Radio Zinzine, chassée d'Aix pour ses trente ans ? Le 3 juin 1981, moins d’un mois après l’élection de François Mitterrand, Radio Zinzine profitait de l’ouverture de la FM pour proposer aux auditeurs haut-alpins puis aixois, au milieu des années 80, un ton inédit, « anarcho-buccolique » qui tranchait avec les poncifs de Radio France qui avait succédé en 1975 à l’ORTF. Trente plus tard, alors que beaucoup de ses consœurs ont depuis bien longtemps remisé leur esprit libertaire, la radio dont l’antenne principale est à Limans, comme Radio Grenouille à Marseille, maintient le cap même si « les centres d’intérêts se sont diversifiés », rapporte Alex Robin, cofondateur de la radio. Infos, créations sonores dont d’extraordinaires contes radiophoniques, Pierre Isnard-Dupuis, animateur, revendique fièrement le statut de « seul antenne libre sur Aix ». Tous les jours, quatre heures sont spécifiquement consacrées à la vie dans la cité du roi René.
Le tout avec une trentaine d’animateurs dont un seul est salarié. L'histoire anarcho-bucolique de Radio Zinzine - l'intempestive. Longo Maï. Longo Mai. Tu milites pour l’autogestion ?
Tu rêves de sortir du salariat ? Eh bien, Longo Maï le fait depuis 1973 en Provence. Ainsi, quelques personnes se sont installées dans l’après mai 68 pour sortir des beaux discours et des bonnes intentions et se mettre à la pratique en expérimentant des « alternatives possibles » au système d’exploitation et de consommation capitalistes. Je ne vais pas revenir ici sur les éléments historiques de Longo Maï : pour cela il suffit de se référer à l’excellent ouvrage de Beatriz Graf Longo Maï : révolte et utopie après mai 68. Vie et auto - gestion dans les coopératives européennes. Aller à Longo Maï, c’est participer aux activités de la semaine, discutées en réunion hebdomadaire.
Mais venir à Longo Maï, c’est surtout s’interroger sur les promesses de la croissance, du progrès scientifique et du système productiviste, défendues tant par l’État que par une certaine fraction du milieu militant (« CDI pour tous ! Puck. Bobos contre babas. « Je ne vois pas qui sont les nouveaux néo-ruraux… » Ancien baba de Longo Maï, François Bouchardeau a besoin de quelques instants pour refouler le spectre de sa propre expérience. Et d’en identifier quelques-uns : un groupe avec un projet d’habitat collectif ou encore les salariés des coopératives de BTP Arbats et Scab 04.
Coïncidence – mais Forcalquier est petit -, Fabien Plastre et sa compagne, 34 ans tous les deux et une petite fille de trois ans, sont potes avec les travailleurs du bâtiment. Le couple s’est installé en juillet dernier à Saint-Étienne-les-Orgues, à une dizaine de kilomètres de Forcalquier. « On avait traîné nos guêtres dans le coin, mais on voulait surtout quitter Marseille », explique le trentenaire, photographe et musicien. L’intégration se passe au mieux : un été à sillonner les fêtes du coin, celle de Longo Maï pour débuter.
Arrivés tous les deux sans boulots, ils bossent aujourd’hui pour des lieux culturels reconnus. « On est tous les deux chargés de diffusion. Longo Maï : pourvu que ça dure ! « Longo Maï génère beaucoup de fantasmes. Tour à tour, on nous a taxé de babas cool, de terroristes, de secte. Aujourd’hui, nous sommes perçus comme des néo-ruraux actifs. C’est un peu mieux ». Alex avait 16 ans, au milieu des années 70, quand il a fugué de chez lui pour rejoindre la coopérative communautaire de Limans, petit village situé à une dizaine de kilomètres de Forcalquier. Les années ont passé, l’ancien fugueur est devenu le président de la Ligue des droits de l’Homme des Alpes-de-Hautes-Provence. . « Le refus du salariat était une idée encore plus radicale il y a vingt ans. Ils n’étaient que 24, venus pour la plupart d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse, à s’installer, en juillet 1973, sur ces terres de haute Provence, dans le sillage de Giono.
Trente et un ans plus tard, et onze ans après la mort de Rémi, l’expérience dure toujours. . « Tant de gens en communauté durant tant d’années, cela pose forcément des problèmes » Michel Gairaud (1) Cf. Radio Zinzine. Coopérative Européenne Longo maï. Détails Catégorie : AutreMonde Publié le Samedi, 14 Mai 2011 12:51 Écrit par gnomen Affichages : 909 La «Coopérative Européenne Longo maï», tout d'abord nommée «Villages Pionniers Européens», fut fondée en 1973 par les groupes Spartakus de Vienne et Hydra de Suisse. ... voir le reportage - Longomai in bilden NL.
Longomai, description de ce groupe, commerce, coopérative,gauchiste. (Source : Les Sectes Etat d'urgence. Centre Roger Ikor) " Coopérative européenne Longo Mai " (appelée aussi SCOP Européenne) : communauté alternative laïque, néo-rurale et autogestionnaire, ayant pris naissance en 1973 à Limans (Alpes de Haute-Provence). Fondateur : Roland Perrot, né en 1930, français.
Exemple typique de marginalité gauchiste (post-68) par l'alternative rurale : "lieu de vie" collectif, mise en commun de l'amour et des biens, autarcie, écologie, etc. Dérapage "bourgeois" du mouvement dès 1976 : les pionniers révolutionnaires hostiles jusque là à l'économie de profit se muent en prospecteurs de biens fonciers et immobiliers.
La phalanstère gauchiste est devenue une firme multinationale bénéficiant de soutiens financiers et politiques. Légers assouplissements au régime de vie apportés en 1982. En résumé, une entreprise communautaire sans réelle fraternité et solidarité qui devait fatalement sombrer dans le sectarisme et l'inhumanité. Longo Mai. Longo Mai de Limans À l'origine du concept de la « coopérative Européenne Longo Maï » on trouve un homme : Rolland Perrot, et les groupes Spartakus de Vienne, et Hydra de Suisse. , dit "Rémi" ou "le grand-père", déserteur pendant la guerre d'Algérie, auteur du livre RAS dont Yves Boisset fera un film. Quand arrive la vague de mai 1968, Rémi anime un collectif d'éducateurs en région parisienne. Bien que n'étant adhérent à aucun des groupes actifs de l'époque, il se retrouve responsable du service d'ordre de la Sorbonne. Poursuivi pour ses activités pendant les manifestations de mai 68, il se réfugie en Autriche où il sympathisera avec le groupe Spartakus.
En 1968, quelques amis autrichiens fondent une section de jeunes du Parti communiste autrichien, la Section VI, influencé par les traditions du mouvement ouvrier et la résistance anti fasciste. "Ouvrez les maisons" (campagne sur les foyers de jeunes) Les Sentiers De L'utopie 1/2.