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2013

Goldman Sachs et la main visible. Cela porte un nom: ploutocratie. L’interventionnisme sert à enrichir les riches et appauvrir les pauvres; le non-interventionnisme sert à enrichir les riches et appauvrir les pauvres. Par Myret Zaki, le 28 octobre 2012 Face à l’interventionnisme sans précédent des Etats pour sauver un secteur financier en échec depuis 2008, d’aucuns ont cédé à la tentation facile d’une critique libérale qui a identifié son unique coupable: l’Etat.

Ainsi, l’étatisme serait le responsable de tous les maux actuels. Mais ces penseurs, hors de la réalité, ne voient que la partie du problème qui les arrange. Car la critique libérale de l’interventionnisme échoue totalement à expliquer le non-interventionnisme obstiné par lequel, l’autre moitié du temps, ce même Etat faillit entièrement dans la régulation et l’imposition de sanctions un tant soi peu opérantes contre les abus du système financier. Mais le système actuel, où l’élite gagne à tous les coups, porte un nom. «Les économistes? Il faut les fusiller» Ode au protectionnisme. Pourquoi la BNS va gagner son pari sur l’euro. La seule vraie monnaie. Le capitalisme n’existe pas. Myret Zaki: «La Suisse est condamnée à s'appauvrir» La tempête ne se calme pas: un employé d’UBS France accusé d’avoir établi une double comptabilité dans une affaire d’évasion fiscale, des banques qui dénoncent leurs propres collaborateurs à la justice américaine, de nouveaux CD bancaires dérobés et vendus à certains pays européens, des gestionnaires de fortune basés à Genève qui seraient compromis dans le scandale du Libor qui secoue la place financière britannique… Journaliste et rédactrice en chef adjointe du magazine «Bilan», auteure de plusieurs livres sur le système financier helvétique, Myret Zaki analyse les dernières affaires qui frappent les banques suisses.

Assiste-t-on à la fin de la place financière suisse? Il y a deux choses distinctes: d’un côté, les grandes banques suisses; de l’autre, la place financière suisse. Pourquoi? Les clients étrangers partent déjà? La place financière suisse ne peut-elle pas, en quelque sorte, suivre ses clients à l’étranger? Les grandes banques oui, mais pas les plus petits acteurs de la place. Quand les traders livrent leurs secrets dans un but caritatif. Cette austérité haïe qui sauvera l’Europe. Hier vénérés, les banquiers font profil bas. Si vous ne croyez pas à une guerre économique. Depuis la fin de la guerre froide, l’Europe est devenue, pour les Etats-Unis, un rival et non plus un allié. La tension s’est accentuée après 2001 Par Myret Zaki, le 6 juin 2012 Lors de mes discussions avec certains interlocuteurs, il est surprenant de constater qu’ils ne croient pas un instant à l’hypothèse d’une guerre économique américaine, grille de lecture pourtant essentielle pour décrypter le monde actuel.

Pour ces observateurs, il n’y a ni guerre contre la Suisse ni contre l’Europe. Ces objections sont des plus pertinentes. Depuis, les Etats-Unis n’ont à nul moment offert d’aider l’Europe, leurs banques cessant de prêter des dollars à leurs homologues européennes. La propagande occidentale est la pire.

Discussions et Forums

Sortie de la Grèce: un pari 100% perdant. Le «Spiegel» veut que la Grèce quitte la zone euro. Trop léger, ce scénario revient à enterrer la zone euro et à ignorer des risques illimités. Par Myret Zaki, le 23 mai 2012 Le mois de mai a été dominé par un thème unique: la sortie de la Grèce de la zone euro, voire de l’Union européenne. La spéculation a de nouveau fait rage, le «risque grec» effaçant globalement quelque 4000 milliards de dollars de valeur boursière, tandis que l’euro perdait 3,5% contre le dollar.

Si l’on réfléchit pourtant une minute à ce scénario qu’ont fait mine d’envisager sérieusement les dirigeants de l’UE, on se rend compte qu’il s’agit essentiellement d’un coup de bluff de leur part. Pertes sur les prêts à la grèce Evoquer une sortie de la Grèce et un retour à la drachme est d’autant plus absurde, que tant la Grèce que la zone euro ont tout à y perdre, et rien à gagner. La dévaluation provoquerait une dépression. Que peut la Suisse face au Far West fiscal? Par Myret Zaki, le 1 février 2012 «Il est désormais conseillé de dire globalement au revoir à l’Amérique.

La démarche est douloureuse, les Etats-Unis ayant été pendant un temps l’économie de marché la plus dynamique au monde. Mais pour l’heure, il n’y a qu’un mot d’ordre possible: adieu l’Amérique!» Cette conclusion du commentaire d’investissement de Konrad Hummler, datée du 24 août 2009, fut très remarquée pour son courage. Comment expliquer cette schizophrénie de l’homme fort de la banque privée saint-galloise, l’un des plus constants et stables penseurs de la place helvétique? D’aucuns (et d’innombrables Suisses d’ailleurs) défendront la position américaine en répondant que les méthodes des banquiers suisses pour aider des Américains à évader le fisc étaient inacceptables.

Achetez du yuan, vendez le dollar. La troisième guerre mondiale a-t-elle déjà commencé? Mais non, on ne défend pas le secret bancaire! Alors que la Suisse doit chasser le moindre franc non déclaré, les sociétés les plus opaques peuvent être créées aux Etats-Unis ou au Canada Par Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe, le 12 décembre 2012 Parler de la discrimination que vit la Suisse au plan international, suite aux attaques américaines et européennes contre le secret bancaire, ce n’est pas «défendre» le secret bancaire.

