rémunération des artistes
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On sait encore peu de choses de Flattr mais le concept pour rémunérer les artistes et autres créateurs de contenu semble très intéressant au premier abord. Le fonctionnement de Flattr est assez simple. Tous les mois, vous décidez de verser x euros sur votre compte Flattr afin de les redistribuer aux personnes de votre choix...
Nous vous en avions parlé lors de son lancement en février, le site de micro-paiements Flattr, créé par Peter Sunde, un des co-fondateurs de The Pirate Bay, repose sur un concept très intéressant. Les utilisateurs définissent tous les mois une somme qu'ils veulent donner aux auteurs des contenus qu'ils ont appréciés (articles, vidéos, œuvres artistiques...). Cette somme est ensuite partagée équitablement entre les créateurs, qui sont identifiés par un bouton cliquable "Flattr" présents sur leurs sites.
L'excellent Philippe Scoffoni nous gratifie d'un nouveau billet sur le démarrage de Flattr en version bêta . J'ai déjà fait un post sur ce sujet intéressant " Flattr un bon modèle mais à compléter "... Mais dès qu'il s'agit de pognon l'esprit décidément malade des hommes refait surface pour enfoncer le clou là où ça fait mal : dans l'incompréhension totale de la nature de la monnaie, dans l'ignorance du mécanisme monétaire et dans l'allégeance forcée à son centre d'émission. Imaginons qu'une communauté "libre" potentiellement autonome décide d'utiliser un système comme Flattr tel qu'il est proposé.
Par Korben Peter Sunde (The Pirate Bay) a commencé à lancer ses premières invitations pour Flattr , une nouvelle façon de rémunérer les artistes et producteurs de contenu, dont j'avais déjà parlé. Du coup, je me suis procuré une invitation Flattr et je vais vous présenter le site en quelques screens.
Lors du Midem, nous avons assisté à de nombreux débats sur la "juste place" d'un artiste en 2010. Certain souhaitent les enfermer loin de toute tentation technologique, sur le plateau du Larzac, avec leurs potes musiciens et leur guitare, tandis qu'à l'autre extrème, nombreux sont ceux qui ne peuvent plus concevoir que les artistes ne twittent pas au moins 10 fois par jour, soient sur FourSquare, managent eux même leur communautés de fans, et tutti quanti. Et, il faut avouer que le spectre d'expériences rencontrées n'aide pas à se faire une conviction... Entre la rockeuse Noush Skaugen, qui a (accrochez-vous) 1,244,000 followers sur twitter, un site à son nom particulièrement bien tenu, des pages sur Facebook, Myspace, et d'autres -dont nous tairons le nom-, qui n'ont absolument rien, il y a un monde, parfois sans qu'il n'y ait une génération, ni même une seule année d'écart.
Les accords entre les sites de distribution de musique en ligne (streaming ou vente de MP3) et les ayants droit sont souvent confidentiels, et varient entre pays. Il est donc très difficile de trouver des chiffres complets sur les revenus des artistes provenant de leurs œuvres en version numérique. On se souvient que pour connaitre les revenus que les majors tirent de l’utilisation de leurs catalogues par Youtube, il avait déjà fallu jouer aux devinettes . Mais à l’occasion du vote de la loi DeBILL au Royaume-Uni, David McCandless du blog Information Is Beautiful a compilé toutes les informations disponibles sur ce sujet et les partage avec nous sous la forme d’un beau graphique. Il nous prévient que ces informations ne sont certainement pas fiables à 100 %, mais dans un effort de transparence inconnue des majors il partage ses sources et calculs en ligne .