La Revue 94 : quelques mots - Aurora. Berlin Stories (2) Mais ces chants d’oiseaux, ces barrissements et rugissements que j’avais cru distinguer, ça ne collait pas. Derrière la vitre, il y avait du vert à perte de vue, une forêt sous un ciel d’été d’où ici et là émergeait un de ces immeubles typiques de l’après-guerre, de la reconstruction. La première image, ce fut ça. En sortant à la recherche de l’office de tourisme, je réalisai que l’hôtel se trouvait au pied du zoo.
D’où ces cris d’animaux qui allaient faire office de réveil au cours de ce séjour initial. Alors je marche. Oh, cet indécrottable réflexe province. La ville n’en finit plus de se dérober et pour peu je finirais même par croire que je suis en train de faire fausse route. Germania Je pourrais me trouver sur un chemin de halage désaffecté tant la végétation qui m’entoure est en friche.
Je m’approche des ces édifices massifs et essaie de me représenter ce qu’aurait pu être la Germania d’Hitler et Speer. Alors je me souviens, Berlin c’est la guerre. Berlin dansait sur un volcan. Mortage Story (3): Et puis, en 2005. Pour cela, elle engage deux de ses meilleurs commerciaux, Pablo et Barry. Elle a étudié avec son mari, Peter, ainsi que ses spécialistes financiers, une stratégie nouvelle que d'autres agences ont déjà mis en oeuvre, avec un succès incroyable.
On va aller chercher le client. Maria et Juan Maria est arrivé en Californie il y a 11 ans. Elle y a épousé Juan grâce à qui elle a obtenu la nationalité américaine. Elle fait des ménages dans un hôpital trois fois par semaine. Un samedi après-midi, on frappe à la porte. Pablo n'a pas grandi en Californie. Il est très vite devenu commercial chez Fantastic Homes Real Estate où, avec un fixe de 1000 dollars mensuels, il est parvenu à dépasser 50.000 annuels de prime en 2004, mais, de façon très étonnante, en 2005, il peinera à atteindre les 20,000 si rien ne change. Il a rencontré Rosanna il y a un an, et ils se sont donnés encore 5 ans avant de changer de travail et avoir des enfants. Pablo ne ment pas quand il parle. Du sûr. [À suivre...] Mortage Story (2): Un monde merveilleux. 2005, Californie, USA. Pamela est médecin dans la clinique privée de chirurgie esthétique dont elle est associée. Elle est mariée à Andrew, un psychanalyste ayant une clientèle de stars.
Ils vivent ensemble dans une somptueuse villa, une piscine sur terrasse, un grand jardin, des palmiers. Il leur arrive de la louer pour des tournages de films X et des soirées privées lors de leurs vacances au Liban ou à Brasilia. Pamela a 37 ans, elle pense que c'est le moment d'avoir des enfants. Tous les deux ont décidé d'en avoir deux: il leur faut donc une nouvelle maison, leurs 150 mètres carrés de plein pied s'avérant trop justes. Ils ont repéré une magnifique résidence à une quinzaine de kilomètres de San Francisco, ce qui, pour Andrew, serait un progrès car il a une importante clientèle là-bas. Ils ont acheté leur maison environ 600.000 dollars il y a 8 ans, elle est désormais estimée à 1.300.000 dollars. La maison sera mise en vente par Fantastic Homes Real Estate. Mortgage Story — Introduction. Ma lecture des phénomènes économique est marxienne, c'est à dire inspirée d'une philosophie démodée et déformée.
Bien souvent, ceux qui s'y réfèrent y greffent des jugements moraux normalement absents de la pensée de Marx. Ils y ajoutent, inspirés en cela par le triomphe des sciences sociales et du structuralisme, d'étranges révisions, une sorte de « bal des précaires », ou en tout cas l'idée qu'ils s'en font. Ah, si tous les homos, les lesbiennes, les transexuelles, les ouvriers, les transexuels, les chômeurs, les producteurs Indiens, les SDF, les sans-papiers, les précaires se donnaient la main, on pourrait renverser ce maudit capitalisme. Oubliant qu'une transsexuelle peut être de droite, et que c'est son droit. Depuis son apparition, le libéralisme politique a fait une distinction entre ses principes politiques, la liberté de disposer de son corps, la liberté de circulation des hommes, l'expression des opinions et des modes de vie, et la réalité des individus tels qu'ils sont.
Vaincre la crise identitaire Européenne. Il faut aussi comprendre que cette question n’est pas une question norvégienne, néerlandaise, française ou britannique. Ce mal européen est le fruit de nos errements communs et de notre incapacité chronique à définir une identité Européenne à la fois singulière et inclusive. À défaut, nous restons ancrés dans une lecture médiévale de l’identité européenne, en pleine contradiction avec nos modes d’existence et avec la réalité migratoire et historique de ce continent. Nous nous agrippons à une lecture ethno-confessionnelle et déterministe de l’identité Européenne qui n’a jamais réellement existé et qui, même si elle eut existé, n’a plus lieu d’être aujourd’hui. Ce malaise identitaire ne peut s’aborder et se comprendre sans interroger trois phénomènes singulièrement Européen : la colonisation et ses répercussions, l’immigration comme moment fondateur de la trajectoire historique Européenne du 20e siècle et enfin la place du sacré dans nos vies et dans nos sociétés.
Minorités. Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy L'Europe est malade, l'euro est menacé, et on en profite de la pause estivale pour se demander où ça cloche. On commence par la suite de notre série sur la Norvège avec un texte de notre petit nouveau à Minorités, Shahin Vallée, on enchaîne sur le troisième épisode de la « Mortgage Story » de Madjid Ben Chikh — qui se passe aux États-Unis mais dont les conséquences se font sentir aujourd'hui même en Europe — et on finit avec la deuxième partie du texte de Stéphane Trieulet sur Berlin, aka Berolina, aka Berlin-Cölln, aka Welthauptstadt Germania, aka Bundeshauptstadt.
Ceux qui ont tout de suite vu que le titre de la Revue est en hongrois ont gagné, bravo vous êtes de bons Européens. Vaincre la crise identitaire Européenne par Shahin Vallée - Dimanche 07 août 2011 [Lire la suite] Mortage Story (3): Et puis, en 2005 par Madjid Ben Chikh - Dimanche 07 août 2011 [Lire l'intro ou la 2e partie] Susan a un problème. [Lire la suite] Berlin Stories (2)