avec l’académie d’Orléans-Tours, démontre pour la première fois que la suppression partielle des notes permet de réduire de moitié l’écart des performances entre élèves de différentes classes sociales, a-t-on appris vendredi à Orléans auprès du rectorat.

L’expérimentation a été conduite auprès de 84 établissements de l’académie sur l’année 2014/2015. L’étude, supervisée par Pascal Huguet, directeur de recherches au CNRS, avec la participation de chercheurs des universités de Clermont-Ferrand et Aix-Marseille, a spécifiquement porté sur les mathématiques en classe de troisième. La suppression des notes est efficace - 2016. Une école française au bord de la crise de notes. Les notes sont-elles de droite ?