Les contre-propositions
< La réforme des retraites
François Chérèque, Alain Touraine , Michel Wieviorka , Christophe Deltombe , François Dubet, Marc-Olivier Padis ... Nos systèmes de retraite par répartition sont confrontés aux défis du vieillissement de la population comme aux conséquences d'une situation de l' emploi dramatique, lestée par les effets de la récente crise financière . Leur équilibre financier doit rester une préoccupation majeure des pouvoirs publics comme des partenaires sociaux si nous ne voulons pas ouvrir un boulevard à la retraite par capitalisation. Pour autant, le projet de réforme des retraites proposé dans l'urgence par le gouvernement pour répondre aux exigences de la notation financière et crédibiliser la signature de la France sur le marché de la dette publique, ne garantit pas, à long terme, la pérennité de notre système par répartition. Bien au contraire, il aggrave les injustices.
Point de vue dans LE MONDE | 14.06.10 | Après un mois de consultations en trompe-l’oeil, le gouvernement a remis sa copie aux syndicats et au patronat. Ce document d’orientation est précieux, car il renferme toutes les contre-vérités proférées et fausses solutions avancées depuis près de vingt ans. Choc démographique, catastrophe des régimes de retraite par répartition et travailler plus longtemps se mêlent dans un projet aussi mystificateur qu’inefficace.
Après un mois de consultations en trompe-l'oeil, le gouvernement a remis sa copie aux syndicats et au patronat. Ce document d'orientation est précieux, car il renferme toutes les contre-vérités proférées et fausses solutions avancées depuis près de vingt ans. Choc démographique, catastrophe des régimes de retraite par répartition et travailler plus longtemps se mêlent dans un projet aussi mystificateur qu'inefficace.
Elle avait refusé de dévoiler son contre-projet avant celui du gouvernement qu'elle avait jugé "flou". Martine Aubry en est certaine: "[Le gouvernement] souhaite comme d'habitude faire payer les salariés et les retraités, mais nous n'avons pas de propositions précises", disait-elle. Ce mardi soir, au lendemain de la publication du rapport ministériel , elle a détaillé les contre-propositions et socialistes pour faire écho à ce qu'elle considère comme "une réforme bâclée". Son projet, elle le veut conforme aux hypothèses du Conseil d'orientation des retraites et choisi après un Bureau national qui l'a adopté à la "quasi-unanimité", se félicite-t-elle. A commencer par le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans . C'est "une protection pour les Francais, [...].
Après un mois de consultations en trompe-l’oeil, le gouvernement a remis sa copie aux syndicats et au patronat. Ce document d’orientation est précieux, car il renferme toutes les contre-vérités proférées et fausses solutions avancées depuis près de vingt ans. Choc démographique, catastrophe des régimes de retraite par répartition et travailler plus longtemps se mêlent dans un projet aussi mystificateur qu’inefficace.
Qu’il faille engager une réforme en profondeur de notre système de retraite n’est pratiquement plus contesté par personne aujourd’hui. Il y a à cela plusieurs raisons. La première, celle qui est d’ailleurs la plus souvent invoquée, est d’ordre démographique. La seconde c’est que depuis la mise en place en 1945 de la retraite par répartition pour tous les salariés du secteur privé (ceux du secteur public étant à cette époque déjà couverts par leur statut) la société a évolué, s’est transformée et de ce fait la conception même de la retraite a changé et continuera de changer tout au long des prochaines décennies.
« Sur chacun de ces thèmes, nous souhaitons vous sensibiliser aux inégalités que créé le projet de lois sur les retraites proposé par le gouvernement », a attaqué Pascal Catto, secrétaire général de l'union régionale CFDT, en ouvrant le débat avec le député André Flajolet, jeudi soir, à la mairie de Saint-Venant. Accompagné par Sergine Guilbert, responsable de l'union territoriale Artois-Douaisis, et par Pierre Canler, délégué du personnel chez Arcelor Mital, il poursuivait une tournée des parlementaires de la majorité que le syndicat se propose de boucler d'ici au 7 septembre. Il a rendez-vous avec le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe à Arras le 24 août et avec la sénatrice Françoise Henneron à Roquetoire le 31 août. « Nous sommes d'accord pour dire qu'il faut des amendements.
La journée d'action contre la réforme des retraites "se présente bien", selon le secrétaire général de la CFDT. Dans Le Monde (page 10), François Chérèque estime qu'"il faudra bien que le gouvernement fasse des annonces et prenne des décisions". "Nous voulons faire au moins aussi bien que le 24 juin avec ses quelque deux millions de manifestants et une bonne mobilisation du privé", précise-t-il. Pour favoriser la reprise du dialogue avec le gouvernement, la CFDT propose quatre modifications concrètes du projet de loi. D'abord, le maintien à 65 ans de l'âge de départ en retraite à taux plein. Le report à 67 ans "qui pénalise les femmes et les ouvriers, ne passe absolument pas dans l'opinion", note François Chérèque, dans Le Monde.
Faux, archifaux. Les déclarations d’Éric Woerth, ministre du Travail, selon lesquelles il n’y aurait pas d’autres solutions économiques que de remettre en cause la retraite à 60 ans et d’allonger le temps de cotisation seraient des mensonges. visant à justifier la remise en cause de cet acquis social, ont expliqué Roland Muzeau, député du PCF, et Martine Billard, députée du Parti de gauche, lors de leur conférence de presse, hier, au cours de laquelle ils présentaient une contre-proposition de loi sur les retraites. « Avec celle-ci, affirme Roland Muzeau, nous faisons la démonstration qu’il existe une alternative au projet du gouvernement et qu’il est possible de financer le système de façon à garantir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein. » Alors que le gouvernement fait peser 90% de la charge financière de son projet sur le dos des salariés, les parlementaires font le choix d’une nouvelle répartition des richesses produites par la nation.
vendredi 9 juillet 2010. Contre le projet de loi sur la réforme des retraites du gouvernement Fillon, les députés communistes et apparentés ont déposé une proposition de loi alternative. Quelles propositions pour quelle philosophie ?