C’est mal comprendre la démarche. Personne, aujourd’hui, ne «défend» le secret bancaire. Trop de commentateurs, simplistes, confondent la dénonciation de la stigmatisation de la Suisse, avec un attachement réactionnaire à une Suisse de l’argent gris. Trop d’autosatisfaits s’empressent de donner des leçons à la Suisse quant à son passé peu glorieux en matière d’encouragement de l’évasion fiscale. De la diplomatie à la guerre Mais non. Les Suisses donneurs de leçons à la Suisse feraient mieux de se réveiller. Le silence et la passivité helvétiques s’expliquent par la désunion intérieure. 2012, sous le signe de la guerre. Les 99% aboient, et le 1% passe. On critique la faillite de Dexia, qui venait de passer un «stress test».

Mais on oublie que son bilan s’est détérioré avec les attaques spéculatives. Par Myret Zaki, le 19 octobre 2011 C’est une année où nous avons tout vu: une vague d’indignation mondiale des classes moyennes, qui prennent conscience de la redistribution des richesses du contribuable moyen vers l’élite financière.

Et ils ne sont pas seuls: les plus grandes fortunes des Etats-Unis s’indignent à leur tour. Le père de l’Américain le plus riche, Bill Gates, et le fils du deuxième Américain le plus riche, Warren Buffett, se sont tous deux élevés contre les inégalités sociales et les taux d’imposition trop bas des plus riches. Un autre membre du 1% le plus aisé, Bill Gross, numéro un de la gestion obligataire, a «tweeté» il y a quelques jours: «Une guerre des classes menée par les 99% les plus pauvres contre le 1% le plus riche?

La reprise américaine, mythe ou réalité? Si le taux de chômage tombe sous les 7%, mais que ce n’est dû qu’à des «emplois de bulle», il n’y aura pas de croissance; juste du déficit. Par Myret Zaki, le 11 avril 2012 On parle de «reprise», aux Etats-Unis. Difficile d’imaginer terme plus vendeur en année électorale. La légende veut que les stimuli aient enfin agi. Que Ben Bernanke, le président de la Fed si injustement critiqué, ait réussi à «sauver» l’économie. Il convient d’examiner plus avant ce que signifie une baisse du taux de chômage. La BNS fait un pari colossal sur l’euro. Parier sur l’euro est intelligent, sachant que les Chinois le soutiennent, et que la crise américaine pourrait éclater après novembre 2012 Par Myret Zaki, le 21 septembre 2011 Dans les milieux financiers, il est de bon ton de critiquer l’action de Philipp Hildebrand, président de la Banque nationale suisse (BNS).

Sa décision, annoncée le 6 septembre, de défendre le niveau de 1,20 franc pour un euro, en achetant si nécessaire des «quantités illimitées» d’autres devises, a pris de court les spéculateurs, le franc perdant 8% dans l’immédiat. Une véritable déclaration de guerre à ces traders qui lui avaient fait passer un très mauvais été 2010. En mai de l’année dernière en effet, les spéculateurs sur devises ont attaqué l’euro contre le franc suisse avec une rare pugnacité, vendant l’euro massivement à découvert contre le franc, qui s’est envolé de façon incontrôlable. Pour tenter de défendre le niveau de 1,40 franc, la BNS a racheté quelque 200 milliards d’euros. En vain. Myret Zaki: «La place financière suisse va régresser au 4ème ou au 5ème rang de la gestion de fortune transfrontalière»

Myret Zaki: «Le coup de grâce viendra des Etats-Unis» «L’Occident est-il en faillite?» Un titre racoleur ou reflet de la réalité? Tous les pays du G7 affichent un taux d’endettement équivalant ou supérieur à 100% de leur PIB, se révèlent incapables de rembourser leurs dettes et de payer les retraites à leur population. Faillite est donc bien le terme approprié. Va-t-on assister à une cascade de défauts de paiements des Etats, y compris des Etats-Unis? Nous allons assister à la faillite des Etats-Unis, pas de l’Europe. Après les pays du sud de l’Europe, c’est pourtant la France qui est dans la tourmente… Simple manœuvre de diversion de la part de spéculateurs maîtres en manipulation.

Vous ne croyez pas à l’effondrement de l’Europe? Pas une seconde. Les Américains accusent pourtant l’Europe de tous les maux actuels… Beaucoup de gens croient naïvement que les deux blocs sont amis et solidaires. Tromper? Les Etats-Unis estiment leur dette souveraine à 14 500 milliards de dollars. Que peut faire le président d’un pays en défaut? Bilan : la santé économique de notre monde | UN Special. Myret Zaki, vous êtes rédactrice adjointe en chef du magazine Bilan et vous avez écrit trois best-sellers : « UBS, les dessous d’un scandale », « Le secret bancaire est mort, vive l’évasion fiscale » et la « fin du dollar ». A travers votre vision du monde, merci d’accepter de nous éclairer sur la santé économique et sur les rouages de notre monde.

Entrons dans le vif du sujet : A quoi servent les milliards donnés à la Grèce ? Et que pensez-vous des investissements que réalise la Chine en Europe ? Ces milliards permettent à la Grèce de continuer à fonctionner tout en travaillant à la réduction de ses dépenses et à l’assainissement de sa situation. Si on la laisse tranquille, la Grèce pourra mener à bien sa réforme. Elle n’a même pas bénéficié de 2 ans pour réaliser son austérité, c’est du jamais vu. Les pays scandinaves ont eu 5 ans, et personne n’est venu tous les jours les attaquer dans les médias, ni mettre à mal leur dette souveraine.

Non, cela ne va pas du tout si mal.