Karachi : l'embarrassant témoignage de l'ex-trésorier de la campagne d'Edouard Balladur. France : Karachi : la DST aurait été alertée de la piste financière. Une figure du renseignement affirme avoir alerté les services secrets français de l'existence d'une piste financière cinq jours après l'attentat de Karachi.
Elle n'aurait pas été écoutée. Un informateur aurait alerté le contre-espionnage français, quelques jours après l'attentat de Karachi, affirmant que ce dernier serait lié à un règlement de comptes financier, et non à une piste islamique, comme l'a longtemps cru la justice. Gérard Willing, 64 ans, ex-journaliste et figure du renseignement, a été auditionné à ce sujet lundi par le juge d'instruction Marc Trévidic. L'homme dit avoir alerté le 13 mai 2002, soit cinq jours après l'attentat, la DST (Direction de la surveillance du territoire) de l'existence d'une piste financière pour expliquer l'attentat qui a coûté la vie à 14 personnes, dont 11 employés français.
«J'ai rendu compte verbalement à de nombreuses reprises de l'avancée de mes investigations au contre-espionnage, qui n'en a tenu aucun compte», affirme-t-il au Monde. Affaire Karachi : la DST mise en cause par un témoin clé.