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Point de vue des philosophes - Le Mal et le Bien

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Socrate : Le Bien et le Mal. Socrate 470 av. J.-C. » Aristote. Le souverain bien est une activité de l’âme selon la vertu dans une vie achevée. Pour bien comprendre la doctrine aristotélicienne du plaisir, il convient d’avoir une idée de son éthique. D’abord soulignons qu’il y a débat sur la question de savoir quel est le nom de la science ayant pour objet la fin suprême de la conduite humaine. On l’appelle d’ordinaire l’éthique et de fait les ouvrages où Aristote s’explique sur ce qu’il en est du souverain bien se nomment des éthiques.

Pourtant dans le livre I de l’Ethique à Nicomaque, le philosophe écrit qu’une « telle science est manifestement la Politique » (1094 a, 29). Ce que semble justifier sa précision concernant le bien parfait. Est parfait, dit-il, le bien se suffisant à lui-même et « par ce qui se suffit à soi-même, nous entendons non pas ce qui suffit à un seul homme menant une vie solitaire, mais aussi à ses parents, ses enfants, sa femme, ses amis et ses concitoyens en général, puisque l’homme est par nature un être politique » (1097 b, 10). I) L’examen des trois genres de vie. A) Critique de la vie de jouissance. Aristote 384-322 av J.C. Du Bien et du Mal chez Spinoza. A l’examen sommaire (CT1C4, CT1C7(8), E1App, …), Spinoza – comme avant lui, les Stoïciens – paraît poser explicitement que Bien et Mal (deux mots joints pour désigner un seul concept) n’existent pas et que donc tout se vaut de ce point de vue (qui n’est donc rien de fondé, en fait).

Par exemple : CT2C4(5) : « Nous avons déjà dit que toutes choses sont nécessaires, et que dans la nature il n'y a ni bien ni mal […]. […]. » D’où, en particulier, parmi les opinions vulgaires, la réponse outragée du lecteur moralisant (insulte à la perfection divine, incitation à la déresponsabilisation morale,…) ou, pire, l’autosatisfaction de l’hédoniste banalisé (pourquoi me retiendrais-je ? Je peux libérer tous mes désirs et le revendiquer haut et fort.) Toutefois, il paraît alors y avoir une contradiction évidente : s’il n’y a ni Bien ni Mal, il n’y a pas d’éthique possible ; comment Spinoza peut-il dans ces conditions avoir intitulé le sommet de son œuvre « Éthique » ?

Alors ? E4Pré : « […]. Baruch Spinoza 1632-1677. La spécificite de la morale de Kant. Emmanuel Kant 1724-1804 (Idéalisme transcendant) Hegel, Dieu, le Mal dans l'Histoire. À la lecture de la Chronique des années de déportation, une question s'impose au lecteur concernant la récurrence, dans l' Histoire, des conflits, des politiques d'extermination, des manifestations du Mal déjouant la logique qui voudrait que, une fois la leçon tristement apprise, on ne commette pas les mêmes erreurs : Quelle force, transcendant l'Histoire, régit l'évolution de l'humanité ?

C'est un des sujets de réflexion de la philosophie de l'histoire, qui relève de la métahistoire ou réflexion sur l'Histoire en tant qu'objet. Pour autant, rationaliser l'histoire ne veut pas dire la séculariser et on lui trouve une dimension spirituelle là où on pensait la déshumaniser à force d'en disséquer les articulations. Attardons-nous justement sur la force qui devrait déduire d'événements néfastes la conduite à tenir pour ne pas les réitérer. Cette faculté humaine d'apprendre grâce à l'expérience qui aurait dû constituer une garantie suffisante contre le retour du Mal : la Raison.

Hegel 1770-1831 (Idéalisme absolu) La liberté pour le bien et pour le mal. Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling 1775-1854. Nietzsche et le mal : du chaos à l'étoile dansante. « Un monologue idéal : toute l’œuvre de Nietzsche est cela ; un solitaire qui se parle à lui-même et qui repose et résout tous les problèmes comme si personne avant lui ne les avait abordés, solitude et altérité d’une pensée par nature étrangère à toute autre », c’est ainsi que D. Halévy [1] Halévy D. (1909). [1] nous propose d’aborder Nietzsche et ses refus fondamentaux. Penseur, créateur solitaire, Nietzsche n’est pourtant pas un penseur isolé. Il se reconnaît des ancêtres : Héraclite, Empédocle, Spinoza, Goethe... et sa pensée s’est construite en relation étroite avec la culture européenne qui lui était contemporaine.

Nietzsche né en 1844, meurt en 1900, année de naissance de la psychanalyse avec la parution de L’interprétation des rêves, après dix années de silence consécutives à l’effondrement vécu, en janvier 1889 à Turin, lorsqu’il est témoin de la maltraitance d’un cheval par son charretier. Il n’a donc pu se confronter avec la pensée freudienne. Mais c’est l’échec. Friedrich Nietzsche 1844-1900. Lecomte du Noüy, Les notions de bien et de mal (Extrait de "L’homme et sa destinée", III-II) (L’homme et sa destinée, III-II) Bien que très anciennes, les idées morales, selon toute vraisemblance, ne furent pas d’abord très nombreuses, et leurs sanctions sociales restèrent insignifiantes aussi longtemps qu’aucune véritable société n’avait été constituée. Sans doute, les premières règles furent-elles de ne pas voler, de ne pas tuer. Mais, aussitôt que la loi individuelle ou familiale du talion eut été remplacée par une sanction sociale englobant le clan, et la « vengeance » transformée en « punition », en d’autres termes lorsque s’institua une véritable société et que naquit le concept de sanction, les idées morales, semble-t-il, se développèrent rapidement.

