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La Revue 91 : quelques mots - Aurora. Peplum de folles. On disait déjà ça dans les années 90, comme une révérence à la grande époque du genre, celle des années 60, quand les films de gladiateurs étaient des succédanés de porno qui n'existait pas encore.

Peplum de folles

Ces films étaient les seuls qu'on avait sous la dent (oui je continue dans l'odontologie), quand il n'y avait jamais d'hommes déshabillés au cinéma à part le magnifique Steve Reeves et ça a été vraiment pénible de grandir à une époque où il y avait que Robert Conrad pour se trouver dans des situations abracadabrantes dans Les Mystères de l'Ouest qui nous permettaient d'admirer, tous les samedis après-midi, le dessin fantastiquement parfait de ses pecs poilus. À part lui, c'était la disette et il faut trouver dans le porno la fascination que les hommes de ma génération ont depuis à cause de traumatisme de la faim que l'on a subi en grandissant.

Et depuis Hollywood a décidé de venir à notre rescousse (vous remarquerez que j'utilise des expressions datées pour vous mettre dans le bain d'avant J. Just sex, no spoilers (ou presque) Je passe sur Bill, qui devient ENFIN intéressant dans cette quatrième saison pour passer directement à Eric, son rival historique.

Just sex, no spoilers (ou presque)

Eric et son mètre quatre vingt dix tout en muscles, ses cheveux blonds, son regard porn en toute circonstance, sa voix porn en toute circonstance, sa dégaine porn en toute circonstance. Quand je vous dit que la série fonctionne grâce au sexe, ça n’a jamais été aussi vrai que dans la quatrième saison: dès le premier épisode, on apprend qu’Eric a acheté la maison de Sookie, donc possède Sookie, donc, en bon gros perv’, je me dis qu’il va grave abuser de Sookie, qu’elle va encore crier, la conne, et que Bill va se ramener, et qu’ils vont ENFIN se la taper à deux. Batman à Clichy-sous-bois, ou le tokénisme fictionnel. Dans l'univers Marvel, la super-héroïne qui joue ce rôle est assez inquiétante pour un Français moyen.

Batman à Clichy-sous-bois, ou le tokénisme fictionnel

"Dust" est afghane et porte une burqa, et (détail qui fait tout son charme) déclare le faire en toute liberté. Mais elle n'hésite pas à se changer en sable (burqa y compris – miracle des super-pouvoirs!) Pour déchiqueter froidement ses agresseurs masculins. Depuis 2002, et grâce à Grant Morrison, une femme musulmane en burqa, qui n'est ni féministe convaincue ni islamiste radicale, a intégré l'équipe des X-Men. Pourtant, peut-être en raison de sa trop éphémère actualité, le personnage reste sous-exploité.

Avant elle, Marvel avait fait naître une illustre prédécessrice (deux phonèmes consonantiques autorisés par maître Benjamin Constant himself): l'Egyptienne Ororo Monroe, dit "Tornade", jouée par Halle Berry sur grand écran. DC Comics a aussi été associée en 2006 à une entreprise surprenante. Batman peut-il être arabe ? Nos plaisirs contrariés... C'est autre chose. L'Amérique fantasmée. Minorités. Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy À la demande générale, la suite de la revue spéciale Cultural Studies.

Minorités

Car on ne peut plus regarder les séries du même œil : ce sont les nouveaux chefs-d'œuvre du début du 21e siècle qu'on étudiera dans les lycées en 2034. On commence avec un nouveau texte impressionnant de Richard Mèmeteau sur les dieux américains de Marvel, en continue avec la suite sur True Blood par Philippe Cousin-Grudzinski, et on finit avec Didier Lestrade qui revient sur le peplum, forcément — Dis, tu aimes les films de gladiateurs ? Imprimez cette revue, vous la montrerez avec fierté aux lycéens de 2034. Ça viendra plus vite que vous ne pensez. Batman à Clichy-sous-bois, ou le tokénisme fictionnel par Richard Mèmeteau - Dimanche 17 juillet 2011 [Lire la suite] Just sex, no spoilers (ou presque) par Philippe Coussin-Grudzinski - Dimanche 17 juillet 2011 True Blood, saison 4, épisode 1. [Lire la suite] Peplum de folles par Didier Lestrade - Dimanche 17 juillet 2011.