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Handicap: la construction d’une domination. Nous sommes sourds, aveugles, paraplégiques, trisomiques ou schizophrènes.

Handicap: la construction d’une domination

Nous sommes malentendants, malvoyants, dyslexiques, autistes. On nous appelle « personnes handicapées ». Nous représentons une, deux, peut-être trois personnes sur dix, il n’existe pas de recensement. Nous adaptons notre quotidien, trouvant des solutions pour le déplacement, la communication ou la réalisation des gestes de tous les jours. Bon nombre de difficultés sont d’ordre pratique et se règlent par des réponses techniques, éventuellement humaines. Lorsque je ne peux pas accéder à un bâtiment faute d’ascenseur, lorsque je ne peux pas suivre les débats politiques faute de sous-titrage, lorsqu’aucun système de guidage ne me permet de me déplacer dans un tribunal, un hôpital ou une université, le message est clair : la cité n’a pas intégré mon existence. Malgré les discours qui se succèdent, les lois qui s’accumulent, les personnes handicapées demeurent assignées à une humanité de seconde classe. Le syndrome de l'enfant calque - sourd ou Sourd. Le syndrome de l’enfant calque La pratique médicale nous amène parfois à nous interroger sur des sujets auxquels la faculté ne nous a pas préparés.

Le syndrome de l'enfant calque - sourd ou Sourd

Tel est le cas de ce que j’appellerai le syndrome de l’enfant calque. Un syndrome trouvant son origine dans l’enfance, passant souvent inaperçu à cet âge, pour se révéler pleinement au-delà de l’adolescence. Tout commence généralement par la naissance d’un enfant sourd dans une famille d’entendants. Rapidement confié aux équipes médicales et rééducatives, le monde s’organise autour de lui. Plus tard, leurs institutrices maternelles témoignent que leur intégration est à ce point réussie, qu’on ne voit plus qu’ils sont sourds. Une aiguille en folie. Je remercie chaleureusement les personnes sourdes qui ont contribué à cet article : notamment Jérôme Bossavy (Bordeaux), Chantal Callen (Paris), Jeannine Kootstra et Jeanne Pinot (Nogent-le-Rotrou), Patrick Lévy (Le Mans), Nicole Périot (Clermont-Ferrand), Brigitte et Caroline Pelletier (anciennes élèves de l’institution de Cognin), David Rahma (Rebais), Yvette Pelletier (ancienne élève du quartier des filles de l’institution de Chambéry), Marcel Tonnelier (ancien élève de l’institution d’Asnières), Jean Spitéri (ancien élève des institutions d’Alger puis d’Asnières).

Une aiguille en folie

Tous m’ont montré des signes qui n’ont jamais été enregistrés dans aucun répertoire. Ma gratitude va également aux religieuses du Bon-Sauveur de Caen et à celles de l’Immaculée-Conception de Nogent-le-Rotrou (Sœurs de la Sainte-Famille depuis 1964) qui m’ont autorisé à photocopier un dictionnaire manuscrit de l’abbé Lelièvre pour les premières, un autre dictionnaire manuscrit, anonyme celui-là, pour les secondes.

Fig. 1. Nicole Farges : « La langue des signes aide les enfants entendants à entrer dans la symbolisation du langage » - Observatoire de la santé visuelle et auditive du groupe Optic 2000. Nicole Farges – La langue des signes se développe ces derniers temps dans certaines associations et crèches, pour les enfants entendants.

Nicole Farges : « La langue des signes aide les enfants entendants à entrer dans la symbolisation du langage » - Observatoire de la santé visuelle et auditive du groupe Optic 2000

S’agit-il de la même langue que la langue des signes française (LSF) ? Nicole Farges : Pas exactement. La LSF est une langue à part entière, avec une structure, un vocabulaire et une grammaire, qui suppose de ne pas oraliser en parallèle. Or, dans cette pratique qui se développe avec les enfants entendants, les adultes oralisent en même temps qu’ils signent. . – Expliquez-nous en quoi il est pourtant essentiel d’associer le mot à l’oral avec le signe chez les enfants entendants ? N. . « Il s’agit d’un support pour développer le langage et la communication avec des enfants entendants » – Que va apporter cette pratique aux enfants entendants pour l’acquisition du langage ?

N. . – Est-ce que le cerveau de ces enfants va travailler autrement pour apprendre à parler ? ©Steve Debenport N. J’ai été reconnue comme sourde à l’âge de 18 ans seulement. C’est là que tout a changé pour moi. FLORENCE MAGNIN - Art et Surdité - l'Art et les Sourds - Pierre Contini - Amber Galloway Gallego, l’interprète en langue des signes qui rappe plus vite que son ombre. WOW: Check out the epic work of ASL interpreter Amber Galloway Gallego at a recent @TWISTAgmg show.

Amber Galloway Gallego, l’interprète en langue des signes qui rappe plus vite que son ombre

More:… fox32news (@FOX 32 News) Elle se tient sur le côté gauche de la scène, mais on ne voit pourtant qu’elle. En concert à Charlotte (Caroline du Nord) samedi 17 août, Twista, désigné en 1992 comme le rappeur le plus rapide au monde par le Guide Guinness des records – 280 mots à la minute tout de même –, s’est fait voler la vedette. Les yeux du public, des internautes, puis des médias américains étaient rivés sur la performance d’Amber Galloway Gallego, qui a livré en direct une traduction en langue des signes des chansons de l’artiste américain.

La vidéo de cet exploit, ballet rythmique d’une vélocité implacable, aussi précis qu’harmonieux, a piqué de curiosité jusqu’au prestigieux Time. Amber Galloway Gallego, 42 ans, n’est pourtant pas une nouvelle venue sur les scènes américaines. 1,6 million de vues Plus jeune, Amber Galloway Gallego voulait devenir rappeuse elle-même. Cette journée de travail- fouille,... - Josette Bouchauveau. L'alphabet chez les enfants sourds Mélanie HAMM 2014. DELAPORTE. Bibliopi - Bibliopi a ajouté une photo.