II y a six mille ans, elles avaient atteint un degré de raffinement à peine surpassé de nos jours. Naturellement, cela n’est vrai, à notre connaissance, que dans une partie définie du monde, l’Égypte. Si tu es sage, tu prendras soin de ta propre maison. Le second passage s’adresse au prince En vérité, là est le danger. Pierre Lecomte du Nouÿ (1883-1947) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Lecomte. Pierre Lecomte du Nouÿ[1] (Paris, - New York, ) est un mathématicien, biophysicien, écrivain et philosophe français. Biographie[modifier | modifier le code] Pierre Lecomte du Nouÿ est un descendant de Pierre Corneille, fils d'Hermine et d'André Lecomte du Nouÿ, tous deux proches du milieu littéraire et artistique.

Il s'inscrit à la Sorbonne en 1913, mais, en 1914, pendant la guerre, il rencontre Alexis Carrel qui l'initie aux méthodes scientifiques. Il présente une thèse en 1917 puis part pour les États-Unis. Attaché (1919), puis membre associé (1920-1927) de l'Institut Rockefeller à New York, il devient chef de service à l'Institut Pasteur de Paris (1927-1936). C'est en 1928 qu'il écrit son premier article pour la Revue de Paris. Il a écrit et fait publier plusieurs ouvrages philosophiques (1942-1944). Publications[modifier | modifier le code] Citations[modifier | modifier le code] Heidegger, Arendt et la banalité du mal.

L'oeuvre d'Hannah Arendt est une des plus importantes du siècle écoulé autant par la profondeur de ses analyses que par les problématiques qu'elle a initiées. Et l'auteure, je crois, a bien su éviter d'enfermer ses propos dans une "philosophie politique". Lire Hannah Arendt ne délivre pas des clés toutes prêtes à l'emploi mais requiert qu'on ressaisisse pour soi-même ce qui fait un rapport au monde attentif et responsable.

Si, par ailleurs, penser exige dans le même mouvement l'exercice de la critique, on peut en même temps reconnaître aux êtres privés le droit au secret, à la contradiction, au conflit. Cela dit la manière dont je lis Heidegger - et j'attends d'être contesté ou de trouver de quoi, chez Heidegger lui-même, être en mesure d'avoir à formuler des "repentirs" - fait que je m'étonne d'un possible aveuglement d'Hannah Arendt. On sait pourtant, bien qu'elle se doit éloignée de son amant Heidegger, qu'elle l'a soutenu pendant la période de "dénazification" et a renoué des liens. Heidegger 1889-1976. Retrait de Dieu et question du mal. Une lecture éthique du mythe de Hans Jonas. Hans Jonas 1903-1993. Hannah Arendt - La ligne perméable du bien et du mal. « A la bonne heure, voilà parler.

Vos fantaisies de miséricorde vous ont quittée, Dieu soit loué ! Je suis bien plus à mon aise avec votre altesse Quand elle est naturelle comme la voilà. Je m’y retrouve au moins. Voyez-vous, madame, un lac, c’est le contraire d’une île ; une tour, c’est le contraire d’un puits ; un aqueduc, c’est le contraire d’un pont ; et moi, j’ai l’honneur d’être le contraire d’un personnage vertueux. » Gubetta à Dona Lucrezia, Lucrèce Borgia, Victor Hugo. Acte I, partie II, scène I. En partenariat avec Annah Arendt - L'hypothèse du mal. 10 avril 1961 – Jérusalem L’assemblée enclenche la procédure d’écoute, l'œil vissé sur l’accusé.

Costume tiré à quatre fils, yeux ouverts derrière des verres aveugles, dos des mains tournées vers le spectateur, abandonnées, livrées, indifférentes, le calme d’Eichmann est démentiel. Des voix fondent sur le fonctionnaire. Des gerbes de questions se détachent. Aucune contre-attaque. Eichmann n’est pas un salopard cynique**. Pourquoi ce carnage de feu ? Hannah Arendt 1906-1975. Camus et la question du mal. Camus et la question du mal Conférence sur Albert Camus prononcée au Mazet Saint Voy, en juillet 2010 à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort Voilà cinquante ans qu’Albert Camus est mort de la mort la plus absurde qui soit. Cinquante ans, c’est mon âge, étant né ce même mois de janvier 1960 où il est mort. Avec cinquante ans de recul, c’est-à-dire presque une vie, peut-on dire que l’œuvre de Camus soit encore d’actualité ?

Nous sommes loin de cette période historique dont Camus fut une voix forte. Loin de la Libération et de la croyance qu’on pouvait y nourrir de la nation et de la civilisation. J’ai choisi d’aborder l’œuvre de Camus par la question du mal. On songera d’abord, évidemment, à la place que tient la maladie dans la vie et l’œuvre d’Albert Camus. Camus a eu à vivre la maladie dès sa dix septième année, sous la forme de cette tuberculose dont il était atteint. La peste est une autre sorte de maladie. Le problème de la peine de mort hante Camus depuis son enfance.

Nobel 1957 - Albert Camus 1913-1960. [Derrida, le mal, le pire] Jacques Derrida 1930-2004.