Le "care", mode d'emploi pratique et bataille politique, par Jea. La crise a agi comme un révélateur des nouvelles attentes de nos concitoyens et la mission première du politique, c'est de s'en saisir.
On aurait tort de ranger le débat sur le "care" qui émerge à la suite des récentes déclarations de Martine Aubry au rayon unique de la théorie ou de la rhétorique pré-2012. Ce débat est au contraire très concret et traduit une réalité politique de notre pays extrêmement palpable et préoccupante pour tout élu de terrain. La réflexion sur le "care" est salutaire si l'on veut impulser des dynamiques de solidarité sur le territoire, elle peut être fondatrice d'un autre chose, auquel les français et la gauche aspirent confusément depuis plusieurs années sans véritablement encore le rencontrer. Salutaire parce que le "care", c'est ce que nous tentons de faire tous les jours. Le "care", ça existe et il serait temps de le dire et de réfléchir véritablement sur ce que cela traduit des attentes de nos concitoyens. Qu'est-ce-que le "care" cher au PS?
D'où vient cette idée de "société du soin", défendue par Martine Aubry ?
Des Etats-Unis, où elle donne lieu à des débats très actifs depuis près de trente ans. Elle émerge en 1982, avec le livre de Carol Gilligan, Une voix différente: pour une éthique du care, qui assimile éthique du care et féminisme. Elle rebondit, en 1993, avec celui de Joan Tronto, Un monde vulnérable. Pour une politique du care, avec une vision plus collective et universelle. C'est sur cette conception que Martine Aubry s'appuie. Et de quoi s'agit-il? Aubry veut faire de la «société du bien-être» un axe fort du pro. Publié le mercredi 28 avril 2010 à 17h25 - AFP Société du «bien-être», du «soin» ou du «care» : Martine Aubry veut faire de l'«attention aux autres» un des axes forts du projet de société du PS pour l'élection présidentielle de 2012, par opposition à la «société du mépris» qu'incarne à ses yeux le sarkozysme.
Mardi, lors de la convention des socialistes sur leur nouveau modèle de société, la patronne du PS a lancé: « Nous voulons une société du bien-être mais nous voulons aussi une société du respect (...) Nous ne supportons pas la société du mépris, celle qui oublie les plus âgés, celle qui humilie les plus faibles ». Pour l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin, il s'agit de « recréer une société du lien et de réduire les humiliations dans la société », estimant que leur projet « doit porter ces grandes transformations ».
Moscovici: "La France ne supporte plus l'injustice" - pierre mos. PS: Ce que veut Martine Aubry - Martine Aubry PS DSK Besancenot. Paru dans leJDD.
Martine Aubry pose les valeurs de la "société du bien-être" - Le. Pour une écologie du care et de la bienveillance, par Serge Guér. Camille Peugny » Blog Archive » Le "care" ou comment accorder un. Ewald : le "care" vanté par le PS "incarne un bouleversement" L’ancien penseur du Medef et proche de Denis Kessler admet à demi-mot que la droite est à court d’idées.
Entretien. Il arrive à vélo, parce qu’il « faut bien s’entretenir » et masquer le poids des ans. A l’âge de la retraite (64 ans), pas question de céder à la mode écolo, ni de s’arrêter de produire de la pensée. Son rire léger, presque adolescent, fait vite oublier la blancheur de ses cheveux. François Ewald a croisé la route des intellectuels français à Bruay-en-Artois, en 1972. . « Riscophiles » vs « Riscophobes » A Paris, il devient l’assistant de Michel Foucault, en pleine renommée, puis prend des chemins de traverse, ceux du patronat, dans le sillage de Denis Kessler, autre ex-Mao qui investit alors le milieu des assurances. Résumé. Pour Ewald, les « financiers » ont la particularité de prôner l’usage du risque, tout en assurant pour eux-mêmes et leurs placements une couverture optimum.
Comment concilier valeurs et mondialisation ? Visite au pays du " Care " LE MONDE pour Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Pascale Krémer - Envoyée spéciale à Lille C'est pour eux qu'elle s'est lavée, a tiré en arrière ses cheveux roux aux racines blanchies et s'est faite belle. " Les voir, ça me donne vraiment envie de faire tout mon possible pour vivre. J'attends la visite. J'aime pas la solitude. J'ai quatre enfants mais ils me disent “Maman, j'ai pas le temps”. Safia Ahalqas vit le plus souvent recluse dans un minuscule deux-pièces encombré de bibelots. Comme huit autres volontaires du service civil embauchés par la Ville de Lille, ils frappent à la porte des personnes âgées qui n'ont plus guère de contacts avec l'extérieur, pour détecter d'éventuels problèmes, ou simplement leur apporter les informations qui ne leur parviennent pas, pour épauler, aussi, les assistantes sociales si débordées qu'elles n'ont plus le loisir de faire la conversation.
Le premier musette a eu lieu le 30 mai. Nuance de taille. Les mésaventures du "care" dans le débat politique français, par. Martine Aubry invente la diagonale du flou. Le Parti socialiste va mieux.
L’année dernière, la mode était de l’enterrer vivant. Cette année, tout le monde célèbre sa renaissance et lui promet un avenir radieux. Ses perspectives sont en tout cas encourageantes. Au moment où il entame sa quatrième année au palais de l’Elysée, Nicolas Sarkozy se trouve en grande difficulté. Martine Aubry, elle, s’est en revanche solidement installée à la tête du PS. Du coup, elle choisit un registre habile et plus original qu’il n’en a l’air : une posture bien à gauche avec radicalisation affichée mais en matière de projet un flou savant avec la volonté de plaire à tout le monde. Manuel Valls : "Promouvoir comme panacée une 'société du soin' e.