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«Ça ne se fera pas dans nos murs»...  Ainsi, les maisons de soins palliatifs du Québec refusent en bloc d'offrir l'aide médicale à mourir. « Ça ne se fera pas dans nos murs ».

«Ça ne se fera pas dans nos murs»... 

Laissez-moi donc préciser, à nouveau, que selon le projet de loi 52, les institutions publiques de santé du Québec sont tenues d'offrir ce service. Cet énoncé comporte deux éléments intéressants concernant la situation actuelle. Premièrement, c'est l'institution qui est tenue d'offrir l'aide médicale à mourir. Cela veut dire qu'un médecin peut, personnellement, refuser de pratiquer cet acte. Le médecin doit cependant alors recommander son patient à l'institution qui chapeaute sa pratique, cette dernière devant alors trouver un autre professionnel pour le faire. D'accord, et? « Ça ne se fera pas dans nos murs ». Pardonnez-moi le sensationnalisme, mais je suis plus que fatigué d'entendre plusieurs intervenants en soins palliatifs dire que cela ne fait pas partie de leurs tâches que de donner la mort.

Pas l'euthanasie, mais les soins palliatifs. Donner aux «soins palliatifs» un sens plus large. La loi sur la fin de vie risque d'affaiblir les soins palliatifs. FIGAROVOX/ ENTRETIEN - Alors que la proposition de loi portée par Alain Claeys et Jean Leonetti a été largement adoptée à l'Assemblée, Jean-Frédéric Poisson, auteur de Personne ne doit mourrir seul prône un renforcement des soins palliatifs en France.

La loi sur la fin de vie risque d'affaiblir les soins palliatifs

Titulaire d'un doctorat de philosophie Jean-Frédéric Poisson est député des Yvelines et élu local. Il est également président du Parti chrétien-démocrate. Auteur de plusieurs ouvrages sur les questions bioéthique et sur la dignité humaine, son dernier livre Personne ne doit mourrir seul vient de paraître aux éditions universitaires. Le titre de votre livre reprend ce que vous désignez comme le principe fondamental des soins palliatifs «la vie humaine est digne jusqu'au dernier instant, par conséquent personne ne doit mourir seul».

Cependant, les patients qui se font euthanasier ne meurent pas seuls puisqu'on les «aide à mourir». Cette tentation de vaincre la mort est une tentation éternelle, c'est l'histoire de l'homme au fond. La Maison Michel-Sarrazin. Lois 2005 et 2015 Soins Palliatifs FRANCE. Le vieux  Quel âge a t-il donc ce vieux?

Le vieux 

85, 90 ans peut-être. Il est assis en plein soleil dans le salon de l'un de ces endroits qu'un ministre quelconque a nommé «milieu de vie». Ce CHSLD compte une centaine de chambres, toutes remplies de vieux et de vielles. Le vieux reste là, car il est incapable de rouler seul son fauteuil roulant. Il attend. Oui, il pense à sa vie. Il se souvient du jour, il y a 11 ans, lorsqu'il est arrivé ici.

En arrivant ici, on lui a dit que, comme il lui fallait être accompagné pour aller à la salle de bains et qu'il manquait de personnel, qu'il valait mieux lui mettre une culotte d'incontinence. Les bénevoles sont essentiels. Entretien avec David Servan-Schreiber autour de la mort. Le neuropsychiatre David Servan-Schreiber s’est éteint dimanche 24 juillet.

Entretien avec David Servan-Schreiber autour de la mort

C’est avec sa rigueur médicale, mais aussi une grande sérénité et beaucoup d’émotion qu’il abordait le thème de la mort dans le cadre de cet entretien inédit sur les expériences extraordinaires. L'INREES publie cet échange, en hommage à un homme dont l’engagement aura marqué notre époque. Des soins à visage humain. Soigner la personne, pas la maladie. Bioéthique et soin. Fin de vie : la sédation en question. Stéphane Allix: enquête initiatique sur la mort. Parlons de la fin. Photo © Masterfile « J’ai débranché ma femme… » Clac !

Parlons de la fin

Le bruit sec du bâton contre la balle interrompt Bill Sacia, qui tourne les yeux vers le terrain de baseball, où un joueur des Loggers, l’équipe semi-professionnelle locale, vient de frapper un coup sûr. « Good one », dit Bill en applaudissant, avant de reporter son attention vers moi. « Ça fait quelques années. Je savais ce qu’elle voulait, et elle ne voulait pas vivre grâce à des machines. »

Un cadre de vie pour apprivoiser la mort. L’hôpital Rive-Neuve, à Blonay, est «un lieu extrêmement lumineux et vivant», commente l’aumônier François Rosselet (1re photo en bas à droite).

Un cadre de vie pour apprivoiser la mort

Pour Jean-Claude (2e photo en bas à droite), patient de Rive-Neuve, l’endroit lui a permis de retrouver en lui une lumière toujours plus forte. © Gabrielle Desarzens/DR 28.03.2015 Soins palliatifs • Comment réussir à vivre quand les jours sont comptés et que la mort est proche? Maisons de soins palliatifs au Québec et en France. La Maison Michel-Sarrazin (Québec - Canada) © Henri Dupond, photographe " La maison" à Gardanne (Bouches du Rhône- France) A l'occasion d'une rencontre francophone sur les maisons de soins palliatifs qui aura lieu prochainement à "la Maison" de Gardanne, le CNDR Soin Palliatif a souhaité valoriser ces maisons.

Maisons de soins palliatifs au Québec et en France

Nous avons interviewé le Dr Michel L’Heureux, directeur général de la Maison Michel-Sarrazin (Québec - Canada) et le Dr Jean-Marc Lapiana, directeur médical de "la Maison" à Gardanne (Bouches du Rhône- France). Nous les remercions de leurs réponses. Écouter mourir. Marie de Hennezel est partout, partout où l’on parle de la fin de vie.

Écouter mourir

Un jour, en Chine, invitée à un colloque sur le grand âge ; le lendemain, à Paris, à un séminaire consacré au « bien vieillir » ; le surlendemain, devant des parlementaires pour débattre d’une éventuelle révision de la loi Leonetti. Entre deux, elle passe en coup de vent dans son appartement parisien, situé à deux pas du Louvre. La vie est sans fin. L'accompagnement des mourants avec le Bardo thodol. Fin de vie : quel accompagnement religieux ?