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Réactions dans la presse

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Tension. Hollande sautillant face à un Sarkozy laborieux. (1, 2, 3 : débat ! - CHESNOT/SIPA) A quelques minutes du début du débat, les commentateurs y vont de leurs petites appréciations sur les deux candidats. Sur France2, Serge Moati dans le rôle du Pierre Ménès de la politique, fait face à Thierry Saussez, en Thierry Roland pas encore à la retraite. On frôle la présentation d'un combat de boxe sur une chaîne sportive : à ma gauche, François Hollande, XX kilos à la pesée, à ma droite, Nicolas Sarkozy, XX kilos. Paul Amar et ses gants de boxe ne sont jamais très loin. Du côté des QG, l'ambiance est la même : « N'avez-vous pas peur que François Hollande prenne des coups ? », demande un journaliste à une militante. 1ère réplique de Nicolas Sarkozy, premier crochet « J'ai écouté monsieur Hollande, c'est assez classique »

. « Mon projet, contrairement au vôtre, est à votre disposition » (François Hollande - SIPA) Autre thème, même configuration. «Vous avez changé d'avis, c'est votre droit. Du même auteur (Nicolas Sarkozy - SIPA) Nicolas recalé à son grand oral. Hier, sarkozy avec son aplomb habituel nous assené que nul besoin d’améliorer l'encadrement de nos enfants à l'école puisque la France est la première dans le classement de L'OCDE en la matière : sauf que c'est archi-faux,la France est dernière !

( voir ici)... Il a été recadré par hollande sur ce point comme sur tous les autres, et a montré qu'il ne maitrisait pas ses dossiers comme au moment fort gouteux où il a été dans l'impossibilité de donner le taux de prélèvements obligatoires, prenant des notes comme un élève face à son professeur. Ce fut hier un festival pour le candidat sortant, celui a tenté plusieurs tactiques pour sauver la face : jouer la victime, échec, l'attaque, échec aussi, car hollande lui a coupé l'herbe sous le pied à chaque fois en le ramenant impitoyablement à son triste bilan...Nicolas a tout tenté, en s'abaissant même à utiliser le mépris, et la fameuse affaire dsk, signe de désespoir total pour celui qui l'avait appuyé au FMI. rien n'est plié.

Anne Sinclair: Jeu, set et match. "Je vais l'exploser", avait dit Nicolas Sarkozy crânement, en parlant de son adversaire. Ce fut loin d'être le cas et heureusement pour les citoyens-électeurs, les deux protagonistes ont tenu le choc. Mieux que cela même, pour François Hollande dont beaucoup s'accordent ce matin à lui reconnaître l'avantage, dans ce duel tant attendu. Ce fut à mon sens l'un des meilleurs du genre. Le plus long certainement, mais le plus vif, sans tunnels, avec les inévitables batailles de chiffres où le téléspectateur largué, se dit que son journal -ou son site d'information favori- saura rectifier, non seulement le lendemain comme à l'habitude, mais désormais, grâce à Internet, dans l'immédiat, ce que fit le Huff Post tout au long de la soirée avec ce que les anglo-saxons appellent le "fact-checking", la vérification du bien fondé de la phrase venant d'être prononcée.

Les deux candidats avaient revêtu la panoplie du futur président, avec cravate satinée pour celui de gauche, mate pour celui de droite. Benjamin Simmenauer: L'absence de domination de Nicolas Sarkozy profite à François Hollande. HCK, institut spécialisé dans les études délibératives, livre son analyse chiffrée du débat de l'entre-deux tours entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. L'absence de domination de Nicolas Sarkozy, dans un exercice où il était pronostiqué gagnant, profite à François Hollande, qui lui a résisté et a éprouvé sa stature présidentielle. Le débat de l'entre-deux tours n'a pas désigné de gagnant net: 51% de nos participants ont jugé que François Hollande remporte le match, contre 49% pour Nicolas Sarkozy. Il a suscité un intérêt moyen de 5,8/10: il a été jugé "sérieux" mais "vif", trop porté sur les "chiffres" et pas assez révélateur de la personnalité des deux candidats. Pour 72% des répondants, le débat s'annonçait comme la confrontation de deux personnalités plutôt que de deux programmes.

La surprise, au contraire, est venue du candidat socialiste: à la question "qui va gagner le débat? " Retrouvez l'intégralité de l'étude sur le site de l'institut. La presse européenne surprise par l'agressivité du débat. Le débat illustré. Cliquer sur chaque image pour aller à la source 18 h 00 20 h 50 21 h 00 21 h 30 21 h 45 21 h 50 22 h 00 22 h 30 23 h 30.