Ayahuasca, la transe chamanique et les origines du savoir autochtone. Dans le cadre de ce congrès à vocation interdisciplinaire, le travail que je vais vous présenter se place délibérément à la frontière entre sciences de la nature et sciences sociales.
Plus précisément, entre ethnobotanique et anthropologie de la santé. Précisons aussi d’emblée que cet exposé s’inspire en grande partie d’une expérience personnelle de plusieurs années dans le cadre d’un programme de santé aux côtés de chamans ayahuasqueros amazoniens. Et que par conséquent, la transe chamanique qui sert de base à cet exposé fait référence à un état psychique particulier induit par l’absorption d’une préparation d’origine végétale appelée ayahuasca en langue quichua. Ce breuvage traditionnellement utilisé par presque toutes les ethnies d’Haute-Amazonie est issu de la décoction prolongée de deux plantes différentes : la liane de Banisteriopsis caapi et les feuilles de l’arbuste Psychotria viridis. 1. 2. 3. 4. 5. 6. Notes : 1. Copyright Jean-Patrick Costa, Septembre 2002 avec Amazon.fr. Shipibo – conibo « Shamanism & Visionary Art.
Le Chamanisme Shipibo Conibo et l'Ayahuasca. Vendredi 8 janvier 5 08 /01 /Jan 14:54.
Chamanisme féminin « contre nature » ? Menstruation, gestation et femmes chamanes parmi les Shipibo-Conibo de l’Amazonie occidentale. 1 La littérature ethnologique amazonienne a parfois effleuré le sujet des femmes chamanes, mentions (...) 1La littérature qui se rapporte aux basses terres amazoniennes défend généralement l’idée d’un chamanisme exercé essentiellement par les hommes, la fonction de chamane étant associée au rôle de chasseur-guerrier, paradigme de la masculinité.
Cette explication sociale du chamanisme masculin va souvent de pair avec celle de l’impossibilité d’un chamanisme féminin, imputée aux conditions « naturelles » de la femme, aux particularités de sa fonction reproductrice, soit les menstruations et la gestation. Bien que ces explications se fondent sur certains discours indigènes, on constate toutefois l’existence de femmes chamanes dans plusieurs sociétés de la région1. 3De nos jours, quelques 120 communautés shipibo-conibo longent la rivière Ucayali et ses affluents dans la jungle centrale du Pérou, zone de forêts tropicales nommée selva baja2.
Mariage mystique et pouvoir chamanique. Genre, alliance et filiation dans les relations chamanes-esprits chez les Shipibo-Conibo. Dans une publication récente (Morin et Saladin d’Anglure 2006) parue dans un numéro de Bastidiana sur l’actualité de la pensée de Roger Bastide, Saladin d’Anglure et moi-même avons cherché à comprendre comment nous avions pu conjuguer nos différents héritages et les rendre complémentaires.
Il nous a fallu pour cela pratiquer une certaine « réflexivité » sur nos parcours de recherche qui commencent dans les années 1960, auprès de Claude Lévi-Strauss, pour lui, et de Roger Bastide, pour moi-même. De l’ethnographie solitaire à la recherche en équipe. Cosmologies chamaniques et utilisation de psychotropes parmi les Shipibo-Conibo de l’Amazonie occidentale. Ingérer des psychotropes dans l’optique de soigner : un tel usage semble inconcevable dans nos sociétés occidentales, où ces drogues sont associées au ludique, à l’irresponsabilité ou à la dépendance.
Ce procédé est néanmoins au coeur de la pratique chamanique des populations de l’Amazonie occidentale : autant dans les communautés indigènes que dans les zones métisses et urbaines, les chamanes emploient dans leurs rituels nocturnes un hallucinogène puissant connu régionalement sous l’appellation d’origine quechua ayahuasca[1]. Dans cet article, une telle utilisation pratique et régulée de psychotrope sera décrite au sein du groupe indigène shipibo-conibo[2]. En explorant la cosmologie de cette population, nous tenterons d’expliquer l’usage de l’ayahuasca à partir de leur propre perspective. Les Shipibo-Conibo : une brève présentation Les Shipibo-Conibo habitent la forêt centrale du Pérou, dans un vaste territoire qui longe les rives du fleuve Ucayali et ses affluents. Case Focus: The Shipibo-Conibo Amazon Forest People at the Dawn of the 21st Century. // Case Focus // The Shipibo-Conibo Amazon Forest People at the Dawn of the 21st Century A special report from Willem Malten The Shipibo-Conibo are an indigenous tribe along the Ucayali river in the Amazonian rainforest of Peru.
Formerly two groups, the Shipibo (fishmen) and the Conibo, (apemen), they eventually became one distinct tribe though intermarriage and communal ritual. The Shipibo-Conibo are one of the fastest growing indigenous groups, now having some 32,000 members or more. Permacultura Latin America (PAL), based in Santa Fe New Mexico, has sponsored several programs with the Shipibo-Conibo Indians, in particular a program for the establishment of fish-ponds, under the guidance of Ali Sharif. Tree Project Two expeditions into the forest were outfitted in order to locate high value trees in particular Palo Rosa or Rosewood in order to secure seeds and saplings. Jungle Permaculture The traditional method for cultivation of a rainforest plot has been slash and burn. ART,CHAMANISME,MUSIQUE SHIPIBO CONIBO : Loka..mind.Shit.